Géopolitique (HGG)ecg120 min de lectureLecture libre

Chapitre 5 : l’économie mondiale d’un siècle à l’autre

# Chapitre 5 : l’économie mondiale d’un siècle à l’autre ## Introduction Les aspects économiques ont pris une plus grande importance dans les sociétés. Renforcement des SES aux lycées. Poids renforcé des économistes dans les pays Beaucoup de nos dirigeants ont une formation économique

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Introduction

Les aspects économiques ont pris une plus grande importance dans les sociétés.

Renforcement des SES aux lycées.

Poids renforcé des économistes dans les pays

Beaucoup de nos dirigeants ont une formation économique.

Sur le marché du travail : rôle croissant du domaine de la finance.

Comment expliquer l’état des économies dans le monde ?

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Approche théorique de la croissance et du développement

Définitions et caractéristiques de la croissance

Définitions dans le diapo/brochure donné en papier.

Croissance est un phénomène de longue durée.

C’est un phénomène cumulatif (loi de la croissance cumulée.)

Comment calculer la croissance :

Richesse produite en 2022, moins richesse produite en 2021, divisé par la richesse de 2021.

Un phénomène cyclique

Plusieurs cycles (entre un minimum et maximum économique) :

  • Le cycle majeur (Juglar) : déterminé en 1860, avec le retour périodique des crises (entre Fr, GB et USA) : cycle en 3 temps : la hausse, l’explosion, la liquidation.
  • On propose 4 phases : expansion, crise, dépression, reprise.
  • Durée moyenne de 6 à 10 ans.
  • Le cycle mineur (kitchin) : un cycle majeur c’est deux cycles mineurs. Ils durent environ 40 mois. Ce sont des cycles sans crises.
  • Le cycle de Kuznets : cycle de 18 ans, fondé sur l’activité du bâtiment (indicateur de la santé éco d’un pays)
  • Le cycle long (kondratiev) : cycle de 50 ans, présentent une phase ascendante (A), et une phase descendante (B). Lors des phases B, les crises sont plus longues et plus transcendantes que dans les phases A.
  • Le trend : tendance longue et séculaire des prix de la production des salaires. (Comment les prix et les salaires évoluent en 2 siècles)

Ces cycles se superposent (brochure – les fluctuations économiques au XIXe)

La critique des cycles

  • Le manque de donnés (avant 30’s), notamment budgétaire pour les États. Outils manquants -> PNB (produit nationale brut) en 30 (Kuznets)
  • Les séries de sonnés ont des fluctuations aléatoires.
  • Manque de valeur moyenne pour faire des comparaisons.
  • Lors d’un retournement, les séries ne se retournent pas en même temps.

Les facteurs de la croissance

Une réflexion ancienne en économie.

Les 3 facteurs essentiels de la croissance

  • Le travail :
  • La quantité de travail (la population active) la santé (espérance vie), éducation, natalité, taux emploies des femmes.
  • La productivité du travail  organisation, division du travail ; plus il est productif, plus on réduit le temps de travail, plus on augmente les loisirs.
  • Le capital :
  • Importante (Marx, Smith) ; Juglar montre l’importance du crédit dans les cycles économiques. Lors de la phase d’essor, les banques diminuent les taux d’intérêts, et prêtent plus facilement. Quand la situation est dangereuse, elle remonte les taux d’intérêts. (Crédit facile ou difficile)

Cela joue avec la confiance des investisseurs.

Le taux d’épargne (comment ils sont placés, où ils sont placés)

  • Le progrès technique :

D’autres ont été mis en avant en fonction des périodes :

Les nouvelles ressources en or (Kondratieff et Simiand)

Les cycles longs sont liés à la découverte de gisements d’or.

Cela permet d’augmenter la quantité d’or, favorise l’inflation. (Phase A) (ex en 1848, découverte d’or en Californie et Australie)

L’innovation et ses effets (Schumpeter – Théorie de l’évolution économique)

  • Effet d’entraînement : exemple avec les voies ferrés. Avec son arrivé, l’activité éco est stimulée, les moyens de transports concurrents sont déstabilisés. Le chemin de fer a des conséquences éco très importantes.
  • Innovation en grappe : un certain nombre d’innovations simultanés, dont les effets vont se démultiplier (ex : internet et smartphone -> les applications, Big Data, géolocalisation)

Cycle de profits – vague longue. (Brochure page 7)

Cercle vertueux des innovations. (Brochure page 7)

De l’innovation à la crise. (Brochure page 7)

Schumpeter distingue 5 domaines d’innovation différentes.

  • Nouveau procédé de fabrication. Nouvelle organisation du travail (fordisme)
  • Nouveaux matériaux et énergies
  • Nouveau produit
  • Ouverture de nouveaux débouchés.
  • Nouvelle organisation de l’entreprise

L’offre et la demande (Verley)

Il est important pour une entreprise d’estimer les bénéfices de ses débouchés.

La sous consommation (Marx et Hobson)

Tendance de certains groupes sociaux à moins consommer car la plus-value du travail est confisquée par le capital, et à cause des revenus inégaux dans les sociétés.

Les mécanismes psychologiques

La confiance l’anticipation, la prudence, le retard.

La dépense publique

Valorisé par Stiglitz, qui souligne l’importance de la dépense publique (cours et long terme).

Les systèmes éducatifs et la formation continue

Former les travailleurs, les chercheurs, les cadres. Plus un système éducatif est efficace, plus on va acquérir des savoirs nouveaux, plus les économies avancées avancent.

Croissance et développement

Le développement et ses implications

Un sujet d’actualité

Le développement durable

Objectifs du millénaire pour le développement à l’ONU : réduire inégalités, lutter. Contre pauvreté, développement de l’éducation primaire, lutte contre la faim.

Définitions :

Selon François Perroux, ‘’le développement est la combinaison des changements mentaux et sociaux d’une population qui la rend apte à faire croitre, cumulativement et durablement, son produit réel global. ‘’

Développement : ‘’Transformation des structures démographiques, économiques et sociales qui accompagnent la croissance : phénomène structurel (industrialisation) et qualitatif

(Mentalités et comportements.)’’

Développement : Notion ancienne au cœur de la réflexion en éco :

Notion économique abordé dès Smith (Recherche sur la nature et causes de la richesse des nations – 1776)

La révolution industrielle en GB a occasionné une grande coupure dans le rythme du développement du monde occidentale qui connait de profondes transformations.

On retrouve le développement dans l’objectif du tiers monde. On mène dans ces pays indépendants, des programmes de développement pendants longtemps (pays en voie de développement). ONU -> PNUD (programme des Nations Unis au développement) : Transformer ces pays en retard de développement, en pays développés.

Croissance, développement, sous-développement

Au moment où on parle de développement, on doit pouvoir observer des transformations de la société. (Renforcement de l’État etc.)

Pas de développement sans croissance.

On peut avoir croissance sans développement -> tout dépend des choix fait à partir de la croissance (si on veut développer le pays, si redistribution des richesses ou pas (ex : Nigeria avec le pétrole))

Le développement : processus historique qui permet la sortie de l’État de sous-développement, qui concerne tt la société (pas que la production). On peut le mesurer - quantitatif et qualitatif, puis problèmes (accès à la nourriture, eau potable, soins, éducation, DDH, démocratie, sécurité)

Phénomène irréversible qui détruit le capital du pays (guerre - épidémie)

Le développement permet l’accroissement des richesses d’un pays.

C’est intégral : toutes les dimensions de la vie humaine et toute la population

Le sous-développement : ce n’est pas du retard, c’est une situation où les besoins éco et essentiels ne sont pas satisfaits.

  • Alimentation ; santé ; éducation.

Les besoins fondamentaux de la pyramide de Maslow ne sont pas respectés.

Depuis 45, croissance rythmée sans précédent.

La pauvreté a reculé dans beaucoup de pays.

La moitié de la pop vit avec moins de 2$ par jour.

Toujours des situations de sous-développement.

Les indicateurs de développement et leurs enjeux :

Limites : manque de données. Généralisation des données. Échelle retenue.

Multi dimensionnels :

  • Le PIB/Habitant. PNB calculé depuis le XXe. On a utilisé le PIB/hab pour calculer le niveau de vie.
  • Critique : c’est une moyenne (pas d’écarts de richesse et revenu).
  • Coef de Gini (mesure les inégalités dans une société (entre 0 et 1 -> 0 = très égalitaire)
  • Il ne tient pas compte de l’ensemble des activités économiques informelles (pas de contrat de travail, pas d’impôts payé) -> pas compté dans le PIB.
  • Le PIB/hab mesure la richesse produit. Ne tiens pas compte des destructions pour produire les richesses (conséquences environnementales) -> PIB vert (richesses – destruction)
  • IDH : indice de développement humain. Approche plus complète que le PIB/hab.
  • Capacités à être, à faire, à décider de son destin.
  • Esperance de vie (élément démographique)
  • Alphabétisation et scolarité (âge de sorti de scolarité, scolarité des filles, capital humain -> nombre de la pop x nombre d’année de scolarité)
  • PIB par habitant.
  • Ces 3 sont multipliés entre eux -> note pour chaque État (0 pour un sous-développement, 1 pour totalement développement)
  • Regroupement des pays en 4 groupes : très élevé, élevé, moyen, faible.
  • IDHI : inégalités dans la pop. Corrige l’IDH. IDH ajusté aux inégalités ;
  • IPH : indice de pauvreté humaine : proportion de population vivant sous 2$ par jour. On tient compte aussi de la probabilité de décéder avant 40 ans ; accès eau potable et malnutrition enfantine.
  • IPM : indice de pauvreté multidimensionnelle. (Ex à Londres : espérance de vie différentes entre les différents quartiers)
  • Indicateur de discrimination sexuelle :
  • ISDH : indice sexospécifique de développement humain : tiens compte des inégalités hommes-femmes. (Arabie Saoudite, Oman, Pakistan, Yémen, Inde) < (suède, Danemark, Australie, pays baltes, Europe)
  • IPF : indicateur de participation à la vie politique : nombre de femmes parlementaires. Écart de salaire. (0-1)
  • IIG : indice des inégalités de genres. Désavantage des femmes en matière de santé, d’autonomisation et dans le marché de l’emploie (accès). Calcule ce que le développement perd.
  • Indicateurs indirects :

Prévalence de certaines maladies (choléra -> problème d’eau et d’égout ; le sida -> qualité des soins)

Transitions épidémiologiques (indicateurs de développement) :

  • Confrontation aux maladies infectieuses.
  • Maladies chroniques et cardio-vasculaire ; obésité ; cancers
  • Pathologies du vieillissement : Alzheimer ; Parkinson.

Santé par l'OMS en 48 : ‘’un état complet de bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité’’

En 86 : condition préalable pour la santé (oms) : paix, abrit, nourriture, revenu.

Amat-Roze : depuis 45, on a longtemps insisté sur le fait que la croissance permet le développement, qui permet l’amélioration de la santé. Depuis 2001, l’amélioration de la santé des populations, est un élément très important pour la réduction de la pauvreté, pour la croissance éco et améliore la santé etc.

Approche multiscalaire du développement

Échelles de tout type (nationale, régionale, locale, mondiale…)

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II) Industrialisation, guerre, crise guerre (XIXe-1945)

Les mutations induites par l’industrialisation au XIXe

Industrialisation : Transformations des sociétés, spatiales, démographies (grande divergence)

La nature des crises a changé avec l’industrialisation

Une crise d’ancien régime : Brochure p 8.

Une crise économique mixte (uniquement en 1846-1848) : Brochure p8.

Crise économique contemporaine (dès les années 1880’s) : Brochure p9.

Les économies confrontées au choc de la 1GM

Les économies en guerres (14-18)

-Emploie croissant des femmes (pallier abs des soldats) dans les champs, dans les usines d’armements…

-Focalisation de la victoire : obus, armes nouvelles -> avions, mitraillettes, gaz de combats, lance-flamme, char d’assaut, équipement du soldat, ravitaillement.

-Redéploiement des industries (avions à Toulouse)

Il faut pouvoir financer la guerre :

  • Dons – emprunts pour la victoire (chez la pop, dans les banques)
  • Création monétaire -> favorise l’inflation, et fin de l’étalon-or
  • Impôts sur le revenu.

Les effets de la guerre :

  • Inflation
  • Rationnement fort dans les empires centraux
  • Destructions des patrimoines (financiers et matériels)

Une grande instabilité économique

La situation en Europe a complètement changé

Beaucoup de destruction (patrimoine)

Avant la guerre, les européens possèdent en épargnes et patrimoines (environ 7 ans de revenues nationales)

Après la 1GM, chute -> En 45. Les européens n’ont plus que 2 ans de revenu en épargnes

Déclin qui s’accélère.

Bombardements (nord de la France) combats, retraites des troupes allemandes.

Destruction dans les zones de combats.

Opérations de blocage des loyers. (Moratoire)

Remonte depuis les années 80.

Thomas Piketty a étudié ce phénomène.

Après la guerre : reconversion des économies.

  • Crise de reconversion (sortie économie de guerre)

Beaucoup de consommation, beaucoup de demandes pour la reconstruction.

En Europe : difficultés d’accès au crédit (surtout en Allemagne)

Cela entraine des situations complexes pour les entreprises

Difficultés pour les soldats à se remobiliser dans le travail.

Toutes les monnaies ont connu des difficultés. Notamment la £.

La GB n’est plus un stabilisateur monétaire dans le monde, et en même temps, les USA ne veulent pas jouer ce rôle. Période d’entre-deux -> explique en sorte la crise de 29.

Les monnaies ont perdu leur référence à l’étalon or sauf le $.

Cette perte de valeur des monnaies se retrouve dans les actions que mènent les gens. Beaucoup de gens n’ont plus confiance dans la monnaie. Ils préfèrent acheter des valeurs stables (terres, or, art, logements). Les monnaies ne valent plus rien (Hyperinflation autrichienne, qui prend toutes les dettes de l’empire Autriche Hongrie sur ses épaules.)

Chaque état veut retrouver sa stabilité antérieur (GB -> retrouver l’étalon or de 14 ; attirer les investisseurs -> politique de taux élevé pour attirer : résultat en 25 : la £ retrouve l’étalon or comme en 14, mais les exportations GB sont trop chères (coup de production)

Ils reculent dans les exportations (3e rang mondiale) + crises sociales (grèves des mineurs de 6 mois)

Keynes est critique de cette politique monétaire (a tract on a monetary reform 1923)

En vérité, l’étalon or n’est plus qu’une relique des temps barbares. Nous tous, a commencé par le gouverneur de la banque d’Angleterre, sommes maintenant intéressé au 1er chef à la préservation de la stabilité des affaires, de l’emploi et des prix et il n’est pas probable que … nous choisissions la

La question des dettes interalliés et la réparation allemande

Tt le monde est endetté.

Versailles impose une dette à l’Allemagne pour les réparations.

Cette question de réparation déstabilise les circuits monétaires et financiers.

Les Français veulent utiliser les sommes versées par l’Allemagne pour rembourser les USA.

Allemagne -> alliés -> USA -> Allemagne (en épargnes) …

Keynes dénonce le plan de financement des réparations. C’est absurde.

L’Allemagne doit payer, mais les alliés bloquent ses exportations et confisquent les bateaux. C’est pour ça que Keynes quitte la commission de réparation (celle qui a décidé de la somme de 132Md de DM).

Dans les années 20, situation de surproduction agricole à l’échelle mondiale.

Dans les pays neufs, on a augmenté la production agricole pour satisfaire les européens. (Mécanisation de l’agriculture aux USA)

Avec la fin de la guerre, les européens retournent dans les champs et retrouvent une production réduction du débouché en Europe diminution des prix et surproduction dans ces pays neufs

Situation similaire avec certains métaux et des matières 1ères. (Cuba avec le sucre)

Beaucoup d’endettement pour se moderniser pdt la guerre

Après la guerre, chute des prix.

Les banques saisissent les champs (dust bowl)

Facteur de longue durée qui conduit à la crise de 29.

Ces agriculteurs consomment moins, et pénalisent donc les industries, et les banques car ils ne sont pas en mesure de rembourser.

A cela s’ajoute une critique du système capitaliste (vague rouge – le communisme)

Mise en place de politiques économiques et monétaires concurrentes.

America first :

Priorité donnée aux USA par les présidents.

Harding, Coolidge, Hoover (tous républicains, isolationnistes, American first, servir les intérêts américains)

En 20, les USA connaissent une crise de reconversion (2 millions de chômeurs)

Harding : « j’ai en notre Amérique une confiance qui rend inutile la réunion d’un conseil des puissances étrangères pour indiquer où se trouve notre devoir.

Appeler cela si vous le voulez, de l’égoïsme nationaliste, mais moi je pense que c’est une inspiration de la ferveur patriotique. Sauvegarder l’Amérique d’abord ! penser à l’Amérique d’abord ! exalter l’Amérique d’abord ! »

Beaucoup de décisions :

  • Protectionnisme en 22.
  • Limitation du nombre d’immigré en 24 (quota par origine)
  • Raidissement conservateur -> prohibition (interdiction de la consommation d’alcool), lutte contre les syndicats, violence contre les noirs (KKK), procès du singe (Dayton), violence face à l’émancipation de la femme.
  • Sur le plan diplomatique : se concentrer sur le continent, développement des échanges.

Conséquence de cette politique : ça fonctionne

Croissance de 5%/an dans les années 20.

La production industrielle augmente de 90% entre 21 et 29. (Roaring twenties)

Cours de la bourse x2,8

65 -> 513 millionnaires américains 21-29.

Malgré ces réussites, fragilité :

  • Fragilité et fracturation des banques
  • Les salaires augmentent moins vite que les investissements -> endettements des ouvriers
  • Situations des fermiers
  • Creusement des inégalités.
  • Ralentissement des marchés automobiles
  • Spéculation à crédit (jouer sur la valeur de la bourse)

Le franc d’abord

Croissance moyenne de 5%/an de 20 à 29 (activité de la 2nd révolution industrielle)

Favorisé par la dévaluation du franc, frêne par le retour à l’étalon or (exportations)

A partir de 25, une certaine stabilisation

Reprise de la croissance et ça passe par

  • La diffusion de l’innovation (dans le domaine de l’automobile avec Ford)
  • La consommation du pétrole
  • Accélération des fusions entre entreprises (en Allemagne par ex : IG Farben contrôle 80% de la chimie allemande)

Règlement de la question des réparations

Young qui allège la dette

Stabilisation monétaire

Fin 23, stabilisation du DM

En 25, stabilisation du £

Stabilisation en France par Pointcarré (décote de 80% par rapport au France germinal)

Stabilisation des relations internationales (SDN)

Fragilité de la croissance (Europe et USA)

Sur le plan des territoires, l’atlantique est favorisé (au détriment de l’Europe de l’Est)

Les industries de la 2nd industrie se portent bien, mais le charbon connait une stabilisation.

Les agriculteurs sont pénalisés par la surproduction qui se poursuit (40 % des domaines sont endettés en Allemagne, 40% des terres aux USA sont hypothéqués)

Plafonnement de la consommation. (Stagnation de la pop, pas d’augmentation de salaires)

Les bases monétaires de cette croissance est malsaine, donc fragile.

Dans les années 20, prospérité fragile et factice (apparente)

Un monde ébranle par la crise économique

Retournement brutal, inattendu, durable de la conjecture

Personne ne s’y attendais.

On considérait que tous les inducteurs sont au vert (ex : Irving Fisher en 28 : « rien ne peut survenir qui ressemble à un crack » ; en 29 : « il peut qu’il y est une récession dans le prix des actions, mais rien dans la nature d’une catastrophe » ; ‘’haut plateau permanent’’)

Demangeon montre que des 27, il y a des fragilités concernant les économies GB, Fr et allemande.

Retournement brutal :

De 25 à 29, le Dow Jones a connu une forte croissance, et il atteint des points culminants.

Ce n’est que à partir de l’été 29 qu’un certain nombre d’éléments se mettent en place :

  • À l’été, les us remontent les taux d’intérêts.
  • A l’automne, on découvre que les dividendes augmentent moins vite que les cours des actions
  • En septembre, des gens commencent à vendre.

Les deux cracks boursiers surviennent le jeudi 24 octobre 29 (chute de 35%)

Le mardi 29 octobre 29, nouvel effondrement.

A la fin de novembre, les cours ont les niveaux de 26.

Les autorités sont convaincues que la crise ne va pas durer. (Hoover : ‘’ la prospérité est au coin de la rue’’)

Dès 30, la crise est bien présente.

Beaucoup de ménages détonants des actions sont ruinés.

Le taux de chômage explose (3% -> 30%)

En 31 ; 6 millions de chômeurs,

32 ; 8 millions de chômeurs

33 ; 13 millions de chômeurs.

Aux USA : Hoover cities (bidonvilles où vont ceux qui n’ont pas de logements)

Crise durable : la baisse se poursuit jusqu’en 33.

Touche tt les secteurs de l’économie :

  • La bourse
  • Les banques -> ne prêtent plus
  • Beaucoup de faillites
  • Entreprises : beaucoup ont placés de l’argent en bourse. Baisse de la consommation, fermeture du crédit, plus d’investissement

Le PIB USA recule de 30%

Dow Jones : indicateur qui mesure la valeur des actions à new york.

Explication de la crise :

Pour les libéraux :

  • Il faut attendre la reprise, et faut laisser la crise se résoudre elle-même. (Hoover)
  • Peu de mesure prise : baisse des taux d’intérêts pour encourager l’investissement.

Crise = pb d’investissements.

Pour les marxistes :

  • En 34 (17ème congrès du parti communiste en URSS), convaincu de la disparition du capitalisme.
  • La crise résulte d’une demande trop faible, car les salaires sont peu élevés.

Pour Glai :

  • Excès de spéculation avant le crack.

Selon Gazier :

  • Ce qui a accéléré la crise, c’est la politique d’une économie nationale alors que la crise est mondiale.
  • Intervention tardive des banques centres.

La crise est caractérisée par sa diffusion à l’échelle mondiale (USA, Europe, japon)

La plupart des pays ont des tarifs protectionnistes pour protéger les économies (en 30 aux USA : Hawley Smoot, tarifs douaniers qui augmentent les tarifs de 40% -> chute du commerce mondiale en 30. (Divisé par 3.)

Les prix s’effondrent (café – 40% ; caoutchouc – 80%)

Baisse de la demande dans le monde aggrave la crise.

Dévaluation compétitive des monnaies ($, £), entraine l’entrée en crise de certains pays (France en 32, après la dévaluation de la £)

Rapatriement des capitaux aux USA -> déclenche la crise en Allemagne.

Difficultés pour le secteur bancaire européen.

Logique de guerre économique

Chaque état cherche à se défendre sur ce qui est possédé. (Logique nationale)

Symptômes de la crise :

Baisse des prix, chômage, faillites, baisse de la production.

Les politiques pour sortir de la crise

Qqe soit le pays (hors URSS), sont mise en œuvre une politique libérale (baisse des salaires, réductions des dépenses publiques, dévaluation monétaire, renforcement de la compétitivité dans les échanges.

École de pensée libérale.

Partout dans le monde, les politiques déçoivent.

  • Le chômage explose
  • Les états sont affectés par la baisse des impôts
  • Beaucoup de nouveaux dirigeants dans les États (souvent des non libéraux)

Politiques nouvelles fondé sur le soutient de l’État à l’économie (hausse des salaires, indemnisation du chômage…)

Ces dirigeants arrivent entre 32 et 36 (

  • Roosevelt -> 29M de voies, contre 16M pour Hoover)
  • Hitler prend également le pouvoir en 33
  • Front populaire en 36

Le new deal

Concerne que les USA.

Mené par FD Roosevelt, entouré par le (bred-trust)

Il applique une rupture du libéralisme.

Il décide de suspendre la convertibilité du $.

Ferme et ouvre les banques.

Il prend des mesures, si ça marche il maintient.

Dévalue le $ de 41% -> avantage les endettés.

Roosevelt identifie 5 problèmes majeurs :

  • Manque d’emploi : le secteur privé n’en produit pas assez. Il crée des agences gouvernementales, pour lancer de grands travaux, et créer des emplois. Parmi ces agences, Civil Works Administration qui coordonne les travaux (ex : Golden Gate à SF, route 66, Tennessee Valley Authority.) assurance chômage pour les autres qui ne retrouvent pas de travail. Permet de soutenir la demande.
  • Certaines personnes sont incapables de travailler -> pensions (invalidité, retraite, accident…)
  • Les prix agricoles sont très fluctuants mise en difficulté des agriculteurs. Adoption des farms bills (subventions pour les agriculteurs) + agence nationale qui acheté, stock les bons produits.
  • Crise de l’investissement : l’État contrôle d’avantage les banques, encourage les investissements dans des projets réels et non que sur les marchés financiers, et l’État sépare les banques de dépôts (particulier) et les banques d’affaires (bourse).
  • Les marchés financiers sont instables, et la confiance manque. On nomme John Kennedy (pas JFK) à la SEC (Security exchange commission) qui veille au bon fonctionnement de la bourse.

La crise entraîne une intervention de l’État.

Bilan : new deal est un formidable succès politique.

Roosevelt a fait 3 mandats. Il a bien vendu son produit. Bonne communication.

Sur le plan économique, la réussite est plus contestable.

On retrouve le niveau de production de 29 en 37. Nouvelle crise en 37-39 -> 8M de chômeurs en 41.

La 2GM permet aux USA de sortir de la crise. Son entrée en guerre s’accompagne du Victory programme, et ce programme entraine un nouveau cycle d’investissement, donc d’emplois. Sort l’économie de la crise.

La GB : politique de sortie de la crise

En GB, la crise est double

  • Conjoncturelle (crise de 29)
  • Structurelle (la GB vieillit)

La crise s’accompagne de 3M de chômeurs (30) mais pas de crise politique en GB.

Mesure prises :

  • Restructuration des anciennes industries (charbon)
  • Mesures protectionnistes
  • Dévaluation de £

La France :

Touché par la crise en 32 (dévaluation du £)

En 35 : 400 000 chômeurs.

Laval va baisser les salaires jusqu’en 36.

Dans les 30’s, baisse de la prod de 25%

Favorise la monté des ligues (6fev 34) et victoire du front pop en 36 (Blum et Daladier).

Accords de Matignon (hausse salaires, congés payés, dévaluation du franc, nationalisation (SNCF), tarifs protectionnistes, réarmement mené par Daladier)

Sur le plan culturelle, front populaire est une réussite.

Sur le plan éco, le chômage ne baisse pas, la croissance ne reprend pas.

Sur le plan po, le front pop s’arrête en 38. Les radicaux de Daladier s’allient avec la droite.

L’Allemagne nazi :

Selon bairoch, l’Allemagne est le pays industrialisé le plus touché par le taux de chômage le plus fort (40% de la pop)

Entre 29 et 33, Brüning dirige l’Allemagne. Il mène la politique du moratoire Hoover.

Il obtient l’arrêt des payements des réparations de Versailles. Politique de contrôle des changes monétaires. Baisse des salaires + allocation chômage. Cela aggrave les conséquences sociales de la crise -> renforce le NSDAP. Prend le pouvoir le 30 janv 33.

Le docteur Schacht ministre de l’économie de Hitler intègre la planification, la cartellisation, mobiliser la main d’œuvre dans ‘’le front du travail’’ facilité avec la fin des syndicats. Construction d’autoroutes, électrisation. Effet du plan de 4 ans (armes)

Entre 33 et 39, la production double, dépasse de 26% celle de 29. Parmi ce qui est renforcé, l’industrie de l’acier, et automobile (Volkswagen)

Le chômage baisse rapidement. (Plus de chômage en 39) explicable par la militarisation de la société allemande (x7 militaires) + les femmes restent à la maison, et ne compte pas dans les chômeurs.

Les implications économiques de la 2GM.

Nouveau cycle d’investissement -> sortie de la crise des années 30.

Les belligérants investissent dans la guerre. (All, jpn, Fr, GB, USA)

Mobilisation des économies très fortes entre 39-45

Guerre financée par les dépenses publiques. Économie de guerre. Priorité : victoire.

Aux USA : vitesse de la victoire (55 miles à l’heure)

Mobilisation de la main d’œuvre dans tous les pays (dont main d’œuvre déporté les juifs/les opposants)

Pillages et réquisitions des biens/nourritures.

Mutations (aux USA, développement de la Californie) (en URSS, la prod est décalée à l’est)

A la fin de la guerre : reclassement des puissances.

Celles à genoux (Allemagne Italie japon -> année 0)

Les vainqueurs déclassés (Fr GB)

Les vainqueurs (URSS -> fatigué, USA)

📋

III) les types de croissance jusqu’aux années 70’s

Une période de forte croissance dans le monde entier touchant toutes les économies.

Tous les pays connaissent la croissance. (4-5% -> très élevé)

Concerne les PDEM (pays développés à économie de marché), les pays socialistes, les pays en voies de développement/le tiers monde/les sud.

Dans la croissance, gagnants et perdants + conséquences sociales, politiques et environnementales.

Les trente glorieuses dans les PDEM.

Jean Fourastié : Les trente glorieuses publié au début des années 70.

Il étudie la période de forte croissance d’après-guerre.

Il montre les changements de modèle de vie entre 45 et 75.

Le bilan de la guerre et le système de Bretton-Woods

Bilan économique du conflit :

  • Pays européens en difficultés : le conflit a relancé des secteurs (métallurgie, chimie) mais les destructions et bombardements paralysent l’activité économique. On passe de 50% des exportations mondiale en 37, 30% en 46. Perte d’importance de l’Europe (monnaie, commerce). Destructions (voies de communications, sites industriels)
  • Le japon : pays en ruine occupé par les USA, qui veulent désindustrialiser le pays. Choc des bombes et de l’occupation USA.
  • URSS : même si l’industrie se porte bien les destructions sont considérables. Cout démographique de la guerre.
  • Dans le reste du monde :
  • Les futurs pays du tiers monde (colonisés en majorité), territoire dépourvue d’industrie. Peu sont industrialisés et indépendants (canada, NZ, Australie, argentine, brésil, Mexique)
  • Les USA : la production a doublé durant la guerre. 50% de la production mondiale après la guerre. ¼ des échanges mondiaux. 2/3 des stocks d’or dans le monde. Pays peu touché par la guerre. Arsenal des démocraties sur tt les fronts (Europe occidentale et orientale, Afrique du nord, inde, pacifique). Ils n’ont jamais été aussi puissants.

Comment le système de Bretton-Woods a-t-il été mis en place ?

Ça fait plusieurs années que les GB et USA réfléchissent à un pan pour éviter de nouvelles crises comme 29. Projet porté par Keynes (GB) et Harry White, secrétaire d’État au trésor (USA). En convoquant la conférence de Bretton-Woods, ils assument le rôle de grande puissance. Ils mettent en place le monde de demain.

Lors de la conférence en juin 44, deux plans sont discutés mais la vision américaine l’emporte.

  • Plan de White : éviter les pratiques discriminatoires des années 30 (remontés du protectionnisme, et les dévaluations compétitives). -> contrôle des changes, contrôle des tarifs douaniers, mise en place d’un système pour stabiliser les monnaies,
  • Plan de Keynes : propose un système de monnaie internationale (Bancor, définie par rapport à l’or, et toutes les monnaies seraient définies à partir de). Création d’une banque internationale.

La centralité du $ : le dollar devient la monnaie de référence mondiale. L’économie américaine devient le cœur de l’économie mondiale.

Les institutions mise en place

  • FMI : fonds monétaire internationale : 2 grandes fonctions
  • Fonction monétaire : taux de changes (pas de variations de + de 10% sans autorisation) les variations sont contraintes à 1%
  • Fonction financière : accordé des crédits à des pays qui traversent une crise pour la surmonter. On met en place les droits de tirage spéciaux. Un pays peut recevoir des prêts proportionnellement au poids qu’il exerce dans les décisions.
  • Prêtent aux pays en crise
  • La banque mondiale : associations de structures
  • BIRD : banque internationale pour la reconstruction et le développement
  • L’AID : association internationale pour le développement
  • SFI : société financière internationale
  • Les 3 forment la banque mondiale
  • Financement de long terme pour aider les pays. Prêtent aux pays pour le re développement.
  • Au début, manque de $. Fourni lors du plan Marshall pour la reconstruction en Europe.
  • A partir des années 60, la banque ne finance plus l’Europe reconstruite et aide surtout les pas en voies de développement.

Autres composantes de Bretton-Woods :

L’ONU : créé en 45 (conférence de SF). Membre de la gouvernance mondiale.

Gère beaucoup d’aspects politiques, sociaux, économiques…

Les accords du Gatt (accords généraux sur les tarifs douaniers) : accord signé à Genève en 47, avec 23 pays (80% des échanges mondiaux), et auj 167 membres.

En matière commerciale, les USA ne veulent pas un fonctionnement trop compliqué.

Accords périodiques.

  • Baisse des tarifs douaniers. Avec l’application de la clause de la nation la + favorisé.
  • Les produits importés ne doivent pas être défavorisé par les produits nationaux.
  • Interdiction des subventions (direct et indirect (les aidés financièrement))
  • Principe de consolidation : ne pas revenir sur les concessions accordées, donc libéralisation des échanges.
  • Interdictions des barrières non-tarifaires.
  • Quota d’importations.
  • Interdiction du dumping (vente à perte)

But : éviter le protectionnisme.

Le GATT (étapes)

Dillon round de 61-62 : la CEE accorde 20% de baisse de droits de douane avec les pays qui font de même avec elle.

Le Kennedy round 64-67 : baisse d’un tiers des droits de douanes sur les produits industrielles

Le Tokyo round entre 73-79 : nouvelles baisse (1/3) sur les produits industriels + interdictions de pratiques déloyales

Uruguay round 86-94 : agriculture et service. Comme les USA et la CEE ne se sont pas mis d’accords -> accords de Marrakech, instaure la création de l’OMC en 95.

Bilan de tous ces accords :

Grande ouverture des produits industriels dans la mondialisation. (Droits de douane faible)

Finance (mondialisation financière)

Agriculture + services -> beaucoup de quotas, droits de douane et normes

Caractéristiques et limites :

Atouts :

  • Système plus flexible que l’ancienne étalon or. Beaucoup plus de liquidité qu’avant.
  • Très souple : des pays très différents peuvent mener les politiques de leurs choix. (Libérale / interventionniste)
  • Taux de change stable -> encourage les échanges internationaux.

Limite :

  • Centralité du dollar. Tout repose sur son abondance (dollar gap et plan Marshall)

Tout repose sur la santé de l’économie américaine.

  • Le système ne concerne pas le bloc est. Ils mettent en place le KAEM (aide mutuelle)
  • Pas très ouvert aux nouveaux États (ceux qui apparaissent avec la décolonisation). Intégrations compliquées.

Facteurs de la croissance dans les PDEM

Contexte :

La croissance des années 45-70, basé sur des éléments anciens et nouveaux

Anciens : 1ère et 2nde industrialisation avec un nouveau cycle d’innovations.

Volonté d’entreprendre

Consommation de masse (Modèle de Rostow dernière étape)

État-providence.

Rôle moteur des USA. Relance des économies européennes, endiguer le communisme.

Cadre financier et commerciale stable (stabilité du $)

Conditions favorables pour les facteurs de productions :

  • Progrès technique (succès du fordisme hors des USA) (le conteneur inventé en 56) (nucléaire civile) (transports aérien Boeing 707/Caravelle) (électroménager) -> réduction du temps entre invention et diffusion des innovations.
  • Énergie abondante et bon marché. Pétrole -> passe de 20% à 60% de l’énergie consommé (inverse pour le charbon)
  • Croissance démographique entre 30 et 75 x2 (4Md habitants) (dans tous les pays)
  • Inflation légère et régulière.
  • Beaucoup plus d’enseignement (facteur de croissance)

Le rôle de l’État : depuis 14, le rôle de l’État s’affirme (économie de guerre, de relance, État-providence -> augmentation de la dépense publique dans les PDEM)

  • Pratique des nationalisations (GB, France) ce qui est important, doit être nationalisé (banque, transports, énergie) (indemnisation des actionnaires)
  • Sanctions pour les entreprises qui ont collaborés (Renault).
  • Entreprises sous contrôle de l’État.
  • Planification : elle est indicative (commissariat générale au plan avec jean Monnaie) but : reconstruire le pays et retrouver en 48 le niveau de 29 pour le dépasser.
  • Beaucoup d’investissement de l’État dans l’industrie notamment.

Stabilisateur de l’économie : politique contrat cyclique : politique qui est mise en œuvre pour atténuer l’ampleur des cycles. Plusieurs politiques sont mis en place pour éviter le ralentissement de l’économie

Politique monétaire ; politique budgétaire ; politique des prix ; politique des revenus

En période de crise : baisse des impôts et augmentations de la dépense publique (et inversement)

Soutient à la consommation.

En France, contrôle des prix.

L’État est un client / débouché pour les entreprises (armement, fournitures, constructions)

L’État est un aménageur (route, train, reconstruction après-guerre)

Produit des déséquilibres entre les territoires aménagés et non-aménagés.

Une phase de croissance exceptionnelle.

Caractéristiques (selon Nicholas Kaldor) :

  • Augmentation de la productivité de travail, et non de la quantité (moins de travailleurs en Europe à cause des guerres) -> retour massif aux heures supplémentaires + travail féminin + immigrés.
  • Investissement élevé : 25% PIB/an en France sur 20 ans. Conséquence : augmentation de capital par travailleur. ‘’ un âge d’or constitué par une prospérité sans précédent’’ Maddison.

Intensité et continuité de la croissance :

L’intensité :

Dans la 1ère partie du siècle : 1%/an

2nd partie du siècle : 3,5%/an + taux spectaculaire en Europe de l’Ouest (+ 5%), japon (9%).

Augmentation des PIB, entre 50 et 73 -> x3,8 en Allemagne, x8 au japon, x2,4 USA.

Augmentation du PIB/hab, +74% USA, +150% France, x2 en Allemagne RFA, x5 au japon.

Continue

Aucune crise majeure entre 45 et 73 (différence avec l’entre-deux-guerres.)

Année moins fluctuantes (toujours en lien avec des évènements politiques)

La croissance touche tous les secteurs de manière inégale.

  • L’agriculture, se transforme rapidement avec la mécanisation, engrais, rendements + productifs, baisse de la main d’œuvre, transformation des paysages, transformation des exploitations en structures capitalistes, augmentation de la taille des exploitations -> transformation de l’agro-alimentaire. Malgré cela, peu d’investissement.
  • L’industrie, avec beaucoup d’innovations, donc d’investissement. Innovation -> concorde, conquête de l’espace, chimie, électronique (IBM), armement.
  • Il y a un renouvellement régulier des entreprises.
  • Le secteur des biens de consommation, équipement, chimie, industrie de pointe. Pdt toute la période, augmentation de la prod industrielle
  • Le tertiaire, s’accélère après 50. En 2 décennies -> passe de 1/3 à 2/3 des emplois. Essor des services à la consommation. Service aux entreprises. -> le tertiaire produit plus d’emplois que l’industrie, où l’agriculture perd.

Jean Baudrillard la société de consommation en 70.

Daniel Bell en 73 vers la société post-industrielle.

  • Immatériel de + en + présent dans l’économie et déclin de l’industrie.

Cette croissance entraine des créations d’emplois (<2%) + salaires qui augmentent.

Taux au crédit bas.

Cercle vertueux, avec croissance démographique (+40M au japon)

Augmentation des échanges internationaux (+8% / an entre 50 et 73)

Augmentation des flux de capitaux.

Croissance inégale touchant les pays.

Cas de croissance forte/de rattrapage : Europe continentale + japon. La croissance est très forte dans la période

  • Ex : le miracle allemand ;
  • La haute croissance au japon jusqu’au années 80, avec 14% d’augmentation de la production par an, beaucoup de consommation, beaucoup d’innovation (électronique) et d’exportations (Kobe), JO, rentre dans instance mondiale (ONU en 56, FMI…). Effet d’entrainement dans la région (Corée du sud…) ;
  • Italie forte croissance jusqu’en 63 notamment au nord du pays.
  • La France : 5%/an. Reconstruction du pays + forte croissance portée par le gouvernement provisoire et de la république française. Sécurité sociale, nationalisation, caisse de retraite, politique de reconstruction. Différents cycles de croissance (45-51, 51-57, 57-63…)

La GB : croissance +3%/an, mais irrégulière car les GB mènent une politique de stop and go. Ils encouragent la croissance, mais dès que c’est trop fort, ils la ralentissent pour préserver la £.

Les USA : croissance de 4%/an. Globalement inferieur à la moyenne des pays de l’OCDE. De 50 à 75, sur 100 trimestres, 80 sont des expansions et 20 de récessions. Même s’ils sont la 1ère économie mondiale, ils sont rattrapés par le japon, les pays d’Europe d’occidentale. Le fossé avec les USA se réduisent. Au sein de l’Europe, l’Allemagne devient la 1ère puissance européenne.

---------- fichage ordi.

Les limites de la croissance :

  • Les années 70, arrivé de l’inflation qui va déstabiliser les pays des PDEM, et qui va aussi perturber les échanges internationaux.
  • Cette croissance reposait sur la valeur du $, mais avec la guerre du Vietnam, le déficit budgétaire USA se creuse, les réserves fondent. Fin de la convertibilité du $ en or en 71
  • Cette croissance repose sur la consommation de pétrole (75% de la consommation mondiale en 75). Coute peu chère.
  • Urbanisation entraine l’augmentation des prix des logements. (+ 900% au japon en 10 ans)
  • Conséquences environnementales de la croissance (pollution des eaux, des mers et océans, incidents industriels, pesticides.

Beaucoup de mesures prises : protections d’hectares aux USA.

  • Exclus de la société de consommation : ouvriers, les vieux, les jeunes, les paysans, les immigrés. La croissance est donc contestée (Mai 68)

Croissance et transformation des entreprises

Aux USA, la concentration s’accélère dans les 50’s (beaucoup de fusions)

Cause/effets :

  • Taille du marché USA
  • Nouveaux matériaux
  • Recherche à financer (contribution de + en + forte)
  • Demande élevée
  • Nécessité d’être gros pour la reconversion après 2GM

Entreprises géantes (General Motors : son chiffre d’affaires = budget France)

Aux USA, avec loi anti-trust : interdiction de monopole -> pas de l’oligopole

Marchés oligopoliques (cigarette, automobile…)

Avantage de l’oligopole :

  • Plus de bénéfice/rentabilité
  • Marketing à grande échelle -> réduit cout
  • Investissement dans la recherche
  • Entreprise dynamique
  • Aide par les commandes les PME/PMI et la croissance du pays.

Inconvénient :

  • Conduit à une entente sur les prix entre les entreprises.

Le conglomérat : diversification de l’entreprise, quitte son secteur d’activité.

les activités de Samsung (riz en 30, sucre, assurances, électroniques, semi-conducteur auj)

C’est apprécié, à la bourse moins de risques, et peut faire face à la concurrence.

Conséquences des contractions et des conglomérats (USA):

  • Nbre d’actionnaire explose
  • Le manager prend du poids dans l’entreprise avec son nv fonctionnement
  • Contribue à l’avance des USA sur l’Europe (les grosses firmes sont américaines)
  • Leaders dans de nombreux domaines dans le monde (pétrole, électricité…)

Changement d’organisation et de méthode du travail

Le modèle japonais du toyotisme se repend dans le monde, car plus adapté que le modèle USA dans le monde

Mise en avant pas Ono, le modèle propose une logique de réduction des couts sur le modèle 5-0 :

  • Le 0 perte : 0 stock -> suivre la demande en permanence, et recherche du meilleur produit en permanence. Mais pas de réserve de produit en temps de pénurie, grève…
  • Le 0 délai : livraison et fabrication rapide
  • Le 0 panne : beaucoup de maintenance des machines
  • Le 0 papier : recours au numérique avec ses limites

Le toyotisme contient également un investissement réduit -> suivre les innovations des autres.

Recours aux intérimaires -> souplesse de la main d’œuvre

  • Le modèle se diffuse avec notamment la logique de réduction des coups.

Le travail est moins répétitif que dans le fordisme, le salarié est plus autonome

Limites : les salariés doivent s’adapter à la demande, ce qui est stressant, et le temps de travail est éclaté -> aggravation de pathologies (fatigue, stresse, dépression, burnout)

La croissance dans les pays communistes

En URSS

Sous Staline ; économie étatisé -> planification + logique de rattrapage de 39.

4e plan quinquennale en 45.

Croissance de 10% (chiffre officiel), 5% en réalité.

Reconstruction des usines à l’ouest du pays + grand chantiers (canal entre le don et la Volga)

Course aux armements.

Amélioration du PIB/hab +114% en 23ans

Amélioration de l’enseignement primaire et secondaire + hygiène.

Le niveau de vie reste cependant modeste.

Il y a un délaissement de l’agriculture -> pénurie permanente.

Lois de Mendel : modification de l’environnement (son caractère héréditaire dans la génétique) -> volonté de modeler la nature -> conséquences graves sur l’environnement.

Salaires bas dans l’agriculture -> peine à faire la croissance.

Sous Khrouchtchev ; volonté de réforme.

Beaucoup de disfonctionnement et manque de motivation, malgré réussite du 5e plan quinquennale (prod industrielle + 85%)

Volonté de réforme :

  • Amélioration des conditions de travails.
  • Augmentation des salaires
  • Assouplissement de la gestion des entreprises
  • Décentralisation de la planification
  • Réviser les priorités de l’industrie.

Mise en place de constructions de logements, biens de consommation x2, augmenter le nombre de machines-outils, exploiter la Sibérie.

Mot d’ordre : rattraper les USA.

Concrètement :

  • Agriculture : 6e plan quinquennale, objectif d’augmentation des niveaux de vie de 40% des agriculteurs (Kolkhoziens) et 30% pour les autres -> rattrapages pour encourager à produire plus. Remonter les prix bas.
  • Après 54 : exploitation des terres vierges (Kazakhstan) -> 40M d’hectares et beaucoup de nouveaux paysans ukrainiens. S’accompagne de la mise en culture du coton.

Production d’engrais (x4 en 30 ans)

Développement de tracteurs 

La prod de céréales x2 en 20 ans ; prod de viande ; mais l’agriculture garde des difficultés :

  • Ne rattrape pas l’occident
  • Peu d’industrialisation
  • Agriculture défaillante (ex en 63 et 72, contrainte d’importer des céréales depuis l’occident.
  • L’industrie : projet de décentralisation -> création de Sovnarkhozes (conseils régionaux) et ils fixent la production des entreprises
  • En 64, Khrouchtchev quitte le pouvoir, après forte tensions après Cuba. Sont mise en œuvre les reformes Kossyguine -> 8e plan quinquennal, introduisant la retraite aux paysans. Reforme Liebermann dans l’industrie.

La situation dans les différents pays communistes

Entre 45 et 55, les pays d’Europe centrales et orientales + chine/Corée du nord -> modélisation économique sur le modèle URSS. On retrouve dans ces pays beaucoup de points communs avec URSS. Ces pays vont connaitre une certaine croissance comme les PDEM.

Conséquence :

  • Renforcement du poids de l’industrie dans l’économie (avant très agricole)
  • Agriculture plus solide
  • Urbanisation (Bulgarie)
  • Amélioration des conditions de vie (Espérance de vie, scolarité, revenues, durée de travail diminue, consommation)
  • KM (conseil d’aide économique mutuelle) en 49, qui est une réponse au plan Marshall (sur le plan éco). Permet une zone de libre-échange entre ces pays + division du travail entre pays + infrastructures communes. Tout est centré sur URSS.

Croissance dans les pays du tiers monde.

Poids de l’agriculture et des ressources primaires.

Dans la plupart des pays hors occident, les pops vivent dans les campagnes. Au sein de cette pop, la plupart vivent de l’agriculture. (50% en Amérique, 75% en Afrique)

La grosse difficulté : la situation des systèmes agricoles est fragile. Héritage de l’époque coloniale, pas de diversité éco car tout était destiné pour la métropole.

Les pays sont dans une situation difficile : agriculture peu évoluée + forte croissance démographique (3%/an) (+70% en Asie en 25 ans ; +85% en Afrique ; x2 en Amérique latine ; + 200 M en chine en 20 ans)

Conséquences : aggrave les difficultés, s’inscrivants dans la durée. On va retrouver de manière chronique en Afrique une forte an alphabétisation, mortalité enfantine élevé, sous-nutrition, pauvreté, insuffisance de l’industrie, tensions politique et militaire interne (Rwanda) et externe (Pakistan-Inde).

Sylvie Brunel montre que dans le Sahel, le conflit déclenche la famine.

Résultat :

En 45, au moment des indépendances, ces pays pèsent beaucoup moins dans les échanges que dans le poids démographique.

Problèmes systémiques de l’agriculture :

  • Inégalités foncières (répartition de la terre), seuil minimum : nourrir une famille pdt 1 an.
  • Réforme agraire : la redistribution des terres aux familles -> développement de la famille agricole
  • Faiblesse des rendements ; la productivité aussi.

Développement de différentes politiques pour transformer l’agriculture.

1)La révolution verte, encouragé par Norman Borlaug (FAO) : sélection de variété de hauts rendements, emploies d’engrais chimiques, mécanisation, donc des investissements massifs, avec des résultats bons (rendements meilleurs).

Pollution des sols, épuisement des réserves d’eau, endettements des paysans. La révolution verte est donc critiquée.

2)Le miracle ivoirien : de 60 à 93, la cote d’ivoire est dirigée par Felix Houphouët-Boigny. L’idée est de faire du pays un grand exportateur, notamment de cacao. Cela marche bien.

Modèle libérale sur l’agriculture privée, beaucoup de propriétaires qui sont encouragés à produire beaucoup en vue de l’exportation car grâce à la Cai stable, le Gouv garantie des revenus aux producteurs.

Ils deviennent le 1er pays producteur de cacao. Le niveau de vie augmente. L’agriculture emploie beaucoup de gens dans le pays et est l’essentiel du PIB. Le pays est sensible par rapport aux prix du marché.

Ressources primaires : énergie, hydrocarbures.

Important pour beaucoup de pays, voire dépendance de ces pays.

Tentative d’industrialisation

S’inspirer des modèles occidentaux.

Développés les territoires (modèle de Rostow).

Différents modèles :

Les modèles autocentrés : modèle autarcique où l’État joue un rôle important avec un protectionnisme élevé.

Modèle marxiste (chine, Viêtnam) : moyens de productions collectivisés et nationalisés, et priorités à l’armement lourde.

Modèle de l’industrie industrialisant (II) : bâtir de gros complexes industriels qui doivent dynamiser l’économie du pays et entrainer les autres secteurs (Algérie). Modèle qui n’a pas fonctionné.

L’industrialisation par substitution des importations (ISI) : en Amérique latine, souffrance de la crise de 29. Est apparu ensuite une diversification de l’économie de ces pays, moins dépendant des matières 1ères, pour produire ce qui était importé. (Vargas au Brésil -> lance les industries (textiles)).

Théorie développée par un économiste argentin (Brebish) : dépendance des États peu développé, vis-à-vis des pays développés, pour les rendre indépendants.

Ces modèles autocentrés limites :

  • Surcapacité (pas adapté pour le pays)
  • Endettement -> fragilité
  • Dépendance technologique au PDEM.

Les modèles libéraux :

Le modèle libérale rentier : pays qui conservent une économie libérale, mais encourage les exportations de produits agricoles et 1ers, pour s’insérer dans les circuits mondiaux (miracle ivoirien).

Le modèle d’industrialisation par promotion des exportations IPE : modèles développés par 4 pays (Corée du Sud, Singapour, Taiwan, Hong-Kong). Caractéristiques : pays petits, peu peuplés, pas de ressources, ni de marché intérieur. Ils jouent sur la main d’œuvre de mon marché et productive. Ils s’inspirent du modèle japonais. Ils créent des zones franches, accueillit les investissements étrangers, mettre en place une industrie pour exporter, sur la logique d’importation de matières 1ères, et revendre des produits transformés. Ils remontent les filières en investissant dans d’autres domaines. Au début : textile, puis automobile, puis chantier naval et électronique. Transformation en profondeur. Aménagements de la société.

La Corée du sud est devenue sur ce modèle une grande puissance.

Pour les pays du tiers monde à la fin des années 70, on sort d’une période de forte croissance, de 5,1% de 1950 aux années 80. Alors que dans les PDEM environ une croissance de 4,2%

Un peu partout augmentation des productions agricoles, il y a aussi eu l’essor de l’industrie, néanmoins cette croissance révèle des inégalités, car des pays connaissent des très grandes difficultés et connaissent des croissances sur le prix des matières premiers, René Dumont dès les années 60 : « L’Afrique Subsaharienne est mal partie ».

  • Autre bilan de cette croissance : les pays du tiers-monde reste extrêmes dépendant par rapport aux pays développés, les échanges sont asymétriques (Tiers-monde importe produits industriels et exportent produits bruts) : donc dépend des technologies du tiers-monde. (Brésil exception car propres appareils pour voler)
  • Cette croissance dépend très fortement du cours des matières premières, années 50,60,70, le cours des matières premières montent même très fortement avec les chocs pétroliers. Cela, permet aux pays du tiers-monde d’engranger des recettes.
  • Comment ça va se passer pour ces économies si choc pétrolier ?
  • Malgré la forte croissance, il y a un certain nombre d’éléments négatifs qui se maintiennent (modestie revenue par habitant).
  • Persistance de la malnutrition, mortalité infantile, insuffisance santé public, insuffisance dans l’éducation : analphabétisme élevé, manque de biens de consommation, manque d’infrastructures de transports.
  • Creusement inégalité, entre ceux qui tirent profit de la croissance et ceux non.
  • Endettement public qui pèse sur ses pays.
📋

IV) La croissance en question (1975 à nos jours) ?

Années 70 retournement majeur de l’économie mondiale, manifestée par toute une série de symptômes qui va plonger tous les pays du monde dans une période de crise assez profonde. Cette crise va entraîner un renouvèlement du libéralisme économique.

Cette crise va profondément affaiblir l’URSS et à terme la dissoudre.

Cette crise va mettre en difficulté les pays du tiers-monde. Cette crise très profonde dans certains ne sont toujours pas sorti. C’est le cas de l’Argentine.

Exception : Le Japon va continuer à la haute croissance jusqu’à la fin des années 80. Pourtant après, le Japon entre en crise avec l’éclatement d’une bulle immobilière.

La crise des années 1970 dans les PDEM

  • Causes
  • Le choc Nixon
  • Choc pétrolier

Changement de contexte dans les PDEM, pendant 30 ans une croissance forte sans vraie crise. Il y a quand même des paliers récessifs où la crise est moins forte. De 1970 à nos jours, marqué par une alternance entre une phase de croissance et des phases de crise. Les économistes se demandent si pour les années 70, le terme de crise est vraiment adapté. On a un dérèglement de la croissance qui est limité dans son ampleur.

Mais, elle va durer longtemps.

Cette crise intervient.

Le Choc pétrolier, on n’est pas sûr que ce soit le déclencheur de la crise. Dès la fin des années 60, on note un plafonnement de production dans un certain nombre de pays. La crise n’est pas déclenchée par le choc pétrolier. Plusieurs chocs vont apparaître.

  • Le Choc Nixon : concerne le dollar. Le dollar est la seule monnaie convertible en or dans le système de Bretton Woods. Dans les années 60, les USA sont en difficulté économique, leur croissance est moins forte. Arrive dans un moment où USA finance projet particulièrement couteux : guerre froide, guerre du Vietnam, guerre de l’espace.
  • USA, a recourt à l’endettement, fiscalité, et la planche à billet (augmente masse monétaire en circulation), en même temps les réserves américaines d’or se réduisent.
  • De 1950 à 1970, le stock d’Or des USA est divisé par 2. En 1971, il y a 5 fois plus de dollars en circulation dans le monde que leur contre-valeur dans le monde.
  • Fort Nox (réserve d’or des USA) : voir James Bond Gold Finger
  • En 1971, le président Richard Nixon, met fin à la convertibilité du dollar en or, et il le dévalue de 10%. En 1973, deuxième rabais de 10%.
  • Les conséquences du système Nixon : dérèglement mondial du système monétaire international : flottement général des monnaies
  • A partir de 1971 : dérèglement progressif du commerce mondial, il n’y a plus cette stabilité monétaire.
  • 1971-1973 : crise monétaire et choc pétrolier
  • Le choc pétrolier : forte augmentation du prix du pétrole. Entre 1945 et 1972, le prix du pétrole est à 1 voire 2$ le baril.
  • Cela va stimuler la croissance des pays industriels : énergie pas chère.
  • Le pétrole va progressivement se substituer au charbon comme source d’énergie : il est liquide, transportable, coût est faible.
  • (Carbon Démocratie : on ne dépend plus des mineurs et syndicats de chemineaux pour le transport de l’Energie)
  • Le plan Marshall va faire venir en Europe, des trains diesels, locomotives.
  • L’agriculture, l’industrie, les transports, le ferroviaire, le chauffage urbain. -> Toutes les économies sont transformées par le pétrole
  • Un prix aussi faible défavorise les producteurs, dans les années 60, ils vont former l’OPEP : Organisation des Pays exportateur de pétrole. Ils vont par différents moyens nationaliser le pétrole. MOSSADEGH nationalise le pétrole en 1953, avant d’être renversé par un coup d’Etat de la CIA.
  • Avant les années 60, les puits de pétrole sont contrôlés par les MAJORS : Total, etc.
  • Ils vont nationaliser le pétrole ou alors exiger des royalties (redevances) : passe de 12,5% en 1945, à 50% au début des années 1970
  • Progressivement le marché du pétrole passe progressivement des Majors au pays producteur
  • On va assister à une augmentation du pétrole en 3 temps :
  • Simple correction en 1971, comme le prix du pétrole est évaluer en dollar. Les pays du pétrole augmentent le prix de 10%.
  • Les deux chocs (1973) : Jean Bouvier, un économiste appelle ça une crise inattendue, entre Octobre 1973, et Janvier 1974, le pétrole passe de 2,48$ à 11,65$ le baril.
  • C’est la conséquence de la guerre du Kippour en 1973 : les pays arabes (Egypte, Jordanie, Syrie, Arabie Saoudite) ont décidé d’attaquer par surprise Israël lors de la fête du Kippour. L’armée Israël réagit qu’elle met en déroute les autres armées et qu’elle menace Damas et l’Egypte. A ce moment-là, Israël va occuper le Sinaï. Les pays arabes qui ont été défait décide d’augmenter le prix du pétrole.
  • Ce choc pétrolier entraîne une augmentation des prix parce que le pétrole est source d’énergie : la source d’énergie est plus chère donc tous les prix vont augmenter.
  • Dans un certain nombre de pays, les salaires sont indexés sur le prix du pétrole donc salaire augmente et les prix vont augmenter

Le choc pétrolier va contribuer à casser la croissance, réduire le rythme de l’investissement. Réduction de la croissance. Augmentation du chômage quasi nul dans les années 60. Endettement économique des ménages, et des états.

Ces conséquences : diversification d’approvisionnement dans les années 60, diversification des sources.

Diminue le poids relatif des pays arabes.

James bond : L’Homme au pistolet d’Or : Le salis : après pétrole, puce pour transformer l’Energie

Scandale Pasolini :

Comme un choc pétrolier ne suffit pas. En 1979 : deuxième choc pétrolier, relève moins de l’OPEP que d’un pays : l’Iran. Un des principaux producteurs de pétrole avant 1979, un des principaux fournisseurs aux USA. Un des principaux piliers influence américaine dans la région : Arabie saoudite et Iran.

Shah Pahlavi et Roi Arabie saoudite.

1979 : révolution islamique, contestation de l’autoritarisme du shah. Dimension religieuse, retour de l’Ayatollah Khomeiny exil en France. Il fonde la république Islamique d’Iran : Etat théocratie dans lequel l’Etat religieux à le pouvoir. Le Guide Supreme, dirige l’Iran.

La Rupture avec les Etats-Unis. Conséquences explosion des prix du pétrole. 13,9$ en janvier on est à 34$ en Janvier 1980. Une augmentation de 1000% en 7 ans (1973-1980).

  • Usure du fordisme
  • Ce grand système de production diffusé très largement dans les années 50 et 60 dans les PDEM : ce modèle connaît plusieurs limites : on assiste à une augmentation des coûts de production. Gain de productivité notamment dans l’automobile. Dès les années 60, les industriels cherchent de nouvelles méthodes de production. Il a des délocalisations, ils cherchent à faire des économies d’échelle par la concentration.
  • Dégout des travailleurs pour les tâches répétitives : dénonciation routine métro-boulot-dodo. Les OS : ouvriers spécialisés ceux qui répètent toujours une même tache. Pourquoi dépenser sa vie à essayer de la gagner ?
  • Mouvement hippie.
  • Saturation des ménages et entreprises car elles sont équipées : marché de renouvellement et non d’équipement.

Le Choc Nixon et le Choc pétrolier vont toucher des entreprises déjà un peu en difficulté.

  • Implications et caractéristiques de la crise
  • Déclenchement
  • L’année où tout va se retourner c’est l’année 1974 : la crise va être la + violente, partout les taux de croissance s’effondrent, et la production industrielle mondiale recule de 13%.
  • On va ensuite entrer dans une période de stagnation qu’on va appeler : STAGFLATION : Stagnation (croissance molle) et inflation
  • Symptômes
  • Croissance faible mais positive. La production industrielle ne va baisser que à 2 moment 1974-1975, puis 1980-1981. En revanche, la croissance des services va atténuer les effets de la récession dans l’industrie : faillite, licenciement difficultés financières.
  • Inflation
  • Crise mais les prix montent, c’est pour cette raison que les solutions de Keynes ça ne va pas marcher (on va ensuite y venir aux théories néolibérales).
  • Cette inflation comme les prix de l’énergie et de l’ensemble des matières premières sont tirées vers le haut : augmentation des salaires et des prix : touche tous les secteurs.
  • Inflation particulièrement favorable aux pays producteurs. Ils s’en tirent bien et vont engranger des profits, les pays consommateurs sont en difficulté. Dans certains pays, l’inflation va avoir des conséquences très grave. En Amérique latine inflation très grave qui va fragiliser les économies et puis dans les pays socialistes : l’inflation va favoriser le marché noir, la critique du régime. En Pologne : Solidarnosc : syndicat de les valaisan

27/01/2022

  • Chômage de masse
  • Dans les années 60, un chômage d’environ 1,5% en Europe occidentale, situation de quasi plein emploi. Dès 1973, 3,3%, 5,5% en 1975, 9% en 1983. En 1983 : 32M de chômeurs dans l’ensemble des pays de l’OCDE : touche les jeunes sans qualifications, travailleurs immigrés, ouvriers dans industrie traditionnelle, les femmes et les plus de 50 ans.
  • Chômage qui s’explique par ralentissement de la croissance mais aussi innovations techniques, robotisation, mais aussi prudence des patrons.
  • Coûts salariaux
  • Les arrêts de la Cour de cassation
  • Entreprise a besoin de souplesse mais contrainte du travail empêche
  • La croissance éco est inférieure à la croissance de la population active, dans tous les pays européens il va y avoir un chômage très élevé. Les USA, Canada et Japon peu touché par cette crise.
  • Ce chômage de masse à des effets sur les systèmes de redistribution : aussi bien sécurité sociale que l’assurance chômage, déséquilibre entre nombre d’actifs et système de redistribution.
  • S’ajoute aussi une précarisation du travail : contrat à durée déterminé, baisse des salaires
  • Recul du poids des syndicats
  • Margareth Tchatcher a vaincu les crèves des syndicats en GB.
  • Poids croissance du tertiaire : c’est le système le plus créateur d’emplois
  • L’agriculture a perdu beaucoup d’emplois, mais l’industrie aussi.
  • Ce chômage a aussi des conséquences politiques avec des politiques sur l’immigration. Un parti qui requiert le contrôle de l’immigration avec le Front National (« La France au Français »)
  • De vive tension autour des sites de la ferme des sites industriels :
  • GB : mines qui ferment
  • (Film : Les virtuoses, Billy Elliott, the full monthy)
  • En France aussi fermeture des mines, déplacement des productions sidérurgique (prêt des littoraux).

Autre symptôme de la crise :

  • Flottement des monnaies : Découle de la fin du système de Bretton Woods avec le choc Nixon (fine convertibilité en or) :
  • Première dévaluation en 1971 une deuxième en 1973 pour le dollar
  • Les monnaies vont flotter, leurs courbes varient.
  • Accord de la Jamaïque en 1976 : met en place de manière officiel le flottement des monnaies
  • Conséquences : les entreprises vont en souffrir (Film : Comment j’ai détesté les maths ?)
  • Risque pour entreprises avec le flottement des monnaies de perdre de l’argent dans les transactions internationales
  • Pour la CEE : (communauté économique européenne), les monnaies évoluent vers la divergence économique (eurosclérose).
  • Les Etats européen avec serpent monétaire européen en 72, puis le système monétaire européen en 76.
  • Conséquence même monnaie : l’euro.
  • Conditions financières très difficiles pour les états : En 1982, à lieu le choc Volker (président de la FED) décide de remonter très fortement les taux d’intérêt. Met en difficulté tous les pays endettés.
  • LE FMI change de rôle, FMI devient avant tout une instance financière vers laquelle se tourne les pays en difficulté. A partir des années 80, impose des plans d’agissement structurel (réformes) en contrepartie des sommes qu’il prête.
  • Evolutions de la gouvernance économique mondiale
  • En 1975, Création du G6 : groupe des 6 pays les plus industrialisés qui devient le G7 en incluant le Canada (US, RFA, Japon, France, GB, Canada)
  • A partir de 1971, à lieu à Devos en Suisse, tous les ans se réunit le forum économique mondiale, pour discuter des politiques et déterminer les conduites à tenir
  • Round des accords du GATS plus difficiles
  • Commerce international stable
  • Malgré tout le commerce international reste stable. Sauf en 1975, 1980-1982, on a une augmentation régulière du commerce mondiale autour de 5% par an.
  • D’abord parce qu’il y a une ouverture croissante des économies
  • Les pays pétroliers avec le choc pétrolier achètent des équipements dans les pays industriels
  • Les nouveaux pays industrialisés (4 DRAGONS en Asie) continue à croitre
  • Intensification des échanges entre les différentes zones économiques
  • CEE, et ACP (Afrique Caraïbe Pacifique signent les accords de Lomé fin années 70)
  • Commerce entre EST-Ouest, pays socialiste fournisse hydrocarbure et importe bien de consommation et équipement.
  • Des conséquences très concrètes
  • Par secteurs
  • Secteurs économiques : vont être très touché la sidérurgie, la construction navale, le textile, l’automobile. Dans ces différents secteurs, jouent l’augmentation coût matière première mais aussi la concurrence étrangère.
  • D’autres secteurs économiques se portent mieux : aéronautique, nucléaire, aérospatiale, la robotique, l’électronique. Tous ces secteurs bénéficiant d’un important budget de recherche et développement.
  • Ce développe aussi les emplois du tertiaire : offre et services. Pourtant, les employés ont des emplois mal payés et des cadres très rémunérés
  • Redistribution industrielle à l’échelle mondiale au profit de certains territoires par exemple Californie, Japon, NPI (nouveaux pays industrialisés), La Chine. Tout cela au détriment des industries implanté en Europe occidentale mais aussi Etats-Unis Nord-Est (Chicago, Detroit, New York : deviennent la Rust Belt (ceinture de la rouille))
  • Mais aussi nord de l’Angleterre, Ecosse, Région lyonnaise, La Sarh en All, le Luxembourg, La Ruhr : perte d’emploi, activité, perte entreprise.
  • Quartier de SHO (South Houston Street) à New York (grands centres commerciaux qui sont des anciens centre industriels)
  • Des perdants et des gagnants de la crise :
  • Il y a des pays qui s’en sortent mieux (le cas de l’Allemagne) inversement beaucoup de pays sont en difficulté avec la crise (ceux qui vont devenir les PMA (pays moins avancés estimé à 31 en 1981 et 41 en 1991) bcp en Afrique.
  • S’ajoutent aussi les pays d’Amérique Latine. Bolivie premier semestre 1995 +127k% d’inflation. +50k% en 1989 au Brésil.
  • Les pays de la CEE sont aussi touchés par le chômage de masse, la désindustrialisation et fortes tensions entre pays européens (monétaire, commercial).
  • Réflexions et solutions
  • Interprétation de la crise
  • Explication des économistes dits Monétaristes : ce qui les intéresse c’est principalement la monnaie. Explication monétaire des problèmes économiques.
  • Pour eux, il y a un système monétaire international déréglé, liquidité excessive : trop de monnaie en circulation ce qui conduit à l’instabilité des taux de change. Mesures de régulation de la masse monétaire en circulation. (-> Remontée des taux d’intérêts).
  • Néo-libéraux : pour eux excès d’intervention de l’état dans l’économie, ils vont remettre en cause l’Etat Providence et les politiques fondées sur la demande. Proposent des politiques de l’offre
  • -> Réduire le rôle de l’Etat, on va pouvoir réduire la dépense publique, comme on réduit la dépense publique on va pouvoir baisser les impôts et aussi sur les ménages les plus riches. Les entreprises vont retrouver des marges de manœuvre pour investir et donc choc de l’offre car conséquences d’éco. La 2ème conséquence est que les ménages aisés payant moins d’impôts pourront investir et consommer, et faire tourner l’économie pour faire profiter tous les autres dans la société. C’est la théorie du ruissellement.
  • Prise de conscience écologique et environnementale : cette crise qui est une crise de la croissance et qui s’accompagne dans les années 70-80, d’accidents industriels très graves.
  • Tchernobyl en 1986
  • Naufrage Amoako cadis en Bretagne : marée noire
  • L’idée est plus en plus forte qu’il faut ralentir la croissance et veiller au développement durable (Rapport : Brundtland en 1987) rapport de l’ONU 1ère fois qu’on parle du développement durable.
  • Evoquer le fait qu’on arrive dans des sociétés post-industrielles Alain Tourelle La société post-industrielle, naissance d’une société ?
  • Inefficacité des politiques inspirées de Keynes
  • A partir du milieu des années 70, il va y avoir des alternances politiques un peu partout (USA : président Carter en 1973), SPD (Coalition en Allemagne années 80), Travaillistes en GB, Communistes en Italie, 1981 : François Mitterrand et socialistes en France. Seul le Japon avec le PLD reste au pouvoir de 1955 jusqu’en 1985.
  • Les travaillistes aux USA vont nationaliser des entreprises notamment dans l’automobile, vont aussi imposer des hausses de salaire, cette politique va conduire à une croissance très faible, grèves, chômage, la conséquence est la victoire des conservateurs en 1979.
  • Adoptions de solutions néolibérales
  • Renouveau de la pensée libérale
  • Dans un deuxième temps, solutions néolibérales inspirés par un renouveau économique profond de la pensée libérale inspirée par quelques auteurs : Milton Friedman : lutter contre inflation, il faut mettre en place l’indépendance des banques centrales par rapport aux gouvernements alors que depuis les années 30, les gouvernements contrôlent les banques centrales. Il recommande aussi le désengagement de l’état et la lutte contre les syndicats.
  • Théorie d’Arthur Laffer : les bénéficiaires des aides sociales ont tendance à s’installer dans l’assistanat et le parasitisme (paradifisme) ce qui entraine augmentation charge sociale, et couts salariaux se qui les pénalise par rapport à la concurrence étrangère. Les hausses d’impôts nuisent à l’esprit d’entreprise, nuise aux profits d’entreprise et capacité d’investissement avec cette idée que quand ils régulent l’économie, l’état protège la situation et protège du processus de destruction créatrice
  • L’état intervient dans trop de domaines, dans l’économie et il intervient mal.
  • Tchatcher et les 5D
  • Le parti travailliste remporte les élections
  • Objectif abandonné modèle GB industrielle pour en faire un pays libéral, financier dirigé vers les services.
  • En une décennie mutation profonde. La City est le pôle de rayonnement.
  • Les 5D
  • Désindustrialisation (politique de réduction de réduction recherche et développement, fermeture des usines non rentables, recours aux importations pour satisfaire la consommation, et à l’inverse libéraliser les marchés financiers : c’est ce qu’on appelle le BIG-BANG de 1986 : réduire les contrôles pour laisser financiers effectuer le travail librement
  • Conséquences le chômage va exploser 3M en 1985 puis va diminuer.
  • Dénationalisation : privatiser des entreprises afin qu’elles deviennent plus compétitives et de réduire le rôle de l’Etat. Créer un actionnariat populaire. En tout son privatiser 65 entreprises
  • Rolls-Rolls
  • Jaguar
  • British Telecom
  • Défiscalisation avec la baisse d’impôts, baisse des dépenses publics, baisse des allocations sociales
  • Désinflation (lutte contre inflation)
  • Désyndicalisation avec la grève des mineurs de 1985
  • Réduction du droit de Pick & Grève : faire grève pour inciter les autres à faire grève
  • Closed shop : syndicats des entreprises qui décident des recrutements dans l’entreprise
  • Etat exerce contrôle sur les syndicats

Les 5D ont pour but de mettre un terme à l’Etat providence.

  • America is back
  • De l’autre côté de l’Atlantique Reagan est élu en 1980 avec ce slogan « American is Back » avec l’idée que l’état fédéral (Big Government) est le problème. Parmi ses conseils un économiste néolibéral Van Hayek, il va mener toute une série de politiques :
  • Baisse des dépenses sociales
  • Baisse des impôts pour les ménages les plus aisés
  • Baisse impôts secteur aérien
  • Il va soutenir innovation informatique notamment en Californie
  • CELA va avoir des conséquences comme le creusement du déficit américain
  • Creusement inégalité et pauvreté pour une partie de la population
  • Dérèglement de la bourse (beaucoup plus instable) ce qui provoque un krach en 1987 à Wall Street
  • Ces politiques sont également menées en Allemagne, avec Monsieur Kohl avec des politiques néolibérales et en France avec François Mitterrand qui est élu avec un programme socialiste en 1981, nationalise, augmente dépense publique en 1983, tournant de la rigueur qui va mener des politiques d’austérité.

-financiarisation et mondialisation : la concentration internationalisée

  • La Corporate governance

Le modèle fordisme s’est développé puis afin de la guerre connaît une forme d’usure.

Volonté de développer des profits par la marge (tellement de petits profits sur les voitures que c’est multiplié par des millions)

Années 70, nouveaux objectifs : maximisation des profits.

C’est le Toyotisme : réduire les coûts pour développer profits.

Champagne : 15 e de matière première, et double fermentation dans caves sous le sol.

Politique de réduction des coûts

  • Deuxième logique augmenter l’attractivité de l’entreprise pour ses investisseurs. Toute une série de choix va être mis en place pour dégager des profits et attirer investisseurs et actionnaires
  • Rémunérer de la meilleur façon les investisseurs

01/02/2022 :

Corporate governance, travaux de Galbraith, Adolf Berle, et Means

Tecno-structure : ensemble des personnes qui conduisent à la prise de décisions dans les entreprises. Travail aussi sur le rôle des actionnaires.

Théorie de l’agence : qui distingue propriétaire de l’entreprise, de l’autre les dirigeants qui sont des salariés. Le DAF : directeur administratif et financier est un salarié, comme le PDG, qui doit rendre des comptes aux actionnaires.

  • Rôle + important aux actionnaires dans l’entreprise.
  • Historiquement du 19ème au années 60, entreprises dirigées par des entrepreneurs qui ont souvent donner leur nom à l’entreprise, qui se tourne vers les actionnaires pour obtenir des financements. Mais le rôle des actionnaires est limité, parce que dans cette logique-là, les actionnaires fournissent des capitaux mais ne prennent aucune décision. Avec la théorie de l’agence, on va donner du pouvoir aux actionnaires qui vont pouvoir peser sur les décisions.
  • Il va y avoir des logiques financières qui rentrent en concurrence souvent avec des logiques techniques ou commerciales.
  • Cette logique financière va entraîner de profonds changements dans l’entreprise :
  • L’entreprise va être évalué en fonction du cours de la bourse comme avant mais aussi en fonction de sa rentabilité et de la valeur des dividendes par action.
  • Avec la Corporate gouvernance, va placer la valeur assez haut, car on attend un retour sur investissement autour de 8%.
  • Sur 2000 ans le placement le plus stable et plus rentable sont les terres qui rapportent environ +5% par an.
  • Conséquence : pour pouvoir reverser +8% aux investisseurs, on va devoir consacrer une part plus importante des profits de l’entreprise aux actionnaires qu’à d’autres façons de les employer (R&D, salaires)
  • Ici grand changement années 70-80, rémunération des salaires.
  • Les salaires ont tendance à plafonner alors que les actionnaires de + en + élevés
  • Cela va entraîner le dérèglement marché financiers, bourse

marchés financiers avec rôle de + en + important.

  • (Cf : 1000 Mrd de dollars, Wall Street)
  • Obsession de la valeur de l’entreprise (valeur financière)
  • 2ème changement important : nouveaux acteurs dans l’entreprise (acteurs spécialisés dans gestion argent des épargnants (intermédiaires) : propose portefeuille d’action à leur client pour gagner de l’argent).
  • Les fonds de pensions : structures qui gèrent les cotisations de retraites dans le système par capitalisation financière.
  • Banques d’affaires
  • Banques de dépôts
  • Courtiers
  • Et toute une série de fonds d’investissement dont l’objectif est les investissements les plus rentables et qui peut avoir des comportements très rapace en matière financière
  • C’est les Edge funds : structure d’entreprise qui vise maximisation entreprise
  • Pour atteindre de telles performance financière : pression sur salariés.
  • Salariés qui ont les pressions exigent des rémunérations très élevés.
  • Apparaissent les stock-options (rémunération sous forme de portefeuille financier)
  • Retraites d’orées
  • Rémunération incitative : primes : le gagnant rafle tout (1M à prendre il prend tout) Winner Takes all.
  • Le chef d’entreprise est désormais rémunéré en fonction des objectifs fixé par le conseil d’administration dont il est membre.
  • Rémunérations qui connaissent une forte croissance et un creusement des inégalités pour l’ensemble des salariés de l’entreprise.

Michael Eisner (patron mieux payé des USA) PDG Disney.

  • 40M de dollars pour l’année 1988.
  • 1998 : patron mieux rémunéré des USA avec 575M de dollars en an.
  • On constate en même le creusement des inégalités de salaire toujours aux USA.

En 1970, les salaires variaient de 1 à 40. (40 fois plus que moins payé).

  • En 2000, de 1 à 500 (inégalités)
  • Ces expositions des très hauts revenus sur rendu possible par le retrait des confiscations d’au-delà de plus 100k dollars de revenu par l’état

Impôt confiscatoire.

(Film : Margin call).

Le résultat de ces politiques salariales : pression de plus en plus fort sur les salariés qui ont des objectifs de + en + individualisés -> + de stress au travail, entraîne réorganisation et licenciement de plus en + fréquent -> travail précaire

Nouvelles pathologies liées au stress.

Les entreprises elle-même vont se transformer, se transformer dans leur rapport à l’espace avec une DIT la + rentable possible, + performance

D’où délocalisation vers les pays à bas coûts de production

Mais aussi re centrage de l’entreprise sur ses activités les plus performantes mais aussi l’acquisition d’activités rentables (rachat activités)

D’autres logiques : la concentration qui va s’accélérer avant d’atteindre la masse critique pour dégager le + de profit possible.

Cette concentration se fait à l’échelle internationale.

Ces entreprises vont chercher à avoir des certifications sur leur comptabilité : pour montrer à quelle point leur activité et bien organiser et conforme à des standards.

  • Iso

KPMG / Del watt / PWC / McKinsey : certifications des comptes

Arthur Andersen a validé des comptes qui étaient faux.

Dans le domaine de la Chimie un certain nombre d’entreprises :

  • Monsanto et Hoechst, et ICI ,ces grands groupes de la chimie ont décidé de se débarrasser de la chimie standard pour aller vers de la chimie élaborée et + rentable.
  • Dans l’automobile GM : général Motors à crée une filiale Delphi qui assure la production de pièces et d’accessoires
  • Dans l’industrie pharmaceutique, la production, le marketing et les essais cliniques sont externalisés au près d’autres entreprises.
  • L’industrie pharmaceutique ce concentre vers la recherche, conception et distribution
  • Elle a aussi délocalisé vers l’Inde et la Chine depuis USA et Europe occidentale
  • Covid-19 : masque et médicaments plus produits en Europe.

La situation des pays communistes

  • Sous Brejnev en URSS : stagnations et réformes

Il va continuer à mener des réformes en URSS, décentralisation des entreprises, puis dans un 2ème temps années 70 ~ recentraliser économie en mettant fin au Sovnarkhoz (conseils régionaux industrie) : retour du Gosplan

Administration

Cette période de Brejnev est appelée par Nicols Werth : En 2011, L’ère Brejnev, la grande Stagnation

Il évoque des éléments à l’origine de l’échec du système soviétique, notamment le vieillissement des dirigeants, la corruption de + en + forte, l’économie de pénurie permanente, le poids du complexe militaro-industriel, mais aussi stagnation de la population active, et la baisse de l’espérance de la vie des hommes à cause de l’alcoolisme.

On a dès les années Brejnev une économie soviétique qui rentre en ralentissement et qui est affaiblie. Cet affaiblissement on va la retrouver dans l’ensemble du monde communiste avec l’écart des discours des dirigeants et la réalité économique.

Le discours est que les économies socialistes sont performantes, elles rattrapent les économies occidentales, et que la réussite du système socialiste se voit dans au moins 2 domaines :

  • J.O Munich 1972 : URSS 97 médailles et USA 72. RFA 70, et RDA 64.)
  • Domaine spatiale, compétition avec les Américains (Film : Goodbye Lénine)
  • Discours et réalité dans le monde communiste

La réalité est qu’en 1973, 1/3 niveau de vie soviétique comparé aux américains. Tjrs dans les années 70, pour acheter une voiture en URSS, il faut investir 35 mois de salaire et attendre très longtemps, alors qu’aux USA, 4mois de salaire et on a rapide.

Les conséquences environnementales des modèles soviétiques et éco socialiste sont de + en + visible : assèchement mer d’Aral. Et l’accident nucléaire de Tchernobyl en 1986.

Eco très en retard URSS et communisme avant même que la crise ne se déclenche, les caractéristiques dans la crise dans ces pays : une lente décélération de la croissance qui entraîne explosion bloc soviétique.

Jacques Sapir : historien spécialiste éco soviétique : montre qu’à partir des années 70, on constate une baisse continue des taux de croissance en URSS et dans les démocraties populaires et un creusement croissant des écarts avec les populations de l’Ouest.

Décélération de la croissance déstabilise éco socialiste :

  • Accroitre contrastes sociaux nomenclatura et les autres
  • Aggraver situations de pénuries
  • Renforce solution d’une réponse centrale (Kremlin)

La croissance ralentit mais à l’extérieur, le cours du pétrole va augmenter et baisser : ils sont affecté par le contre-choc pétrolier.

La contestation des régimes en place.

Très difficile la réforme de Gorbatchev.

Conduit à la décennie 1990 où partout les économies socialistes vont être démantelé en Europe et URSS :

Privatisation, libération des prix, décollectivisation, ouverture au commerce extérieur et capitaux étrangers. Partout ça va être durement vécu :

  • Hausse du chômage
  • Inflation
  • Endettement
  • Dans les pays de l’Est la production diminue de 90%.
  • Les salaires vont diminuer ainsi que l’espérance de vie
  • Dans années 90 : Le Pib diminue de moitié
  • En 1990 et 2001, le pays sombre dans le chaos. (Sous Boris Eltsine)

La situation des pays du Tiers Monde

  • Un thème central : le développement
  • La situation au début des années 70
  • Croissance et revenu par habitant.

A la vieille des années 70, on assiste dans la plupart des pays en voie de développement à une augmentation du revenu par habitant, on assite à certaine réussite (miracle Ivorien), MPIA (nvx pays industrialisés Asie).

Cet indicateur de la croissance du revenu par habitant masque un certain nombre de problèmes :

  • Les revenus individuels restent modèles
  • On a affaire à des sociétés qui restent très vulnérables vulnérabilité alimentaire
  • Insuffisance systèmes éducatifs
  • Poids agriculture et la population rurale qui reste très élevé
  • La faiblesse du marché intérieur.
  • Le déséquilibre des échanges commerciaux avec les pays développés.
  • La pression démographique : pays qui connaissent la + forte croissance démographique au monde

La persistance de ces problèmes conduit l’ONU et ses instances à mettre l’accent sur les questions d’alimentation, la révolution verte, mettre l’accent sur la santé, sur l’éducation, et la lutte contre la pauvreté.

On assiste à une divergence économique entre les différents pays parce que certains ont une croissance très rapide.

C’est le cas des NPI (croissance de près de +10%par an, et les autres au tour de +1%)

Progressivement dans le tiers-monde il y a des trajectoires différentes (Afrique, Amérique latine etc.).

  • La réflexion sur le développement.
  • Réformer l’économie mondiale ?

Plusieurs réflexions vont apparaître à partir des années 70, est-ce qu’il ne faut pas réformer l’économie mondiale. Pour rendre les échanges mondiaux plus favorables aux pays en voie de développement

Dans les années 70, ce sont les accords du GATS, par les pays industriels, pour les pays industriels pour les échanges entre eux.

ONU propose : programme d’action pour un nouvel ordre économique internationale (PAPNOEI)

  • Agrandir les débouchés des pays du tiers-monde dans les pays du nord.
  • Distribué capitaux sous forme de prêt dans les pays du tiers-monde
  • Augmenter la valeur internationale (donner + d’argent)
  • Stabiliser les prix des produits de base

Au même moment le G77, à l’ONU demande la réforme internationale et LE CNUD va dans le même sens.

Le développement ne serait pas une idée purement occidentale, les anthropologues et les économistes considèrent que le développement à été conçu en occident et qu’il est utilisé pour imposer des valeurs occidentales et déstructuré les sociétés dans les pays du tiers monde.

Alexandre Gerschenkron : le développement du modèle occidental est difficilement exportable qu’on pourrait envisager d’autres modèles de développement que celui de Rostow, il estime aussi que le fait de fixer qu’un seul objectif qui est d’atteindre l’ère de consommation de masse.

Années 70 : critique radicale de norme de développement

Ce développement va devenir progressivement une affaire d’experts, années 50 et 60, c’était des universitaires qui arrivaient avec des modèles à mettre en œuvre, et à partir des années 70 au FMI, Banque mondiale, Onu, on va voir le rôle croissant des experts, qi vont quantifier les phénomènes, étudier la situation pays par pays. Plutôt que de mettre à tout prix l’industrialisation par substitution des importations on va mettre en œuvres politiques plus prudentes en fonctions des conditions d’un pays.

Ils vont réfléchir sur les obstacles de développement

  • Développement et démographie

A partir des années 70, réactivation des liens anciens entre croissance démographique et développement. Malthus estime qu’une croissance démographique trop forte est mauvaise pour sociétés, car les populations ont tendance à croître beaucoup plus vite que les réserves agricoles.

Dans les pays développés lorsqu’il y a une croissance démographique au 19ème siècle c’est à un rythme autour d’1% par an compatible avec l’augmentation de la production agricole jusqu’en 1945.

Dans la plupart des pays en voie de développement on a une croissance démographique de 2,5 à 3% par an alors qu’il n’y a pas de révolution verte (en Afrique par ex). Une croissance démographique aussi rapide est considéré comme un obstacle au développement.

René Dumont parle pour l’Egypte du Triomphe de Malthus puisqu’il constate qu’une course entre la production agricole dont les rendements stagnent et la croissance démographique qui est explosive dans les années 60-70.

Toute une série d’arguments contre la croissance démographique forte.

  • Elle empêche la formation du capital, car les revenus des paysans est modeste et ce revenu et d’autant plus modeste que la production augmente lentement.
  • Cela empêche d’épargner et de constituer un capital
  • Pour l’économiste Paul Bairoch, la croissance démographique est le problème principal des pays en développement
  • Lorsque la croissance démographique est élevée on va utiliser des ressources pour l’éducation, la santé, ce qui va nuire au détriment des infrastructures et investissement en capital (dépendance d’éducation pas productive pour un état).
  • Au bénin, années 60-70 consacre 70% de ses dépenses à la scolarité et ne touche qu’1/4 des jeunes de cette génération
  • Dans les années 70, dans les pays développés, on commence à réfléchir aux dangers d’une croissance économique trop rapide, et aussi aux conséquences écologiques de l’économie.
  • On prône à l’échelle mondiale le ralentissement de la croissance.
  • La croissance économique rapide est vue comme un danger
  • En 1968, la Bombe P (de Paul Ehrlich) qui s’inquiète de la croissance démographique trop rapide

La croissance démographique va faire apparaître des arguments populationnistes :

  • Bodin : « il n’y a de richesses que d’Hommes » : la croissance démo est une bonne chose pour la société
  • Marx était un critique de Malthus : si la croissance de la population pose un problème, c’est parce qu’elle révèle les contradictions du système capitaliste.
  • Il faut tenir compte du progrès technique agricole alors que Malthus s’inscrit dans une logique de rendement décroissant
  • Alfred Sauvy : Inventeur du Tiers-Monde, mais aussi Ester Boserup : anti-Malthus
  • Livre en 1970 : Evolution agraire et pression démographique où elle analyse ce qu’on appelle l’effet bosrup (pression créatrice) : c’est dans les endroits où la pression démographique est la plus forte sur l’agriculture qu’il y a eu les progrès économiques les + importants, par exemple en Asie, on a inventé des systèmes de production pour la riziculture pour nourrir des populations très nombreuses, en Europe la charrue pour augmenter rendements agricoles
  • L’économiste Drucker considère que la Croissance démographique est l’un des 7 sources d’innovation à long terme, autres facteurs : imprévu, la contradiction, les besoins structurels, connaissance nouvelles, changement de perception, réorganisation industrielle et commerciale.

Autre argument : les nouvelles générations sont mieux formées et plus nombreuses ce qui est favorable à la croissance et la modernité.

La Stagnation démographique présente des inconvénients, on estime que la CD (croissance démo) de la France moins forte que celle des autres au 19ème siècle à pénaliser la France d’un point de vue éco par rapport à ses voisins.

Argument Contre les populationnistes : Quand la CD est rapide, il y a une question de revenu et partage de la richesse dans une société.

Le dualisme économique dans la plupart des pays en développement, il y a coexistence d’un secteur économique moderne et d’un secteur économique traditionnel.

François Perroux montre que le secteur économique moderne n’a pas d’effet sur le secteur économique traditionnel

D’autre éco pensent que le secteur économique traditionnel crée des emplois mais ne crée par des emplois mais ne permet l’accumulation du capital et l’investissement.

Le poids de l’endettement, les pays en voie de développement se sont endette pour financer leur développement dans les années 50,60,70, ils sont endettés ce qui limite leur marge de dépense et les rend dépendants de leurs investisseurs.

La domination nord/sud : forme de domination capitaliste reposant sur des échanges asymétriques entre pays développement et pays en voie de développement, la conséquence est que les Pays en voie de développement peine à dégager des profits à l’exportation, à accumuler leur capital pour investir et se développer. Des politiques d’industrialisation : elles mobilisaient beaucoup de ressources financières : pas forcément d’effet d’entrainement sur le reste de l’éco, nb ouvriers reste faible, augmente dépendance technologique et financière envers les pays développés.

Ces politiques sont des échecs. Amartya Sen, la démocratie protège de la famine et permet le développement : exemple de l’Inde après 1947.

On a néanmoins des exemples de pays autoritaires où il y a eu développement et qui sont devenu après démocratie (Corée du Sud).

Max Weber : L’Ethique protestant et l’esprit du Capitalisme.

02/02/2022

Programme de révision pour le 12 :

Après 1945 : Guerre froide décolonisation et construction européenne, + chapitre économique.

  • Le piège de la dette et des matières premières
  • De fortes variations des cours des matières premières et du pétrole.
  • Variation prix matières premières, pétrole, minières.
  • Comme on l’a vu en 73 et 79, il y a les deux chocs pétroliers qui entraînent une augmentation des prix de toutes les matières premières.
  • Les pays qui exportent des hydrocarbures et matière première vont très vite s’enrichir, c’est le cas des pays arabes qui vont toucher les pétrodollars qu’ils vont placer dans les banques occidentales.
  • Ces banques vont prêter cet argent afin de financer le développement
  • On est dans un contexte favorable car ces pays peuvent s’endetter plus et rembourser.
  • Le résultat c’est qu’entre 1970 ET 1982, la dette des pays du tiers-monde est multiplié par 8, car les revenus de ces pays augmentent, les taux d’intérêts sont bas.
  • Les conditions leur sont favorables
  • Le contexte va pourtant se retourner car en 1985, il va y avoir le contre-choc pétrolier : les prix du pétrole se mettent à baisser, les pays industriels ont fait évoluer leurs pratiques de consommation. On assiste au contre choc-pétrolier, (diversification : nucléaire, USA diversifié les ressources en interne) : toutes les matières premières sont tirées vers le bas. Les pays exportateurs de matière première vont connaître une forte déstabilisation économique, ça concerne aussi bien les produits agricoles, avec aussi des difficultés sur les marchés de matière première minière et le pétrole et ses dérivés.
  • C’est une première difficulté pour ces pays, car leurs revenus n’augmentent plus.
  • Il va y avoir le Choc Volker
  • Le Choc Volker : chef de la réserve fédérale en 1982, il décide de remonter brutalement les taux d’intérêts qui étaient faibles et qui vont dépasser les 16-17% ce qui va déclencher la dette des pays du Tiers-monde. En fait, le choc Volker va révéler un certain nombre de problème :
  • Abondance des liquidités dans le monde : surendettement des pays du tiers-monde
  • Cela va entraîner des investissements pas forcément durables, des dépenses : c’est le cas de la Basilique St Dame de La Paix à la capitale côte d’Ivoire : YAMOUSSOUKRO
  • Le Choc Volker va aussi révéler la complexité des montages financiers, plusieurs banques vont prêter sur les mêmes projets.
  • Est donc apparu une bulle spéculative sur le financement ce qui est fragilisé par le creusement des déficits, la mauvaise fonction des structures, le détournement de fonds et la corruption

La difficulté est que dans la seconde moitié des années 70, début des années 80, un certain nombre de pays en développement sont sur le point de faire de nouveaux emprunts pour rembourser les anciens.

Agence France Trésor : une trentaine de personnes lèvent de l’argent sur les marchés financiers pour rembourser une partie de sa dette.

Ces pays vont connaître des crises financière très violentes Mexique en 82, Argentine en 83, Brésil peu après.

De nombreux pays se retrouvent dans l’incapacité de payer leur dette.

La Crise Mexicaine a beaucoup marqué le monde.

Aujourd’hui, L’Argentine a toujours une dette.

Argentine : péroniste (socialistes étatique) contre les libéraux.

Comme ces pays sont en crise, on va leur proposer un certain nombre de solutions :

  • De nouveaux prêts : le plan BAKER, qui concerne une quinzaine de pays. Au début des années 80. Faire de nouveaux prêts. Mais il va être confronté à deux problèmes :
  • Les banques pensent que ces pays sont trop endettés pour qu’on leur prête de l’argent
  • Rééchelonnement : Proposé par le club de Paris et le club de Londres, cela aboutit à la signature de 350 accords de rééchelonnement entre les pays endettés et le FMI.
  • Ces plans vont permettre des ré assainissement financiers
  • Allègement / suppression de la dette : les altermondialistes commencent à faire leur apparition : diminution de la dette d’1/3 à 50%. Cela conduit au plan BRADY, (réduction de la dette d’une Quarantaine de pays) en 1989.
  • Les 3 effets pervers :
  • A partir de 1983, les pays du Tiers-monde vont recevoir moins de capitaux chaque année qu’ils n’en remboursent. Les pays africains depuis 1983, reçoivent de l’argent mais n’en verse aux autres qu’ils en reçoivent.
  • Marshall : militaire mais pas économiste.
  • A partir de 83, quand je suis un pays endetté je verse plus d’argent aux banques des pays du nord que j’en reçois. Il faut payer les dettes.
  • La contrepartie : les plans d’ajustement structurel :
  • A partir des années 70-80, quand on demande l’aide du FMI, l’FMI demande en contrepartie des efforts de chacun des états.
  • Ce sont des réformes que vont exiger le FMI, et la banque mondiale en échange du financement de ces pays du tiers-monde qui sont endetté.
  • Ces réformes sont inspirées parce qu’on appelle consensus de Washington.
  • IFM (Instance financière mondiale) sont converti aux idées néo-libérales. Milton Friedmann, Friedrich Von Hayek
  • Le Fmi et la banque mondiale deviennent des acteurs de la diffusion du néo-libéralisme.
  • Après 82,83, partout on va réformer les économies dans le même sens.
  • Deux idées principales mises en avant :
  • L’intervention de l’Etat est défaillante, elle ne corrige pas les imperfections du marché, elle crée des dérèglements et situations de rentes (situation les gens peuvent tirer des profits). Il faut réduire le rôle de l’état
  • L’ouverture au commerce internationale est nécessaire pour enclencher le processus de développement. A partir de là, vont être mise en place une dizaine de recommandations dans les pays en crise.
  • Recommandations FMI
  • Mettre en place une discipline budgétaire plutôt par la réduction des dépenses que plutôt qu’augmenter les recettes.
  • A travers cela, c’est redonner de la marge aux états et aux entreprises pour qu’elles puissent investir
  • La réorientation des dépenses des états : en faire des productives, pendant une vingtaine d’année il va y avoir une baisse de financement en matière d’éducation et de santé des états. Les nouveaux plans d’ajustement structurels.
  • Une réforme fiscale avec des taux modérés
  • Des taux d’intérêts plus recommandé par l’Etat mais par le marché
  • Taux de change déterminé par l’Etat : réformes fiscales
  • La libéralisation des importations : baisse des droits de douane, fin du protectionnisme
  • La libéralisation des investissements étrangers : dérégulation financière, investissements sans entraves
  • Privatisation pour réduire le rôle de l’Etat dans l’économie. Entreprenante Afrique, Severino : montre que les états ont fait des privatisations sur des très grandes entreprises et structures mais aussi des petites entreprises et structures pour faire bénéficier locaux et étrangers
  • Suppression de barrières internes, suppression contrôle étatique, suppression politique de contrôle des prix.
  • Renforcement des droits de propriété.

Quelles conséquences concrètes pour ces pays-là ?

Ils vont connaître des conséquences critiques et sociales :

  • Réduction nombre de fonctionnaires
  • Réduction aides sociales : chômage, maladie, subventions diverses
  • Touche le pouvoir d’achat des gens.
  • Irruption de la concurrence étrangère par les droits de douane : économie modifiée
  • Contestations politiques car les gens ont vu leur mode de vie changer assez rapidement
  • D’autant plus impopulaire que ce changement est imposé de l’extérieur et que les gouvernements sont tenus de mettre en œuvre.
  • Atteinte à la souveraineté des états : imposé des réformes qui ne sont pas souhaitées par la classe politique local.
  • Malgré tout pour certains états, il va y avoir une meilleure situation économique : c’est le cas du Mexique avec un afflux d’investissements IDE, connaître des services de meilleurs qualités (car réformés), une œuvre de transport de meilleure qualité, et va aussi bénéficier des usines MAQUILADORAS : (au Mexique mais pour les américains et produit de la richesse).
  • Cette situation va durer jusqu’en 1994 où le Mexique va connaître une nouvelle crise qui va à nouveau le déstabiliser.

(Film : le jour d’après, le courant de Humboldt)

Le guano produit exportation du Chili. (Caca oiseaux riche en sodium et phosphate)

  • Leurs conséquences :
  • Ouverture aux échanges et libéralisation
  • Un très grand nombre de pays va connaître des ouvertures importantes : le Mexique, (va adhérer au GATS), va recevoir des IDE, ALENA.
  • L’Inde va aussi s’ouvrir et mettre fin au licence Raj : Mogol Raj (empire mongol) -> British Raj (empire britannique) -> Licence Raj (économie étatisée). De 1947 à 1991, temps de Licence Raj en Inde, toutes les activités économiques sont soumises à autorisation. En 1991, suite à une crise financière l’économie indienne se libéralise, s’ouvre aux capitaux étrangers, s’ouvre au commerce international, c’est à partir de là que l’Inde se spécialise dans les services.
  • Le Brésil dans les années 90 : connaît une ouverture, fin de la politique d’ISIE industrialisation par substitution des importations, baisse des droits de douane, signature d’accords commerciaux : le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay).
  • Le pays va connaître une émergence et s’intégrer de plus en plus à la mondialisation.
  • Démocratisation dans un certain nombre de pays et territoires notamment dans les pays d’Amérique Latine, on assiste aussi au renforcement des organisations régionales : qui s’inspire de la communauté économique européenne.
  • Déstabilisation profonde dans certains territoires :
  • Décennie perdue dans les années 80, en Amérique laine marquée par l’Hyperinflation, tensions politiques, guérilla, trafique de drogue.
  • Pour le continent africain : décennie du chaos pour les années 90, une vingtaine de conflits avec des situations extrêmement grave autour des grands lacs, au Rwanda : des génocides.
  • La Somalie : crise alimentaire
  • Guerres civiles très violentes

Plan d’ajustement structurel a beaucoup affaibli les pays.

  • Une donnée nouvelle : l’ouverture de la Chine
  • La mort de Mao
  • C’est une ouverture décidée par les autorités chinoises menée par elle et en fonction des intérêts de la Chine.
  • On a donc une ouverture complètement différente des autres
  • Huawei reproché ses liens avec l’Etat chinois. Le fondateur et PDG de Huawei est un ancien de l’armée de libération chinoise.
  • Autre remarque importante : le parti communiste chinois est aux commandes et s’il mène des réformes économiques et sociales, il refuse tout réforme politique.
  • Cette ouverture de la Chine est un choc extrêmement violent car à partir de 1978 à 2010, va arriver chaque année 20M de personnes sur le marché du travail. Il va avoir un choc d’offre en terme de main d’œuvre. Elle va attirer les investissements avec ses actifs. (1/3 de la croissance mondiale du nombre d’actifs).
  • Les autorités chinoises vont aussi mener la politique de l’enfant unique, car le pays va connaître un bonus démographique, ou fenêtre d’opportunité démographique. La population active est plus nombreuse que les jeunes + les vieux. Cercle vertueux : Main d’œuvre abondante, création d’emploi, investissements, croissance.
  • En 1976 : la mort de Mao, pendant 2 ans il va y avoir de fortes tensions à la tête du PCC, avec des tensions internes pour voir qui va lui succéder et quelles options politiques.
  • Un homme qui a travaillé avec lui mais qui a été purgé pendant la révolution culturelle : Deng Xiaoping.
  • Il est à l’origine de cette politique d’ouverture de la Chine.
  • Ces politiques de réforme, qui sont extrêmement nombreuses et va fixer un certain nombre de principes à cette ouverture de la chine.
  • Maintien au pouvoir PCC tête de la Chine
  • Collégialité à la tête de la Chine, séparé les fonctions : président de la République et secrétaire général du parti communiste.
  • Il va aussi mettre en place une politique qui est celle de profil bas sur le plan politique. (La Chine s’affirme économiquement mais très discret et silencieux jusque dans les années 2000).
  • Ces principes vont influencer l’ouverture de la Chine.
  • 1978-1992 : fin de l’économie administrée
  • On sort de la révolution culturelle, une période d’une décennie qui a beaucoup désorganisée la Chine, éliminé les intellectuelles, persécutés religieux etc.
  • Deng Xiao Ping fait l’ouverture avec les atouts que dispose la Chine. La Chine de 78 dispose de nombreux atouts : dispose déjà de capacités industrielles.
  • Dans les années 50, capacités industrielles ont déjà été installée.
  • Taille et accroissement de la population déjà très rapide
  • Cela explique le choc d’offre et cette fenêtre d’opportunité géographique. Cet accroissement démographique est très rapide ce qui va mettre en place cette politique de l’enfant unique.
  • Le taux de fécondité des femmes de 6 ou 7 passe à 1,5.
  • Cette politique de l’enfant unique a été assouvie en 2015.
  • Cette fin de l’économie administrée, 4 modernisations :
  • Agriculture
  • Industrie
  • Défense
  • Science et technique
  • L’idée est de moderniser le pays
  • Plusieurs mesures concrètes sont mises en œuvre :
  • Décollectivisation des terres (terres rendues au paysans) qui peuvent désormais vendre leur surplus et le prix de vente est libéralisé
  • Conséquences : les prix vont augmenter, donc paysans produisent plus, donc augmentation agricole, énorme augmentation niveau de vie des paysans.
  • Cette agriculture va se diversifier avec des agricultures maraichères etc.
  • C’est un changement très important.
  • 600M de personnes vivent en dessous de 600euros en 2021 en Chine.
  • La décolonisation va s’accompagner d’un autre phénomène : exode rurale et urbanisation (échappe au contrôle de l’état).
  • Le niveau de vie des paysans s’améliore, et 1978, moment où les campagnes chinoises connaissent les pics donc les jeunes vont aller en ville pour avoir du boulot.
  • L’assouplissement de la planification
  • Introduction du marché libre et l’essor du secteur privé. + en + d’entreprises et secteur privé. Le rôle de l’état dans l’économie va considérablement reculer.
  • La signature d’accords commerciaux avec la CEE, les USA, la Chine va aussi faire son entrée au FMI. La Chine rentre dans la mondialisation. 3 provinces littorales du Sud-Est de la Chine, près de Canton
  • Pékin/Shangaï/Canton
  • Shangaï près du fleuve Yangtze
  • 4 zones économiques spéciales (ZES) vont être ouvertes :
  • Shenzhen
  • ZES : zone franche avec un certain nombre d’avantages accordés.
  • ZES avantages : Investissements bien venus, tarifs douaniers faibles, fiscalité avantageuses, entreprises qui s’installent peuvent rapatrier leur bénéfices, main d’œuvre nombreuse travailleuse et pas syndiqué, électricité, eau subventionnée.
  • Cela va marcher, le littoral chinois va devenir l’atelier du Monde

Avec les ZES il y a une rupture économique avec l’histoire de la Chine. Avant 1978, la Chine est un pays rural tourné vers l’intérieur, très agricole qui ne s’ouvre que sous la contrainte. A partir de 1978, c’est un pays tourné vers son littoral, qui s’industrialise vite et qui s’ouvre volontairement au commerce mondial.

A partir de 1984, on ouvre plus de ZES, et on ouvre les réformes à l’ensemble du territoire.

Ces réformes vont entraîner la crise de 1989, les Chinois accueillent de manière très favorable ces réformes, les étudiants vont demander la 5ème modernisation qui est la démocratie.

Au Printemps 89, suite à la mort d’un cadre du parti que les étudiants aimait, il va y avoir des mouvements de manifestations, avril jusqu’à juin. Sans la réaction des autorités chinoises.

  • C’est la place Tian An Men, Deng Xiao Ping demande la répression brutalement, il fait encercler la place par l’armée. Les étudiants sont traqués, arrêtés. La répression a été extrêmement violente car des étudiants ont été massacrés, et les chars ont été envoyé contre étudiants.
  • Conséquences : vague de répression qui va s’abattre sur tout le pays avec des milliers d’arrestations, des personnes évincées du partis. Mais aussi des sanctions internationales de la part de la CEE etc.
  • Mais surtout Deng Xiao Ping va arrêter les réformes.

En 1992 avec une deuxième phase de modernisation qui commence avec un voyage de Deng Xiao ping dans le pays, il va se rentre à Shangaï pour annoncer à nombre de mesures dont la réouverture du port de Shangaï fermé depuis 1947. Il va mettre en place l’économie de marché socialiste.

  • Mise en avant propriété, liberté économique, société de co-entreprise. (Alliance entre entreprise étrangère pour vendre et produire sur marché chinois Ex : Renault/ Nanfeng)
  • Croissance spectaculaire de +9 à +12% par an 1992 à 2010, la sortie de 200 à 400M de personnes de la pauvreté. Initiation à la société de consommation.
  • L’essor du tourisme à la fois international mais aussi nationale.
  • Multiplication des parcs à thème.
  • Une société qui épargne beaucoup (environ 1/3 des revenus)
  • Transformation des paysages avec la construction des infrastructures, périphériques, autoroutes, lignes à grande vitesse.
  • Transformation des paysages urbains avec l’apparition en quelques années de la SKYLINE à Shangaï : PUDONG (équivalent de Manhattan).
  • (Roman : Mort d’une héroïne rouge)
  • La Chine va connaître aussi l’extension des ports de + en + important
  • Le grand moment de l’exode rural chinois.
  • La Chine va devenir l’une des principales puissances économiques mondiales.

Le Tiers Monde dans les années 90 :

Officiellement le tiers-monde existe sur le plan politique, il y a toujours des réunions sur le non-alignement dans les années 90-2000, en réalité ce qu’on appelle le tiers-monde connaît une divergence profonde et apparaît plusieurs groupes différents : LE PNB

Tout en bas de l’échelle entre 100-400 $ de revenu/an/hab. : PMA pays moins avancés

Entre 400 et 3K $ de revenu/an/hab. : des pays commencé développement, diversifié l’économie (parmi eux : Mexique, Brésil, Afrique du Sud, Algérie)

Entre 3k et 15k $ par an/ habs : NPI et pays pétroliers qui ont pour point commun d’avoir une population peu nombreuse, d'avoir réussi leur industrialisation ou exportation, qui cumule les excédents commerciaux.

Il y a ces écarts entre habitants mais aussi différences en terme de croissance en fonction des régions qui fait que les écarts se creusent entre les pays. Dans les années 80, la croissance en Asie est de +6% par an, En Amérique Latine, 1,7%/an , Afrique +1,1%/an.

Taux de croissance inégaux en fct des régions du monde.

Conclusion IV (a, b, c)

Avec les crises des années 0, on passe d’un paysage économique stable, régulé, avec des perspectives de croissance, à une période marquée par l’incertitude et les crises, qu’on peut mesurer par différents indicateurs : le chômage, flottement des monnaies, l’inflation, l’aggravation de la pauvreté à économie de marché, fortes tensions politiques et sociales.

La crise des années 70, s’accompagne d’une redistribution du poids économique à l’échelle mondiale avec un renforcement du poids de l’Asie. Une Afrique qui a une croissance ralentit et qui pèse relativement peu. On va retrouver à l’échelle régionale, début émergence du Brésil.

Avec aussi, affirmation de la Chine au moment où le Japon rentre en crise (87), la crise des années 70 s’accompagne de profondes transformations économiques sociales mais aussi géopolitique avec des conséquences jusqu’à nos jours -> précipitation bloc socialiste et modèle soviétique. Favorise aussi triomphe néolibéralisme, s’accompagne aussi accélération construction européenne mais aussi renoncement au modèle Keynésien.

Exemple choix politiques : Avant années 70, politiques d’austérité.

Depuis les années 1990 : croissance et crise

  • Jusque vers 1995 : crise persistance
  • Inflation jugulée
  • Reprise de la croissance différente entre les secteurs de l’économie. Ponctué par des crises extrêmement violentes qui viennent à intervalle régulier. La crise asiatique de 1996, on a eu la crise en 2000-2001, crise sur les nouvelles technologies. (Crise de confiance sur les nouvelles technologies). La crise de 2008, qui part du marché financier américain.
  • Crise de 2019-2020, fin ralentissement économie mondiale, mais double crise car la pandémie à fait oublier la première.
  • La crise des années 70, va durer jusqu’en 1995, ce qui va permettre de sortir progressivement de la crise. A partir des années 90, en Europe et aussi en Amérique Latine, on va réussir à contrôler l’inflation qui est l’un des principaux symptômes de la crise. La convergence monétaire en vue de l’Euro, qui va mener des politiques de contrôle de l’inflation.
  • On va enfin sortir de l’inflation. Néanmoins problème qui va rester : endettement publique qui va continuer à se creuser jusqu’aux années 90, les différents pays du monde vont continuer à s’endetter pendant cette fin de crise.
  • En même temps, ils mettent en place la financiarisation des économies qui va se poursuivre et va contribuer à déstabiliser les économies puisque grâce à la dérèglementation financière, des sommes très importantes vont être déplacé d’un secteur à un autre ce qui peut déstabiliser l’éco.
  • Néanmoins jusqu’aux années 90, la croissance reste faible, on va assiste pour la première fois à un décalage cycle européen et américain. USA moment plus difficile fin de crise en 1991, et va ensuite être relancer par Bill Clinton en 1993, et croissance sur le reste décennie. Pour les européens c’est en 94 (en décalé), les pays européens vont connaître d’importantes difficultés.
  • Au début des années 90, on est dans l’Uruguay round du GATS.
  • Les négociations sont particulièrement difficiles car les pays encore en difficulté économique sont réticentes à proposer des avantages commerciaux à leur partenaire. A partir de 1995, on va avoir enfin une reprise de la croissance mondiale. 1995, c’est l’année de retournement de sortie de crise. Renouer avec la croissance.
  • Une Nouvelle Phase de l’Histoire économique portée par l’innovation :
  • En 1995, on entre dans une phase A du cycle de Kondratieff.
  • On entre de plein pied dans la mondialisation actuelle, mondialisation multipolaire et la croissance que l’on connaît repose sur de nouveaux éléments qui vont se mettre en place peu à peu.
  • Essor des nouvelles technologies de l’information et communication. En 1993, Bill Clinton a massivement encouragé les nouvelles technologies : nouvelle élément central entre les pays.
  • Cela va contribuer à une reconstruction (essor de la circulation des données) mais aussi réorganisation des transports : conteneur, mais aussi réorganisation cadre des entreprises.
  • On entre ce que J-Rifkin (économiste conseiller Maison-Blanche) appelle la 3ème révolution industrielle avec les nouvelles technologies. Il souligne l’importance du cycle d’innovation dans lequel nous vivons Schumpeter : création de nouvelles opportunités économiques : apparition de nouveaux métiers, nouveaux secteurs, nouveaux financements, technologies très coûteuses. Biotechnologie, informatique, nanotechnologie.
  • On rentre dans un nouveau cycle économique grâce à ces technologies.
  • Les emplois vont donc disparaître mais d’autres apparaître.
  • La reprise de la croissance à partir de 1995
  • Les nouvelles données de la croissance
  • NTIC
  • Essor asiatique
  • Les organisations régionales

Un nouveau cycle d’industrialisation (3ème révolution industrielle).

L’essor de l’Asie à partir des années 70, un certain nombre de pays d’Asie du Sud-Est vont se développer et connaître un rattrapage spectaculaire :

  • Chine
  • NPI
  • Thaïlande, Malaisie, Indonésie
  • La plupart des pays mettent en place l’industrialisation par promotions des exportations. Excédents commerciaux sont utiliser dans la remontée des filières.
  • Ces pays sont dans un cercle vertueux de la croissance.
  • Les investissements vont aussi venir sur les pays du Sud-Est.

En 1950, le niveau de vie moyen d’un espagnol, c’est 3 fois le niveau de vie d’un Sud-Coréen.

En 1997, leur niveau de vie sont équivalents alors qu’entre-temps le pays par habitant de l’Espagne PIB/hab a été multiplié par 5,7.

En quelques décennies des pays pauvres vont devenir plutôt riches. Cette croissance des pays asiatiques est une surprise car initialement lors des indépendances, on pensait que l’Afrique se développerait plus que les pays d’Asie car + de ressources. On part alors d’un Miracle Asiatique.

(Voir affaire des biens mal acquis)

(Voir film Haut Voltige)

(Mission Thalassa : route des portes conteneurs)

  • Développement des organisations régionales
  • Organisation régionale et multilatéralisme. CEE devient Commission européen par le traité de Maastricht en 92.
  • L’Aléna (Association libre échange nord-américaine (NAFTA)) : Mexique, USA, Canada.
  • Le Mercosur (en 94) : Paraguay, Uruguay, Argentine, Brésil : marché commun 4 pays d’Amérique Latine.
  • Asean pour les pays d’Asie du Sud-Est.
  • Ces organisations stimulent des échanges au niveau régionale avec des marchés communs et voire plus pour l’UE.
  • Intensification des échanges.
  • Les premières partenaires des pays UE sont les Européens eux-mêmes 2/3 des échanges.
  • Cela permet d’affirmation mondiale de différents pôles.
  • Rayonnement All par échelle Européenne, pareil pour USA : échelle Amérique.
  • Une croissance instable marquée par des crises.
  • Croissance assez forte pour une grande partie des pays. Profit à l’export à l’Asie, Amérique Latine. Mais recul du chômage en Europe.
  • Les années Chirac, comment redistribué les fruits de la croissance.
  • Une croissance forte en Asie, relativement forte en Amérique Latine, USA, Europe mais plutôt faible en Afrique avant le début des années 2000.
  • En même temps comme cette croissance repose sur la dérégulation économique, la libéralisation, les monnaies (taux de change) flottantes. C’est une croissance moins stable dans la durée que celle des années 60-70.
  • Cela va donc toucher une partie du monde.
  • Récurrence des crises.
  • Décennie de crises japonaise en 87.
  • Fruit d’une explosion spéculative.
  • Crise asiatique de 96-97, consécutive à une période de très intense investissement dans la région. En 93, la banque mondiale avait publié un rapport : Le Miracle Est Asiatique : Croissance économique et politique public. Souligne ici la croissance, le développement.
  • Au début de la décennie 90, les pays d’Asie du Sud-Est reçoivent massivement des investissements sous forme d’IDE.
  • En 97, ils vont entrer en crise.
  • Le déclencheur de cette crise, ce sont des attaques spéculatives sur les monnaies. (Les gens vont faire des paris financiers) le 2 juillet 1997 : le BATH (monnaie Thaïlandaise) et le gouv Thaïlandais décide de découpler avec le dollar.
  • Les autres pays asiatiques vont entraîner des conséquences économiques, financières très graves.
  • Entre début juillet et mi-octobre 1987, les monnaies vont chuter de 30 à 50%. Les cours de la bourse vont chuter de 20 à 30% en moyenne sur toutes les places financières de la région.
  • Comment est-ce qu’on mesure les cours de la bourse en France ?
  • CAC 40 : cotation assistée en continu (portefeuille évalué chaque seconde)
  • 40 grandes entreprises pour évaluer les autres.

On va assister à une récession économique. En 1998, le PIB recul de Indonésie -13,2% en -10,4% -7,5% en Thaïlande, -6,7 % en Corée du sud.

Première fois qu’il y a une crise aussi grave qui touche tous les états, la croissance, les marchés et l’économie elle-même.

Cela va se traduire par des faillites, du chômage, des personnes.

Ce choc économique de 96-97, va refaire basculer des gens dans une forme de pauvreté alors qu’ils en étaient sortis.

Parmi les faillites, il va y avoir la faillite de dizaines de banques asiatiques. La crise est tellement grave qu’elle n’est pas que financière et monétaire, mais économique, commerciale et politique.

Pour la 1ère fois de leur histoire des pays vont faire des plans de relance et ensuite se tourner vers le FMI et la banque mondiale.

  • Cette crise va entraîner des conséquences sur les pays extérieurs à la crise.
  • Déstabilisation du Japon : 1er partenaire éco des pays asiatiques du sud-Est.
  • Conséquences sur la Russie aussi par ricochet.

Cette région (crise régionale) comment a-t-elle est amenée à la crise ?

  • Facteurs endogènes : propre à la région, on considère comme le suggère Camdessus, une forme de crise de capitalisme. Crise de 96-97, crise de croissance pour une régime régionale pas encore mûr.
  • La faiblesse des systèmes bancaires
  • Faible encadrement des capitaux
  • L’absence de coopération régionale entre ces pays : peu coordonnés
  • L’ampleur des dérèglementations des années précédentes.
  • La corruption

La crise va révéler toute une série de fragilités.

L’investissement et ses modalités.

  • Facteurs liés à l’investissement :
  • Avec cette crise les investisseurs vont prendre conscience d’une chose, la croissance asiatique était forte mais elle mal financée.
  • Mauvaise destination des investissements (investisseurs ont investi dans différents secteurs mais beaucoup dans l’immobilier : apparition d’une bulle).
  • Dans le temps, les investissements ont continué à croître alors que ces économies étaient déjà en ralentissement, perte de compétitivité, dégradations comptes courants, aggravation dette extérieur.
  • L’opacité des circuits de financement (où va l’argent ?)
  • Rôle des agences de notation : ont encouragé l’investissement dans cette région du monde alors que les économies étaient fragilisées.
  • Facteurs exogènes :
  • L’instabilité qui caractérise l’économie capitaliste mondiale
  • La crise japonaise qui a pesé sur ces économies
  • Monnaies ancrées au dollar : a donné l’illusion d’une prospérité : confiance aux investisseurs et permis l’arrivé de capitaux qui ont déstabilisé l’économie.
  • Une fois que la crise est déclenchée un acteur va avoir une aptitude qui va aggraver la crise : en achevant le peu de confiance qui restait dans ces économies par des politiques de restriction budgétaire, demande de la hausse des taux d’intérêts, en fermant des banques.
  • Cela a contribué à aggraver les difficultés économiques de ces pays.
  • Ces pays étaient en crise et investisseurs n’osaient plus y investir.
  • Crises de 2000-2003 : va particulièrement toucher les États-Unis
  • Les USA vont pendant ces années 2000-2003, rencontrer plusieurs chocs économiques qui ne vont pas casser la croissance mais révéler des difficultés de l’économie américaine. L’un des premiers chocs en 2000-2001 :
  • L’exposition de la bulle internet.
  • Depuis les années 70, on a massivement investi dans les NTIC, nouvelles technologies de l’investissement et communication
  • Autour des années 2000 : doutes sur la rentabilité de l’investissement.
  • Cette bulle va éclater en 2001, va avoir d’importances conséquences. Va disparaître 2k Mrd de dollars de capitalisation sur les marchés
  • Entreprises qui font faillites laissent 110 Mrd de dettes qui sont laissé sur le carreau
  • 560k emplois supprimé.
  • L’année suivante en 2002, la 5ème entreprise des USA, Enron qui va brutalement faire faillite. C’est une entreprise du domaine de l’énergie qui est le fruit d’un grand mouvement de fusion, acquisition, concentration de plusieurs entreprises du domaine de l’Energie.
  • Dans les années 90, le gouvernement américain à dérégulé le marché de l’Energie. Enron se présente comme un banquier ou courtier de l’Energie.
  • Enron vend des contrats à terme à ses clients avec une valeur fixée à l’avance.
  • Au tournant des années 2000, les prix de l’Energie montent. Sa situation financière se dégrade car elle ne vend pas cher quelque chose qu’elle achète cher.
  • A partir de là, les dirigeants d’Enron vont acheter des entreprises et truquer les comptabilités pour masquer l’ampleur des dettes qu’ils doivent.
  • A la fin plus de 3k sociétés offshore pour truquer la comptabilité.
  • Ce dispositive va fonctionner dans un premier temps. Dans les années 2000, le titre (action) Eron prend +90%. Alors que la Bourse de New York que +10%. 100Mrd de $ et 20k salariés.
  • Arthur Andersen encourage à investir dedans comme pour Goldman Sax.
  • Des fonds de pensions vont investir des sommes considérables dans Enron.
  • Kenneth Lay (patron) annonce que le titre de l’action va augmenter de +800% avant 2010.
  • Il appelle les salariés à acheter des actions Enron.
  • Dans les faits, Kenneth Lay entre 98 et 2001 vend pour 300 Mrd de $ des actions en stop-action. (Il dit acheter Enron et lui il vend).
  • Du jour au lendemain en 2002, Enron se déclare en faillite pour donner suite à des opérations ratées sur le marché de l’électricité. Le titre de l’action passe de 90$ à 1$ en quelques temps.

Autres affaires, en 2003, plusieurs entreprises mondialement connues et américaines se retrouvent aux milieux de scandales financiers (World Com) : communication, Xerox : photocopie, Merc (pharmacie).

  • Pourquoi une telle instabilité aux USA au tournant des années 2000 ?
  • Les années 90, ont été marquées par de très importantes opérations de concentrations favorisées par la dérégulation et faire venir des entreprises de très grandes tailles.
  • Cela a fait enrichir des intermédiaires mais a ainsi permis la formation de bulles spéculatives
  • Les attentats du 11 Septembre entraînent aussi des conséquences économiques mais aussi morales : perte de confiance.
  • La crise de 2008 et ses implications
  • Les fondements de l’économie mondiales sont malsains depuis années 2000. Crise 2008 montre donc.
  • Michel Beaud : profondes transformations de l’économie mondiale. 1er indicateur : le creusement de ces inégalités. En 2007, les 17 pays qui ont le PIB par tête le plus élevé ont un pays par tête de plus de 40k $. Alors que les pays les + pauvres c’est compris entre 365 et 665 $.
  • Le journal Ford ressence 964 Milliardaires possédant 3 300 milliards de dollars.
  • Creuse inégalités renforce contrastes économiques. Renforce inégalités entre territoires, groupes sociaux et écarts se creusent.
  • Thomas Piketty, le capital au 21ème siècle montre que dans les années 2000. Les PIB développés retrouvent le niveau de patrimoine qu’ils avaient avant la 1ère guerre mondiale.
  • Un patrimoine qui équivaut de 6 à 7 années de richesse mondiale. Retrouve aussi le niveau d’égalité en Europe et USA qu’il y avait dans les années 1900.
  • Creusement des inégalités.
  • Essor de la financiarisation. L’ensemble des transactions financières ont tendance à croitre plus vite que le PIB mondial. C’est le cas en 2006 où on estime que le total des en-cours, des fonds de pension, des fonds d’investissements, assurances vies totalise 662k Mrd de dollars soit 1,5 la totalité du PIB mondial.
  • Standard en Pour, a estimé pour 2006 :
  • « le système financier mondial une santé de fer, ces dernières années, ressemblent de + en + à l’âge d’or de l’industrie bancaire mondiale ».
  • Michel Beaud souligne aussi que l’année 90, se traduise par un affut rapide des capitaux aux USA. La crise de 97 et l’intervention du FMI fait que les pays touchés par la crise, mais aussi les pays d’Amérique Latine font tout pour dégager des excédents commerciaux afin de l’investir sur le marché américain.
  • Ils vont aussi investir dans différentes bulles qui se forment tout au long de la décennie 2000. Par exemple, la bulle de l’immobilité.
  • Entre 2000-2007, les prix de l’immobilier double aux USA, GB, Espagne.
  • Le secteur des matières premières va aussi connaître une augmentation des prix :
  • L’Or triplé prix entre 2000-2008.
  • Le prix du riz va plus que doubler
  • Le maïs va tripler
  • Le blé va quadrupler
  • Dès 2006-2007, se déclenche des émeutes de la faim, en Asie du Sud-Est mais aussi en Afrique comme Egypte, Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal.
  • Ces émeutes de la faim tournent à la contestation politique.
  • On va retrouver ceci aussi sur le pétrole dont le prix va tripler entre 2006-2007 pour dépasser les 100$ le baril et au pic 147$ le baril
  • J. Rifkin écrit dans la 3ème révolution industrielle : la vraie crise économique que personne n’a vue. -> Prix du pétrole, prix de l’essence.
  • Il décrit ce qui s’est passé aux USA : climat extrême de ce qui sont allé faire les pleins.
  • Il relit ça à la Boston Tea Party (1773). Américains conteste le prix du Tea. No taxation without representation to the parliament. Change social, économique et politique très profond
  • 73-76 : guerre d’indépendance américaine va être déclenchée après.
  • En dehors de ces bulles, les opérations de fusions et d’acquisition des années 90-2000 ont donné naissance à des entreprises de très grandes tailles et tellement grosses qu’elles atteignent des masses critiques qu’elles sont invulnérables. Too big too fail, elles ne peuvent pas faire faillite. Pourtant Lehman Brothers, va faire faillite.

Quelles sont les causes de cette crise ?

Les causes de la crise : Double contexte d’euphorie boursière, très forte hausse de la bourse et d’explosions des échanges internationaux puisque le commerce international dans les années 2000 progresse de +6%/an en moyenne, alors que le PIB +3%/an. Très forte demande minerais, énergies, produits industriels.

C’est un contexte qui pousse à la conscience, à la prise de risque et qui aveugle sur les fragilités réelles de l’économie.

L’explosion de l’endettement privé. Augmentation des prix de l’immobilier. Faibles taux d’intérêts des banques, inégalités des revenus : endettement privé qui touche donc l’Etat et les entreprises.

Principales sources d’endettement aux USA :

  • Immobilier
  • Etudes
  • Crédit automobile
  • Crédit à la consommation

Euphorie boursière, dans aucun secteur très peu de gens ont vu qu’il y aura un retournement boursier.

  • L’opacité des marchés financiers
  • Il est très difficile pour les investisseurs de comprendre quelle est la nature des placements qu’ils prennent et les mécanismes qui vont permettre de gagner ou perdre de l’argent. On est dans une situation où l’argent et les risques sont dilués dans les portefeuilles financiers. (Personnes sont sous risque sans même le savoir).
  • C’est la TITRISATION (méthode d’ingénierie financière pour diluer le risque), des SUBPRIMES (banques avec titrisation ont prêté de l’argent à des gens peu solvables donc en faute, puis ils sont revenus à d’autres gens).
  • Cette opacité est maintenue par les agences de notation qui vont valider ces produits financiers en encourageant les investisseurs.

Les facteurs déclencheurs :

  • 2006-2007 défaut de paiement massif sur les crédits subprimes au moment où on renégocie leur taux.
  • On s’aperçoit que les emprunteurs sont insolvables et pour cette raison vont être saisi des centaines de milliers de maisons aux USA pour les mettre en vente ce qui va entraîner un effondrement des prix de l’immobilier.
  • Résultat, des acteurs économiques extrêmement touché : les banques puisqu’elles s’étaient exposé en pressant, assurances crédits, organismes de réassurance, parmi ces acteurs la banque Lehman Brothers, une des plus grosses banques des USA découvre en 2006-2007 que son exposition aux SUBPRIMES est bcp trop élevé et trop d’actifs pourris. Le 15 septembre 2008, Lehman Brothers se déclare en faillite.

09/02/2022 :

15 septembre 2008 : faillite de Lehman Brothers. Massini : Les frères Lehman (biographie). Ils venaient de Bavière et s’installent et ouvre une boutique dans le vieux Sud. Ils vont devenir intermédiaire du coton. Guerre de Sécession, ils vont diversifier leurs affaires et devenir une banque.

  • Quand Lehman Brothers (1840), s’effondre c’est la fin d’un sucess story. Survécu au crack de 87, 2GM, 29.
  • Elle s’effondre en quelques heures.

Les conséquences sont immédiates, d’abord sur les marchés financiers :

  • La confiance est ruinée et à travers elle le secteur financier. BEAR STEARNS banque d’affaire aussi mise en difficulté.
  • Vont aussi être mis en difficulté deux entreprises qui proposaient des crédits immobiliers : FANNIE MAE et FREDDIE MAC
  • AIG assureur aussi mis en difficulté.
  • Crédit immobilier, banque d’affaire, tous les secteurs sont touchés par ricochet même les entreprises du BTP, les industriels qui fournissent le BTP CATERPILLAR.

La Bourse de New York chute de -50%, au cours des derniers mois de 2008, la moitié de la capitalisation boursière disparait d’un seul coup.

Sur plusieurs semaines la capitalisation boursière baisse de -50%.

  • L’investissement est aussi touché, les banques conscientes qu’elles ont trop prêté à des conditions favorables. Elles décident de resserrer le crédit : Credit Crunch, Choc de demande négatif (demande diminue), les particuliers consomment moins, particuliers aussi. Le commerce monial va croître de +2%/an seulement contre +6% habituellement. D’autres secteurs vont être touché : automobile : FORD, General Motors, Chrysler demande aide Etat américain pour surmonter la crise.
  • Les IDE baisse (-29% dans les PDEM)
  • Autre effet, la croissance en général. En 2008-2009, la croissance chute (-3,6% dans l’OCDE). France et USA (-3,1%), Allemagne (-5,1%). La Chine aussi va être pénalisée dans sa croissance car ses exportations chutent de (-24%).
  • Cette récession de 2008 est la plus grave depuis 1945.

Quelles sont les politiques menées face à cette crise et qu’elles sont les effets ?

Les états dans un premier temps vont intervenir massivement dans l’économie pour limiter l’ampleur et relancer l’économie. USA : plan de relance de 700Mrd de dollars. Dans l’éco : creusement de la dette public : USA en 2009 atteint les 10% du PIB, en France 8%. Ces mesures se traduisent par l’explosion de la dette public. L’état va prendre en 2010, un certain nombre de mesures : limiter taille des banques, réorienter les investissements des marchés financiers vers l’éco réelle. Dans un Deuxième temps, les Etats vont mettre en place des politiques d’Austérité : réduction de la dépense public, baisse des impôts avec pour but d’assainir la situation financière des états et éviter le dérapage de l’éco. STIGLITZ dans ces travaux montre que ces politiques d’austérité ont entraîné des conséquences graves, car les catégories les plus pauvres touchaient les aides sociales.

Stiglitz : Le prix de l’inégalité : analyse processus d’inégalités pourquoi elles croissent ?

Les mesures de l’intervention de l’Etat durent 6 mois – 1 an puis après mesures d’austérité.

Quels sont les processus économiques qui entraînent le creusement des inégalités ?

Mondialisation renforce inégalités entre territoires et groupes sociaux, Innovations, Dérégulation.

  • Baisse des impôts sur la tranche des plus riches. Hausse des Rémunérations.
  • Taux de rémunération du capital > taux de croissance
  • Plus un capital est gros plus il croît. Intermédiaires financiers : placements plus risqués et plus rémunéré.

Les banques centrales vont investir dans l’économie mais elles sont mobilisées par la crainte de l’effondrement du système bancaire. En 2008, le Président de la FED est un spécialiste de la crise de 2009, il va faire un choix : sauver les banques

Aux USA, la FED (banque centrale des USA), va aider JP MORGAN CHASE a racheté la banque d’affaire BEAR STEINS. La FED va renflouer 67Mrd de dollar à AIG.

De manière générale les banques centrales vont fournir des liquidités aux banques et aux marchés financiers en créant de la monnaie. Ce sont des politiques de Quantitative Easing : l’injection de Mrd de $ ou Euros sur les marchés financiers afin que les investisseurs puissent continuer à investir et donc éviter effondrement investissement.

Les banques centrales vont aussi décider des baisses des taux d’intérêt entre 0 et 1% pour relancer le crédit : cas aux USA, Europe et Asie.

Une coordination internationale face à la crise notamment le G8 et le G20 qui se réunissent en 2008 pour lutter contre les paradis fiscaux, et des mesures d’encadrement du système financier.

Dans le monde, système financier de l’ombre : Shadow Banking : sommes considérables des paradis fiscaux plusieurs fois le PIB mondiale.

Sommes des paradis fiscaux peuvent déstabiliser l’économie mondiale. Mais c’est un manque à gagner pour les Etats.

  • G8 et G20 : listes noires des pays qui ont dû accepter l’automatisation fiscale et détention des fonds.
  • Les Suisses avait joué sur l’opacité des comptes à numéro
  • Maintenant si FR demande aux suisses à qui sont les comptes ils doivent répondre sous 48h

Le creusement des inégalités et conception du capitalisme qui est extrêmement violent après 2008. Par Stiglitz, Piketty, Sen, Plinon

  • Mouvements vont critiquer le capitalisme : Siriza (Grèce), Podemos (Espagne), Cinge Stelle (Italie)

Dès l’année 2009, les marchés financiers remontent, New York et Tokyo +19%, Londres et Paris, +22% et +24% pour Frankfort

Dès 2010, la croissance reprend autour de +2% dans l’OCDE mais cette croissance est marquée par de grandes inégalités entre les pays et les territoires.

A l’échelle de l’Europe, les pays du sud de l’Europe vont être marqué par un ralentissement et appauvrissement alors qu’au nord la croissance est fort : Sud, Finlande, Danemark

De même à l’échelle mondiale, croissance faible en Europe, aux USA forte avec la révolution des gaz de chiste et nouvelles Technologies (NTIC) : investissements et relance l’éco.)

Les pays asiatiques connaissent une croissance à la hausse. Mais aussi des pays africains qui après 2008, connaissent une forte croissance et donc un développement même après 2008.

  • 3ème conséquence : la crise des dettes souveraines qui éclatent en 2010-2011, lorsqu’on prend conscience que certains états sont trop endettés et que les agences de notations remettent en cause la notation AAA accordé à la plupart des états.
  • La Grèce, l’Irlande, L’Espagne, le Portugal, mais aussi l’Italie, dans lesquelles on va estimer que l’endettement est trop élevé par rapport à la richesse nationale
  • Dans le courant des années 2010, on assiste à une divergence sur les marchés financiers sur les taux d’intérêts grecque, irlandaise, espagnole, portugaise et italienne
  • Cela va diverger par rapport à la dette allemande. Taux d’intérêt vont augmenter alors qu’All va baisser.
  • Comme ces pays font partie de la zone Euro, les pays à l’internationale vont douter de cette zone euro.
  • Cela déclenche une crise qui va toucher tous les pays européens, de la zone E.
  • Des possibilités sont donc mises en question ?
  • Sortie d’un pays
  • Renflouement
  • Arrêter l’euro
  • Alors que le renflouement était interdit par les traités mais on va renégocier les traités pour permettre le renflouement afin de sauver l’Euro. Union économique et monétaire.
  • La France, l’All, l’Autriche etc. les pays qui se portent bien vont emprunter de l’argent sur les marchés financiers à leur taux. C’est donc une solidarité.
  • En revanche, la Grèce se retrouve sous la surveillance de la FMI / Banque Mondiale et BCE. C’est la TROIKA
  • Va être mis en place un très dure plan d’agissement structurel qui va aggraver baissement PIB : 2007 à 2012 baisse de -20%.
  • La retraite, aides sociales, vont énormément baisser.
  • En même temps que la crise on va découvrir que les Grecques mentent à tout le monde depuis 30 ans. PAPANDREOU (famille/clan) qui ont menti sur les comptes.
  • D’où le plan d’ajustement structurel

Les autres pays qui sont touché par la crise des dettes souveraines.

  • A la fin de l’année 2012 l’Espagne à son PIB inférieur à celui de 2006 et son chômage dépasse 20%.
  • Portugal à la fin de 2012 son PIB est égal à celui de 2004.
  • 3 pays vont avoir des crises bancaires très graves : Irlande, Islande et Italie
  • La Crise actuelle.
  • Deux chocs économiques successifs mais distincts qui ont précédé la crise.
  • 1er choc commence au 4ème trimestre 2019 (fin de l’année) et dure au début du 1er trimestre 2020. Marqué par le ralentissement de la croissance. Seulement 0,2% croissance dans l’Union Européen au 4ème trimestre et USA -1,2%.
  • Ce ralentissement s’accélère au 1er trimestre de 2020, avec -3,8% de croissance dans la zone euro.
  • D’autres indicateurs montrent que sur cette période la situation est mauvaise
  • Le CAC 40 baisse de -27% entre fin 2019 et début 2020 : tous les titres sont à la baisse (ce qui est rare)
  • Dow Jones baisse de -30%.
  • Selon l’économiste Touati, il avait une bulle qui c’était formée dans les années précédentes malgré le ralentissement de l’économie mondiale.
  • L’autre indicateur de la santé économique mondiale pas très bonne est l’effondrement du prix du pétrole lié à un choc d’offre.
  • L’Arabie Saoudite et Russie vivent très mal que les USA deviennent 1er producteur mondial. Ils augmentent la production pour faire baisser les prix.
  • Les pays européens, l’USA se portent mal.
  • Deuxième phase se déclenche au printemps (16 mars 2020 début confinement)
  • Le 2 mars l’OCDE prévoit une croissance de 3,4% pour 2020 au lieu de 3,9%.
  • La réalité, entre le 1er 2ème trimestre 2020, l’activité recul de -15% pour toute l’UE.
  • En Allemagne en avril, les exportations chutent de -31%.
  • De nombreuses banques européennes et américaines enregistrent des pertes aux 2ème trimestre 2020.
  • BANCO SANTANDER perd 11 Mrd d’Euros au 1er trimestre.
  • BPCE -86%
  • Le commerce mondial baisse de 18,8% au 1er trimestre et 13% pour l’ensemble de l’année 2020.
  • Air France annule 98% de ses vols, perd 10 Mrd d’Euros de recette, chute de l’action de -35% en mars, fermeture complète de l’aéroport d’Orly.
  • Le monde de l’aérien est très touché car il était prévu qu’entre 2020 et 2025, le Traffic aérien devait doubler dans le monde.
  • Les compagnies aériennes vont voir ses ventes d’effondrer.
  • Airbus et Boeing très touchés. 737max.
  • Va aussi être en difficulté le secteur de l’automobile :
  • Arrêt des usines. (PEUGEOT à Poissy)

Le secteur qui se porte le mieux en ce deuxième trimestre 2020 est le secteur financier. La bourse va connaître un rebond par la politique de Quantitave Easing.

  • Le CAC 40 et le Dow Jones remontent mais restent inférieur à la 1ère phase de la crise.
  • A l’été 2020, reprise inégale au 4ème trimestre. Mais essoufflement.

Comment comprendre cette crise ?

  • Crise exceptionnelle par son ampleur et sa brutalité comme le souligne Christine LaGarde. Il n’y avait pas de signes avertisseurs d’une crise. A la mi-mars, la BCE parlait d’un rachat de dette estimé à 120Mrd d’euros de dette. En 3 jours est passé à 750Mrd d’euros. En juin 1500 Mrd d’euros de rachat dette.
  • Pour un pays comme l’Allemagne, la croissance recule de -6,3% en 2020.
  • C’est la pire récession depuis 1945.
  • Les exportations chutent sur l’année de -40%
  • La consommation chute de -7%
  • Pour la France :
  • -8,3% pour la croissance
  • Les premières semaines du confinement ont couté 120Mrd d’Euros à la France soit 5% du PIB.
  • Financé par l’état par 60% dette public
  • 30% par les entreprises
  • 5% les ménages
  • Chômage partiel = 24Mrd d’Euros. Pendant ces 8 semaines entreprises perdent 42mrd d’euros.
  • USA : Croissance -4% (aérien, auto, aéronautique, cinéma, grande distribution)
  • 15/05/2022
  • Plusieurs crises ont permis d’être comprises Peste espagnole
  • Le professeur Muritz Schularilz de l’université de Bonn en Allemagne, la grande différence entre le crise de la grippe espagnole et la crise de 2020, ce sont les conséquences sanitaires et médicale qui sont les principales causes de problèmes économiques.
  • En 2021, les décisions mises en œuvre ont prises comme le confinement qui a entraîné les conséquences graves.
  • La grande différence, ce sont les réponses apportées.
  • La grippe espagnole touche des populations qui étaient fragiles
  • Alors qu’en 2009,2021, on ne sortait pas d’un conflit ni d’une crises économique majeur.
  • Autre crise : celle de 1929 et celle 2008.
  • Geoffroy Roux de Bretieux, on a tort de comparer la crise de 2020 à celle de 1929 ou 2008. Cette crise ne vient ni de l’économie réelle ou de la finance. Jamais dans l’Histoire de l’économie, on a fermé l’économie en moins de 8 jours.
  • Ces comparaisons ont été largement avancées.
  • Caractéristiques de ces crises :
  • Un arrêt de l’économie simultané partout dans le monde en quelques semaines.
  • Simultané géographiquement mais aussi différents secteurs et différentes activités
  • Les secteurs du numériques sont ceux qui s’en sont le mieux sorti
  • Arrêt de la production/BTP.
  • Arrêt des échanges matériels avec un ralentissement des flux.
  • Arrêt aussi des flux de personnes
  • Ce choc en quelques semaines le Traffic aérien mondiale chute de -90% alors qu’on avait prévu un doublement entre 2020 et 2025.
  • Décisions prises par les gouvernements :
  • Mise en place de quarantaine
  • Fermeture des frontières
  • Fermeture d’aéroport
  • Isolement des malades
  • Crise simultanée de l’offre et de la demande
  • Magasins fermés
  • Mais aussi parce que les gens sont confinés
  • Acheter une voiture (aucun intérêt)
  • La consommation baisse parce que les ménages anticipent une situation difficile
  • Les entreprises revoient à la baisse leur plan d’investissement et se sépare des salariés pour réduire les coûts
  • Les volumes échanger dans le monde ont reculé
  • Récession économique plus ou moins violente
  • Le virus a touché à peu près tous les territoires en quelques semaines, la demande mondiale et offre mondiale sont entrés en difficultés un peu partout.
  • Ce qui caractérises aussi cette crise est ses effets.
  • Selon FMI juin 2020 pour période 2020-2021 : 12Mrd de dollars perdus
  • Ensuite une projection de janvier 2021 pour la période 2020-2025 : 22 000 Mrd de dollars de perte.
  • Autres indicateurs : la dette publique mondiale est monté de manière générale 90% du pib mondiale
  • 122,7% du PIB dans les pays développés, 63,3% dans les pays émergents et à revenu intermédiaire, 48,5% dans les pays à faible revenu.
  • Ce qui explique ce creusement de la dette : creusement de la dette public. 3,8% de la dette mondiale en 2019, 11,8% en 2020.
  • Cette crise est aussi révélatrice d’un certain nombre de choses.
  • Selon le sociologue : Gille Laferté, la crise révèle notre incapacité à imaginer les risques du futur.
  • La perte du contrôle de l’économie a entraîné une véritable catastrophe économique et sociale.
  • M. La ferté dénonce l’illusion au nom des certitudes médicales et scientifiques l’incertitude qui fonde notre monde à une société prédictible capable de générer le monde.

Autre révélateur : le professeur Daniel Cohen : prof à l’éco de Paris souligne que la crise a révélé l’ampleur de la dépendance envers la Chine et surtout l’aggravation de cette dépendance. En 2003, il rappelle l’épidémie de SRAS qui avait fait à l’époque 700 morts mais qui avait un impact mondial.

Entre 2005-2020 : la Chine c’est à elle seule +33 à +40% de la croissance mondiale chaque année.

Sur les +3,8% de la croissance mondiale en 2019, la chine c’est 1,2%, l’Inde 0,5% le reste c’est les autres.

Avec l’essor du télétravail : les employés qualifiés sont touchés. Alain Blinder et Alain Krueger : profs économistes à prinstone. Estime que 35 à 40% des emplois nécessitant un emploi seraient délocalisable

Enfin autre élément : nos incohérences face à l’économie verte. Mme Von Der Leyen (présidente commission européenne) avait lancé le Green deal mais en même en 2020, l’industrie du plastique ne ce n’est jamais aussi bien porté. La Chine + de 200mrd de masques.

La réponses américaine et européenne. Aux USA, il y a eu plusieurs échelons de réponses. Plusieurs phases dans les réponses. LA FED (réserve fédérale américaine à ramener les taux d’intérêts à 0%) à racheter pour 2000 Mrd de dollars de créance.

A prêté aux entreprises 454 Mrd de dollars.

Au total les aides de la FED correspondent à 10% du PIB américain.

Le niveau fédéral aux USA :

  • 1ère phase Moment où y’a Trump : réponse fédérale : économique d’abord, tout ce qui relève du sanitaire est donné aux états
  • Les premières mesures sont prises aux USA dès le 5 mars 2020, progressivement elles montent en puissance avec un 1er plan global fin mars : concerne les PME, l’agriculture, les hôpitaux mais aussi une allocation chômage de 300 dollars par semaine.
  • 2ème phase Moment Biden : réponse économique et sanitaire. Lui aussi propose un plan global de relance. Ces objectifs : relancer l’économie américaine. Corriger les inégalités, remettre à niveau les infrastructures, favoriser la transition écologique et énergétique.

En tout : fédérale et état : 5500 Mrd de dollars mis sur la table. Une réponse considérable.

Une grande partie des prêts garanties par l’état. Le gros du coût : les entreprises remboursent.

  • En ce qui concerne l’Europe : en deux temps aussi
  • De Mars à mai, la réponse est d’abord nationale et chaque gouvernement prend ses propres mesures.
  • Plan FR/ALL
  • A partir du mois de mai : coordination à l’échelle européen notamment par la BCE mais aussi par le conseil européen de juin 2020 : est décidé de franchir une étape dans la construction européenne et dans l’approfondissement et d’aller à l’encontre des traités. Le choix : endettement commun.
  • La commission européenne qui est à la note triple A (emprunter très sûre) autorisé à emprunter pour les 27 qu’elle redistribue pour financer la relance.
  • Cette dette est portée communément par les 27.
  • A l’échelle européenne 750 Mrd enveloppe totale du plan européen (dont les prêts)
  • Podcast (« L’heure du monde : Biden se révolutionnaire qu’on n’attendait pas»)

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