Les héritages coloniaux en Amérique latine
# Les héritages coloniaux en Amérique latine Charles de Gaulle, président de la République écrit dans une lettre à Michel Debré le 18 sept. 1964 : « Je vais en Amérique Latine sans programme diplomatique bien précis, mais en quelque sorte instinctivement. Peut-être est-ce important. Peut-être est
Charles de Gaulle, président de la République écrit dans une lettre à Michel Debré le 18 sept. 1964 : « Je vais en Amérique Latine sans programme diplomatique bien précis, mais en quelque sorte instinctivement. Peut-être est-ce important. Peut-être est-ce le moment ». On comprend alors, qu’il possède une sorte d’intimité avec ce continent, comme si sans réellement y être allé, il le connaissait déjà.
L’Amérique latine est en effet, un continent qui fascine depuis sa « découvert » en 1492 par Christophe Colomb. Ses civilisations précolombiennes et son occidentalité, liée à des Européens venus faire fortune dans le Nouveau Monde essentiellement au 19ème siècle, en font un continent à part, très inséré dans la mondialisation. Elle conserve encore aujourd’hui cette image de contient de tous les possibles, avec ses vastes pays « neufs », ses territoires immenses et ses sociétés originales. Cette Amérique latine, qui ne comprend au sens strict que les anciennes colonies ibériques (toutes espagnoles, sauf le Brésil portugais), peut être entendue dans un sens large comme s’opposant à l’Amérique du Nord anglosaxonne structurée autour des Etats-Unis et du Canada. Les Européens y ont joué un rôle prépondérant dans son essor, apportant toute leur expertise, technologies et savoir-faire.
Pourtant, on remarque que l’émergence de ce continent, aujourd’hui, à la fois dans l’économie et dans la géopolitique mondiale est cependant ambiguë et paradoxale.
On peut alors se demander si les héritages coloniaux en Amérique latine constituent un avantage, ou bien un frein au développement de l’Amérique latine ?
Plan :
- Historiquement
Le continents Américain a été très longtemps à l’écart du monde et des autres populations. (Théorie premiers hommes : passage par le détroit de Béring gelé ou île de Pâques jusqu’en Amérique Latine)
Historiquement ce sont les Civilisations maya, aztèque, incas (ordre chronologique) : civilisations de hauts plateaux, très peu de contact avec les littoraux, qui dominaient la région. Ces civilisations étaient cloisonnées entre elles avec les formes de reliefs. Peu de communications entre le nord et le sud. Peu de communications avec une vallée et une autre.
Avec la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb,
Environ 900 000 Espagnols et 700 000 Portugais arrivèrent au Nouveau Monde pendant la période coloniale. Tous les territoires américains ont été colonisés et la plupart d’entre eux présentent le point commun d’avoir été peuplés par des populations d’origine européenne.
Il y a donc eu une uniformisation du continent créant des contacts entre les différentes régions.
Les immigrants représentaient par exemple 35 % de la population en Uruguay à la fin des années 1800, et 30 % en Argentine à la veille de la Première Guerre mondiale.
Entre autres, Ces européens voulaient exploiter le territoire. Pendant longtemps ils vont avoir la logique de repousser les Indiens.
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