Thème 1 : Géopolitique des Amériques
# Thème 1 : Géopolitique des Amériques ## Introduction ### 1 Grands repères **1****er**** bloc (organisation du continent) :** - Région très fertile, région parfois très aride - Bordé par l’océan Atlantique et pacifique - Il y a une étroite bande littorale **2****ème**** bloc :**** ** - Chai
Introduction
1 Grands repères
1er bloc (organisation du continent) :
- Région très fertile, région parfois très aride
- Bordé par l’océan Atlantique et pacifique
- Il y a une étroite bande littorale
2ème bloc :
- Chaine de montagne (cordillère des Andes)
- En Amérique centrale toute une zone extrêmement montagneuse
3ème bloc :
- Chaine montagne jusqu’à l’atlantique, de grandes plaines qui vont jusqu’au atlantique avec quelques montagnes.
- Grandes plaines avec de très grands fleuves.
Tous les continents ne s’organisent pas de la même manière, cette organisation est propre à ce continent.
Le gros des ressources en Amérique latine c’est soit en Amazonie soit en cordillère des Andes.
Autre donnée caractéristique :
C’est le contient le plus étiré du nord au sud, on va donc retrouver toutes les nuances de climat dans le monde : climat froid, tempéré, tropicaux et équatoriaux.
Implications pour l’agriculture.
Dans ces éléments climatiques : la montagne fait changer le climat
Parmi les éléments naturels qui vont jouer sur l’organisation des états : les très grands fleuves. Ils ont servi de portes d’entrée : Fleuve Hutson, Saint-Laurent, Amazon, Rio de la plata.
Cette organisation de l’espace, il va y avoir différents types de territoire :
- Grand nord du Canada, Grand nord l’Alaska. Un peu marginal
- Cône Sud, région vraiment à l’écart
- Territoire extrêmement fragmenté, dans les îles des caraïbes, ou Amérique centrale ou les états sont tout petit, cloisonné entre eux.
Il y a un ensemble continental qui n’a pas du tout les mêmes contraintes que les autres.
Densité et urbanisations :
Historiquement il y a deux grands types d’espaces de forte densité :
- Les hauts plateaux : Amérique du Sud et Amérique centrale (civilisation aztèque et incas)
- Les littoraux : étaient quasiment vides au départ. Ils se sont développés aussi bien au nord-est des USA, qu’au triangle d’or (Rio de Janeiro, San Paulo, Belo Horizonte) économie Brésilienne.
- Colonisation, héliotropisme attire les
Mais il y a aussi des zones de faible densité :
- Grand nord, Grand Sud
Hervé Théry (en 2020) :
- 73% taux urbanisation en Amérique Latine
- 84% d’ici 2030
- 90% d’ici 2050
Amérique Latine est une région les plus urbanisée au monde. Devant les pays du nord, devant l’Afrique et L’Asie qui tournent autour de 40% aujourd’hui.
Cette région se distingue aussi par la taille des villes.
Sur la 30 aine de ville de plus de 10M d’habitants, il y en a 5 en Amérique latine : Mexico, San Paolo, Buenos Aires, Lima.
S’ajoute des villes de + de 4M d’habitants : Bogota, Porte Alegre, Bello Horizonte
11 villes entre 3 et 4M d’habitants
On constate que ces grosses agglomérations totalisent une partie importante de la population d’un pays.
Montevideo Uruguay + d’1/3 pop du pays
Capitale 10 fois plus grande que la ville qui la suit.
Ce qui explique cette urbanisation pendant très longtemps a été l’exode rurale. Favorisée par la concentration des terres entre les mains de très gros propriétaires qui ont chassé les ruraux qui ont fini par arriver en ville.
La libération des esclaves : migration vers les territoires urbains.
1888 : Brésil a aboli esclavage
- Mais aujourd’hui on quitte les petits villes et moyenne pour aller vers des plus grosses.
- Le solde naturel est aussi un facteur : En ville, le cadre de vie est meilleur et on est mieux formé. Cette croissance urbaine se traduit par l’explosion des bidonvilles connu dans tous les territoires urbanisés. Conséquences
En périphérie : Favela au Brésil.
Squatte de quartiers délabrés au centre-ville : cortiços : quartiers dégradés au sein des grandes agglomérations
Problème : tous ce qui est service public, santé, éducation.
Ces problèmes atteignent un paroxysme
Les sous parties : Relief, répartition population, question urbanisation, problématique des bidonvilles (tous les territoires urbanisés ont connu des bidonvilles)
2 De puissants contrastes entre les deux Amériques
Développement et PIB :
Les Amériques une région plutôt développées, même si contraste entre les deux Amériques.
- Haïti est le seul PMA sur le continent américain
Canada et USA, les plus gros PIB. Amérique latine : Brésil et Argentine.
Il y a deux puissants contrastes entre les deux Amériques. Souligné par Phillipe Moreau Defarges montre que la colonisation en Amérique Latine, c’est traduit par un apport limité d’européens. Effectif très réduit car les femmes ne traversaient pas l’Atlantique au début. C’est Marie Guyard 1ère femme pour évangéliser Amérique du Sud.
Rencontre entre deux systèmes très violents : d’un côté dieu ibérique avec un dieu punisseur, le modèle militaire espagnol est le meilleur. Face au système politique indien : extrêmement violent dans leur fonctionnement. Les incas attendaient un désordre de l’ordre cosmique avec arrivée des européens.
Le rapport est d’abord un rapport d’exploitation et de massacre.
95% des habitants dans les Antilles ont disparu.
En Amérique du Nord, il y a plutôt une immigration massive des européens 1760, 1,3M européens sur le territoire américain.
Ces européens veulent exploiter le territoire. Pendant longtemps ils vont avoir la logique de repousser les Indiens. Le fait qu’il y ait ces deux modèles différent montre qu’un écart s’est creusé entre les deux Amériques. D’un côté USA construisent leur territoire assez rapidement, le répartir de manière assez homogène, industrialisation précoce.
Inversement, les économies latino-américaines, les ressources se développent en ilot. Amérique latine ville très grande San Luis Potosi. (Mine d’argent)
Brésil boom : une région se développe autour d’une ressource.
Ces pays restent très dépendants de l’exportation des produits bruts, tropicaux, minéraux.
Ces écarts de développement et de puissance vont permettre une asymétrie de développement entre Amérique du Nord et Amérique du Sud.
1823 : Doctrine Monroe.
Politique interventionniste fin 19ème siècle.
Aujourd’hui la situation actuelle : Les USA surclasse tous les autres états du continent en PIB, Influence etc.
Pour les pays d’Amérique latine, il y a de nombreuses perspectives de développement. Mais des difficultés, une démocratisation encore fragile, inégalités socio-spatiales. Intégration limitée à la mondialisation.
3 Caractéristiques majeures à ne pas perdre de vue quel que soit le sujet sur les Amériques
Mondialisation
Deux régions très contrastées : Sud / Nord : Amérique Centrale / caraïbe
Région peu conflictuelle :
1982 : guerre des malouines
Néanmoins une des régions les plus violentes au monde : taux d’homicides supérieurs à toutes les régions du monde.
[Brésil : plus de morts chaque année par balle qu’en Syrie ou Afghanistan]
- Guérilla communiste : héritage de la guerre froide
- Cartels de la drogue
- Amérique Latine : Culture de la violence très forte
[Film : Etat de siège]
Dans la région il y a aussi des sociétés originales : autochtones, européennes, africaines (à travers les esclaves), (inde, chine, Asie du sud-ouest) car Amérique après conquête de l’ouest voulait main d’œuvre pas très chère
Sociétés métisses avec grande richesses culturelle.
On a affaire à un laboratoire d’expériences politiques et économiques.
USA : idéaux mis en avant.
Révolution américaine
Pays d’Amérique latine : laboratoire aussi politique avec culture révolutionnaire autour du marxisme guerre froide.
Aujourd’hui, on peut se demander avec ce qu’on assiste autour du Trumpiste et Bolsonaro au brésil, on se demandent s’il n’y a pas d’une nouvelle expérience politique. USA inquiétude dans sa place dans le monde. Inquiétude Amérique latine qui est en retard
4 Sujets qui peuvent tomber
Au concours – en – de sujets régionaux. Mais de plus en plus de sujets transversaux avec approche historique et programme 1ère année.
- Des sujets qui concernent Amérique du Sud ou Amérique Latine dans leur rapport à la mondialisation. Dans leur rapport aussi à leur développement et émergence.
- La question de la réaffirmation (re primarisation) des ressources naturelles dans le poids économie Amérique latine.
- Les flux migratoires notamment vers les USA.
- Sujets sur les puissances extérieures en particulier sur les USA et la Chine.
Il peut y avoir aussi des sujets d’avantage focalisé sur les territoires, leurs relations etc.
Parmi tous les états d’Amérique latine : Le brésil dimension pays émergent, puissance régionale et mondiale, pôle de la mondialisation.
Les Etats-Unis d’Amérique : sujet avec une série de questions sur les fondements et caractéristiques de la puissance américaine. Mais aussi des sujets autour de la modalité de l’influence américaine.
Sujets aussi pour reclarifier puissance des USA : déclin, repositionnement ?
- Mondialisation : Rôle des USA dans la mondialisation, USA et libre-échange.
Il peut y avoir aussi des sujets sur la société américaine :
- « Le modèle et le rêve américain depuis 1880 »
Toute une série de sujets sur les états unis et d’autres territoires :
- La Chine
- En 2018 ESSEC : « Etats-Unis – Chine : rivalité de pouvoir et d’influence »
- En dehors Chine ; Asie en générale, indopacifique
- Europe et Occident en général.
Ecricome 2019, les Etats-Unis et l’Union Européenne dans le nouvel ordre géopolitique et économique mondial ?
- Les USA relation avec leurs alliés.
- Les USA est la région du monde la plus où ils sont intervenus dernières années : Proche et Moyen Orient et Afrique.
ESSEC 2016 : les Influences usa proche et moyen orient
ECRICOME : Afrique, proche et moyen orient
Il y a des sujets qui peuvent impliquer les USA sans mettre le nom USA dedans.
Exemple : des sujets sur la mondialisation : essayer de penser à toutes les aires géographiques
Chapitre 1 L’Amérique latine : Une région qui demeure périphérique dans la mondialisation
Introduction
Quand on pense à l’Amérique Latine : trait de caractère -> très marqué par l’héritage européen. La colonisation a été le plus ancré. Ça se retrouve dans le patrimoine, urbanisme, littérature.
Ce qui diffère c’est la pratique de la violence beaucoup plus exprimée, mais aussi métissage.
Au 18ème siècle, quand les colonialistes ont été chassé, nationaliste : rejet de la métropole.
Autre trait de caractère : extraversion économique : région ouverte aux échanges (beaucoup exporté ses ressources) Région qui a toujours été une périphérie économique.
Indépendant politiquement mais dominé économiquement (par la GB ensuite par les USA).
Ce caractère va se retrouver aussi avec le faible rôle Amérique latine dans la mondialisation.
3ème grand trait de caractère : continent très marqué par les inégalités sociales. Une des régions les plus marqué dans le monde.
Olivier Dabène (spécialiste Amérique latine) a écrit un Atlas de l’Amérique Latine : il étudie les contrastes, géographie.
Va se traduire aussi par des contrastes par architecture : palace et forme habitats précaires.
Mais aussi dans l’agriculture avec agro-business et des paysans sans terre.
Des villes très riches : San Paolo (avec sa bourse) ville plus riche Amérique latine.
Région attractive vers où les regards se tournent mais avec des craintes.
Mythe de l’Eldorado. Enfer vrai en Amazonie.
Fascination pour les socialistes : Tché Guevara, Castro, Allende, Péron.
Attraction de la région notamment européens. Mais aussi art contemporain
Au Mexique Carlos Slim : a donné une grande impulsion art contemporain, musées etc.
Certains artistes se vendent très bien jusqu’à 1M de dollars par œuvre.
Jean Baptiste Noé dans la revue conflit (2020) : L’Amérique latine est une terre d’expérience mais la plupart des expériences en Amérique latine sont en fait des produits d’importations.
Exemple : communisme par inventé en Amérique latine mais a été exporté. Théologie de la libération.
Première piste de réflexion : on a une région du monde qui a un poids économique, géopolitique, démographique beaucoup plus faible que celui d’Asie, mais qui a à l’inverse un rayonnement culturelle beaucoup plus puissant.
Deuxième piste de réflexion : Pourquoi cette région qui a de nombreux atouts reste une périphérie ? Discours extrêmement ambivalent.
Troisième piste : On peut se poser des questions sur l’avenir de la région : est-ce qu’elle va devenir un pivot entre atlantique et pacifique ? Est-ce que cette région va devenir beaucoup plus autonome ?
Quel avenir pour la démocratisation ? (À l’œuvre depuis 1980) Ou alors est-ce qu’on va revenir à un cycle de dictature, corruption, violence ?
Extraversion, Industrialisation par substitution des importations et libéralisation : des modèles de développement en question
Article de Jean-Louis Martin. Pourquoi la croissance économique est-elle médiocre en Amérique Latine ? (2019)
Depuis 1960, jusqu’en 2019 la croissance annuelle moyenne du PIB en Amérique latine a été de 3,5% alors que l’Asie de l’EST a été de 5,7%, Asie du Sud 5,1% et Afrique subsaharienne 3,4%.
Cette croissance pas très forte de l’Amérique latine sur une longue période a entraîné plusieurs conséquences :
- Le creusement des écarts : Entre 1960 et 2018, le PIB de l’Amérique Latine a été multiplié par 7,6 contre 25,2 en Asie de l’Est et 14,4 en Asie du Sud.
- PIB En Amérique Latine x2,8, Asie de l’EST x7, Asie du Sud x5,6
L’élément qui explique que cette croissance a été moins forte en Amérique Latine qu’en Asie, c’est la crise de la dette en 1980-1990, pendant que le prix des matières premières explosait.
Jean Louis Marin se demande pourquoi durablement L’Amérique Latine est en retard par rapport à d’autres régions ? Pourquoi n’arrive-t-elle pas à rebondir ?
Ce constat, Jean Louis Martin l’élargie : bien au-delà des années 60, les pays d’Amérique latine depuis leur indépendance ont des problèmes de croissance et de dettes.
Tout au long du 18ème siècle, les Anglais sont intervenus dans des territoires pour se faire rembourser des dettes. Montevideo, Nicaragua.
Les Français sont intervenus avec une expédition au Mexique avec Napoléon III.
Les Etats-Unis aussi sont intervenus.
Colonisation, littoralisation et extraversion (XVIe-XIXe)
Une région longtemps à l’écart du monde (avant le XVIe siècle)
Le continents Américain a été très longtemps à l’écart du monde et des autres populations. (Théorie premiers hommes : passage par le détroit de Béring gelé ou île de Pâques jusqu’en Amérique Latine)
Civilisation maya, aztèque, incas (ordre chronologique) : civilisations de hauts plateaux, très peu de contact avec les littoraux. Ces civilisations étaient cloisonnées entre elles avec les formes de reliefs. Peu de communications entre le nord et le sud. Peu de communications avec une vallée et une autre.
En Europe, dès qu’il y a eu des innovations, ces innovations étaient largement diffusées sauf dans le monde américain.
Ce sont développés des civilisations très hiérarchisées avec notamment deux grands pôles :
Empire Aztèque :
- Aztèques autour de la ville de Tenochtitlan de 200k habitants.
- Empire très hiérarchisé : Aztèque exploite économique d’autres peuples. Ils captaient les richesses au profit de l’empire Aztèque et de l’empereur.
Empire Incas :
- Empire dominé par l’incas
- Domination étagée qui va de la mer aux montagnes.
- Exploite les ressources des plateaux, de la forêt amazonienne.
- Organisé autour d’un système de chefferie. Draine beaucoup de richesses : lama, cultive coton, mais, guano (produit de la côte) et coquillage, la coca etc. viennent de la forêt.
Reste contient américain :
- Traces populations humaines mais pas grands empires
- On considère que dans la forêt amazonienne il y avait entre 5 et 8M de personnes avant l’arrivée des européens.
- Il y a un véritable aménagement du territoire qu’on découvre avec l’archéologie aujourd’hui.
Un rapport au monde transformé par la colonisation européenne
Le choc de la colonisation européenne va profondément transformer le continent.
La 1ère raison c’est la destruction de ces grands empires. Pour l’empire aztèques, Cortès avec la Malinche a brulé ses bateaux pour ensuite attaquer aztèques et que ses hommes le suivent.
A travers toutes les richesses trouvées, les conquistadors pensent qu’il y a des richesses plus loin.
Il y a une désorganisation politique, économique et sociale. Ça va se traduire par exemple au Pérou, complètement déstructuré.
Pour la partie espagnole : vice-royautés qui vont se partager la moitié du contient. Ces vice-royautés sont divisées en capitaineries. Du côté du Brésil, les Portugais vont mettre en place des capitaineries : Fortaleza, Sao Polo, Rio etc.
Un nouveau groupe de dominants : les blancs européens remplacent les aztèques et les incas.
Le deuxième choc : double-choc qui est démographique. L’effondrement des populations indiennes. Le continent va se vider par plusieurs facteurs : choc microbien (maladies apportées par les européens : grippe, etc.).
Les guerres et les massacres ont fait des millions de morts. Les déplacements de populations, les travaux forcés dans les mines (d’argent, d’or, cuivre). Mais aussi des formes de suicides comme le monde dépéri.
1er sujet de polémique :
Combien les Indiens étaient-ils avant la conquête ? 12 et 25M de personnes pour le Mexique.
50 et 100M de personnes à l’échelle du continent.
2ème élément polémique :
Quelle est la cause principale de la mort des Indiens ?
Si on dit que c’est le choc microbien : les Espagnoles ne sont pour rien
Si on dit que ce sont les guerres et massacres : les Espagnoles y sont pour quelque chose
Bartolomé de las casas, la très brève destruction des indes, dénonce les violences dont il a été témoin contre les populations indiennes.
En 1620 : au Mexique il n’y a plus qu’1M d’indiens au Mexique.
En ce qui concerne le Pérou : 9M de personnes avant la conquête et 600k en 1920.
Les européens pas très nombreux et les esclaves venus d’Afrique 9M de personnes dont 1/3 de femmes (surtout venue à la fin).
Esclavage surtout 18ème demande sucre et café en Europe : commerce triangulaire et on déporte les esclaves.
Les 3 destinations majeures de ces esclaves :
- Brésil
- Antilles
- Vieux sud-américain
1888 fin esclavage Brésil et cuba 1886.
- Choc politique
- Choc démographique
- Choc économique
Les européens réorganisent complètement économie du continent.
- Extraversion économique et créations de ports (un des premiers ports : Vera Cruz)
- Les Espagnoles vont créer Lima et calao (ports) pour extraire des ressources du contient et les amener vers l’Europe.
Deuxième choc : nouvelle économie, économie de plantation tournée autour de produits tropicaux, sucre. Implique main d’œuvre forcée notamment les esclaves. La plantation va être généralisée. Avec l’économie de plantation se met en place une logique extractivisme et prédatrice : on prélève les ressources pour les exporter. On retrouve ça avec des économies toujours très extraverties.
Un continent sous influence
Du 16 au 19ème sous l’influence des métropoles qui vont imposer leur souveraineté. La monnaie, le droit, la justice, les armées, les affaires étrangères.
Il y a des vice-rois qui sont des relais de l’autorité royale. Autour du roi il y a un certain nombre de conseillers qui aident à décider.
Système exclusif : les colonies peuvent commercer qu’avec leur métropole. (Colonisateur)
Espagne organise des convois pour réduire la contrebande.
Ces colonies exportent des produits très peu transformés. Tous les produits transformés sont importés d’Europe.
(Économie des matières première).
Cette situation d’influence perdure après colonisation 19ème siècle. Cette influence va passer de celle ibérique à celle de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis. L’époque de Napoléon en Europe va affaiblir les métropoles et influencer les héritiers créoles à prendre leur indépendance.
Simon Bolivar, voulait réunir les pays d’Amérique latine fasse aux appétits des USA.
Mais en fait les colons blancs vont se faire la guerre les uns les autres pour prendre le pouvoir localement. Sur la base des capitaineries, vont apparaître les états.
Les conséquences de l’extraversion
Conséquences :
- Arrêt des échanges des pays de la région
- Endettement (notamment auprès de l’Angleterre) pour financer leur guerre
- Dirigeant locaux vont mobiliser les populations locales donc apparition de dictatures
Donc ces territoires endettés et vulnérables qui vont passer sous l’influence britannique (prêté de l’argent donc vont pouvoir investir très largement dans les secteurs d’activités). Au Chili, l’industrie des nitrates est contrôlée à 55% des Britanniques qui peuvent rapatrier leurs capitaux. On a affaire à une semi-périphérie (Wallerstein) : territoires dominé économique mais indé politiquement.
Il va y avoir une ouverture au commerce des produits britanniques ce qui va nuire à l’industrie locale. Les différents territoires sont dominés économiquement par les Britanniques 19ème siècle.
Fin 19ème siècle, ce sont les Américains qui prennent le relais en implantant des entreprises en Amérique centrale.
Ainsi au Costa Rica, United Fruit contrôle 45% des exportations du pays.
Au Costa Rica, l’entreprise KEITH reçoit 350k hectares de terre.
On a affaire à des pays spécialisés dans l’exportation des matières premières et des pays peu transformés. (Argentine, élevage, brésil hévéa et café, Bolivie et chili qui fournissent des minerais).
Cette extraversion on va la retrouver dans l’aménagement même des territoires : chemins de fer vont des côtes vers l’intérieur.
Ces exportations vont permettre certaines activités : moulin et céréales, abattoir et élevage,
Mais aussi des activités frigorifiques : 19ème siècle chambre froide : exportation viande fraiche argentine pour Europe ou Amérique du Nord.
- Prospérité activité économique : Pour Brésil boom hévéa et café. Manaus ville enrichie
- San Paolo : enrichie grâce au café.
- En Argentine, pays prospère dans les années 1900.
Même si avantages les économies restent dépendantes de l’extérieur : prix fixé à Londres, dépendance aussi pour l’apport des capitaux.
Crise de 1929 : va révéler cette fragilité. Conséquence : les échanges s’effondrent donc les prix aussi : le blé chute de 64% sucre 67%. Les pays d’Amérique latine vont être très durement touché par la crise.
Le Brésil pour le café : Hess
Les modèles de développement autocentrés et leurs limites
Une donnée majeure : le rôle de l’Etat
Une des premières régions du monde dont on a commencé à parler de développement est l’Amérique latine.
A partir des années 30 : industrialisation par substitution. Substitué les importations par tout ce qu’on peut.
Le rôle de l’Etat.
Après la colonisation, tout au long du 19ème il n’y avait pas de nations. Il y a des groupes disparates : créoles, indiens, esclaves noirs, affranchis, métisses.
L’état : tribunaux, capitaineries, vice-royauté.
Quand les colons se révoltent il y a des institutions mais pas d’Etat.
A partir de là, l’Etat va jouer un rôle très important dans l’économie. Accords commerciaux avec les Britanniques, américains pour favoriser importations des produits.
L’Etat va jouer un rôle essentiel par la suite, avec les entreprises publiques : mines, pétrole, télécommunications, banques.
En Amérique latine, c’est l’état qui crée des entreprises.
L’Etat des incitations fiscales : rôle régulateur de l’économie.
L’Etat joue un rôle de soutien consommation et la demande. Politique de santé, de logement, droit du travail.
Dès les années 30, l’Etat a un rôle très important. Pour faire des tissues, il faut respecter tel ou tel règle.
L’Etat par ses commandes et investissement est le premier acteur de l’économie.
La crise économique est tellement violente que le modèle d’extraversion économique est remis en cause. Ça se traduit entre 1930 et 1935 par des changements de régime assez violents dans presque tous les pays de la région. Il va y avoir deux types de régimes qui vont s’en sortir soit des dictatures populaires ou des régimes populistes.
Le but est de maintenir le pouvoir des élites en intégrants les catégories populaires au système politique pour éviter la révolution.
Les dirigeants vont avoir des discours sur le peuple, la région. Ils vont mettre en place des politiques interventionnistes pour créer des emplois.
Vont alors se bâtir des clientèles. La clientèle au sens politique et sociale.
Président qui a mis en place ces politiques :
- GETUZIO Vargas au Brésil (1930-1954)
- Lázaro Cárdenas au Mexique (1934-1940)
- Juan Péron en Argentine (1946-1955)
Le modèle de l’ISI et ses limites
Ce modèle de substitution a été mis en place dans les années 30, mais elle ne va être théorisé que dans les années 50. Raul Prebish (le secrétaire général de la CEPAL : commission économique pour l’Amérique latine) : c’est lui qui va appeler ça : industrialisation par substitution des importations.
Selon Prebish le marché intérieur doit être protégé par de nombreuses barrières intérieurs protectionniste pour favoriser des entreprises nationales. L’idée c’est d’importer tout ce qu’on n’arrive pas à produire soit même.
Parade face à la crise économique des années 30 :
Retrait partielle de l’Amérique latine des échanges mondiaux.
Après 1945, cette parade anti-crise va être fait comme un véritable modèle de développement.
Caractéristiques qu’on peut retrouver ailleurs :
- Industrialisation avec nationalisation des secteurs clef : PEMEX (nationalisé en 1938 au Brésil).
- La Bolivie va nationaliser les mines d’étain.
Autre caractéristique : l’état va prendre un rôle très important dans le domaine financier :
- Mise en place banque publique (MAFINSA en 1935 au Mexique, BIRA en 1944 en Argentine).
- Certains pays vont aussi faire modèle de la planification (Brésil, Argentine, Pérou, Colombie)
- Le protectionnisme : Droits de douane qui dépasse les 130% des années 30 aux années 80. Le Mexique interdit certains importations
Les résultats (ISI) sont assez mitigés :
Globalement ça n’a pas trop bien marché
- Développement industrie, salaria, meilleures conditions de vie dans un certain nombre de pays.
- Mais en réalité ISI n’a marché que dans quelques pays qui ont véritablement une industrie à la fin.
- Seul le Brésil, Argentine et Mexique ont eu une véritable industrie
- Brésil autour du triangle d’or : Bello Horizonte, San Paolo, Rio de Janeiro (recyclage du café)
- Mexique principalement autour de Mexico mais aussi Monterrey
C’est plus un sujet de fierté nationale (développé son industrie) que de rationalité sur le plan économique.
Cette politique va entraîner des conséquences : les échanges extérieurs sont pénalisés. Quand on commence par produire par soit même et qu’on ne sait pas comment faire, les couts de production sont plutôt élevés.
Ça ne profite pas à tous les groupes sociaux et les secteurs. La bourgeoisie et les élites traditionnelles vont accumuler les revenus.
Ça va creuser les écarts sociaux. Pour les plus pauvres leur part des revenus va diminuer. ¾ de la population (Brésil) n’avaient pas accès aux biens de consommation. D’autres part quand on met le paquet sur l’industrie d’autres produits sont négligé. Argentine exportait produits agricoles puis en importait après 2nd GM.
Paradoxalement, ISI va accroitre la dépendance par rapport aux technologies et capitaux étrangers.
- Les capitaux, et savoir-faire viennent de l’étranger en grande partie. Cela va permettre à l’étranger d’accroitre leur contrôle sur certains secteurs : Brésil 84% transport détenu par étranger.
- Cela mène à un endettement croissant des pays car ils font ISI sans véritable marché nationale. Ils sont de plus en plus tournés vers l’étranger.
A partir des années 70, ils se tournent vers les banques étrangères qui vont prêter des capitaux au pays d’Amérique latine. Comme on est en plein choc pétrolier, ces banques disposent de beaucoup de pétrodollars.
Dans les années 70, cela à permis à l’Amérique Latine d’avoir une croissance très supérieure face aux pays de l’OCDE mais les dettes s’accumulent.
Au début des années 80, les pays d’Amérique latine doivent 200Mrd de dettes. Le Brésil, Argentine, Mexique, Venezuela sont parmi les pays les plus endettés au monde.
Conséquence politique visé d’indépendance éco a eu pour conséquence une dépendance accrue à l’extérieur.
Ce qui a favorisé l’ISI, évolution démographique propre aux pays d’Amérique latine. Après 1945, ont connu un double processus démographique :
- Transition démographique. Mexique années 60-70, la population double tous les 20 ans. Les états doivent faire des dépenses sociaux, éducatives, sanitaires très importantes.
- Après 1945, c’est l’explosion urbaine qui vont toucher tous les pays de la région. Va atteindre des seuils très élevés donc défi construction structures.
Le modèle cubain
Certains pays vont y renoncer de même à l’ISI :
- Le Chili après 1973, avec la dictature de Pinochet. C’est une dictature militaire mais libérale sur le plan économique. Remet en cause politique du président Salvador Allende.
- Années 70 : baisse des tarifs protectionniste, lutte contre déficit budgétaire, lutte inflation et privatisation
- Modèle de Castro à Cuba : C’est un modèle qui a eu un grand rayonnement :
- Charisme des dirigeants cubains.
- Aura de la guérilla : renversé le régime mis en place par les Américains.
- Claque pour les USA : modèle cubain marche très bien système éducatif et sanitaire
- 1959, Castro prend le pouvoir : Baptista est en fuite avec une partie des élites cubaines fuit la Havane.
- 1ère mesure : sortie du système capitalisme. Nationalisation des entreprises cubaines mais aussi américaines. Castro demande 30Mrd d’aide économiques aux Américains
- Réforme agraire : Castro va redistribuer les terres.
- Castro est brouillé avec les USA, il va se tourner vers les soviétiques. Il va mettre en place la collectivisions des terres et mettre en place la planification. Diversifié l’économie en s’appuyant sur le sucre et en développant le secteur des engrais, agro-alimentaire, industrie mécanique.
- Sur le plan social : c’est une réussite. La grosse difficulté : s’est mis dépendance d’un marché unique : marché bloc soviétique. Cuba exporte du sucre dans les pays de l’Est et importe tout le reste : métaux, pétrole, céréales. En 1991, chute URSS, le système rentre en crise.
Crise de la dette, libéralisation et atonie de la croissance (depuis les années 1980)
1 Crise de la dette et mise en œuvre des plans d’ajustements structurels
- ISI et endettement
Très déstructurant pour l’ensemble des pays de la région, la crise de la dette va entraîner la fin des modèles auto centrée. Très violent pour les populations d’Amérique Latine.
Fin des années 70, endettement à 30 voire 35% du PIB, voire plus au Pérou et Venezuela. Ce qui va déclencher la crise c’est le choc Volker (président de la FED aux USA). Il décide de remonter les taux d’intérêt. Pour l’Amérique Latine conséquence assez lourde : taux d’emprunt 8% années 70-79 à 16% après 1981.
En même temps qu’il y a le choc Volker, les prix de vente des matières premières diminuent. Situation difficile, les banques arrêtent de financer. Il y a une fuite des capitaux notamment en Argentine. Ça va créer une hyperinflation.
- En 1982, Mexique entre en crise : cessation de sa dette
- 1983, Argentine fait de même.
- Crise de la dette. (C’est ce qu’on appelle crise des ciseaux).
Crise de la dette
L’Argentine ne s’est toujours pas remise de la dette. Avant les capitaux étaient placé en Argentine.
10 ans après Mercosur. Brésil en a tiré le plus de profits.
Concessions par les créanciers. Une partie de la dette est annulée pour être sûr qu’on la rentabilise.
Il y a aussi des mesures d’échelonnement mais aussi des apports financiers. Notamment le FMI. On rentre dans un cercle vicieux qui est multiple.
Augmentation du cout de la dette par les intérêts. La durée des prêts augmente. Les taux aussi.
Tout cela accroit leur dépendance financière par rapport à l’extérieur. Parmi les différentes mesures, certaines sont connues :
- BAKER en 1985 (plan restructuration de la dette pour le Mexique)
- BRADY en 1989
Les principaux néolibéraux vont amener au fameux consensus de Washington :
- Les pays développés, les banques, vont avoir une doctrine commune en matière financière.
Cela consiste aux fameux plans d’ajustement structurel.
Argent contre restructuration de l’état, de l’économie, libéralisation de l’économie.
Mais ouverture économique (baisse des droits de douane), accueil capitaux étrangers, privatisation, réduction dépense publique.
Réduction du nombre de fonctionnaires. Réduction des prestations sociales.
Les modalités concrètes :
Afin d’atteindre l’équilibre budgétaire : il va y avoir toute une série de mesures prises dans les Etats.
- Licenciement fonctionnaire
- Baisse prestation sociales
Parmi les mesures :
- Arrêt des prix sur les produits de 1ère nécessité
2ème symptôme de la crise :
- L’inflation
- 1982 – 1991 : pour l’inflation on est sur une moyenne annuelle de +163% pour l’ensemble de la région.
Pour l’Argentine on parle d’hyperinflation. +3000 en 1989
Les modalités de la libéralisation
Pour lutter contre l’inflation on fait baisse des salaires et des retraites :
- Augmentation taux d’intérêts.
On va décider de mettre fin au modèle de l’ISI. Ça passe notamment par la dérèglementation.
Privatisations pour permettre l’afflux d’IDE.
Ainsi, le Chili va privatiser 96% des entreprises publiques. Le Mexique 87%. Au Mexique sont vendus un millier d’entreprise qui va rapporter 38Mrd de dollars.
On va aussi baisser les droits de douane de 45 à 10% en moyenne.
Les barrières non-tarifaire sont progressivement supprimées
Les effets des politiques de libéralisation
Bilan : assainissement situation financière des pays d’Amérique latine qui ont réussi à trouver l’équilibre, se désendetter.
Les aspects négatifs sont nombreux : accentuation dépense financière envers l’étranger.
Avec les différents plans financiers : emprunter de l’argent pour rembourser des dettes qu’on n’arrive pas à rembourser.
Par ailleurs, les dévaluations ont favorisé l’appauvrissement des populations par la baisse du salaire réel.
En ce qui concerne la croissance, cette croissance est perturbée :
Comme les frontières sont ouvertes aux pays étrangers, la concurrence locale est défavorisée face à la concurrence étrangère. Il y a une reprimarisassions de l’économie. Aujourd’hui, les matières premières pèsent énormément dans l’économie de ces pays.
Au moment où les plans ont été remis en œuvre on a assisté à une décroissance de la région mais crise Mexique 1994, Argentine 2001, Brésil 1998.
Ces pays qui au moment vont un peu mieux, se font distancer par les pays Asiatiques qui connaissent une très forte croissance.
Sur le plan social, les politiques menées ont contribué à un appauvrissement des plus pauvres, accroissement du chômage, croissance inégalités.
Entre 1980 et 1990, la pauvreté en Amérique latine est passée de 28 à 38% de la population. Mouvements sociaux violents : Venezuela 1998, Argentine pareille.
Migration des populations vers Amérique du Nord.
Les cartels de la drogue en 90 prennent possession des pays.
On parle de : Décennie perdu Amérique du Sud.
2 pourquoi les PAS et la libéralisation n’ont-ils pas permis la relance économique ?
On développe beaucoup de doutes sur la capacité de l’Amérique du Sud à se développer. Depuis se sont développées d’importantes critiques sur cette époque-là. Les états ont dû se soumettre.
Dans la crise de la dette, l’une des causes du développement en Amérique latine, développement critique radicale du capitalisme à travers le forum social mondial. Hugo Chavez.
Ces plans d’ajustements posent des problèmes.
Jean Louis Martin : Pourquoi la croissance économique est-elle médiocre en Amérique Latine ?
Pourquoi ça n’a pas marché ?
L’environnement est défavorable. Une région dans laquelle le secteur primaire (agriculture et mines) a un poids bien plus élevé que dans d’autres régions du monde. A ce titre, il pèse sur l’ensemble de l’économie.
Ces économies n’étaient pas adaptées à la mise en forme des réformes.
2ème environnement :
Les salaires horaires étaient beaucoup plus élevés que dans d’autres régions du monde (notamment par rapport à Taiwan ou Corée du Sud).
Il est quasi impossible de s’aligner sur les modèles exportateurs comme on a vu avec l’Asie.
Un environnement défavorable
Autre aspect environnement défavorable :
- Des pays dans lesquels le contexte réglementaire pour l’épanouissement et réussite de l’entreprise est plutôt défavorable, accès électricité, financement, cadre réglementaire, fiscalité restée élevée.
- Le poids de l’emploi informel reste important
- Importance de la corruption, extrêmement pénalisant pour développement des entreprises.
- Faible des appareils d’états : incapable de faire des réformes aux élites traditionnelles : toujours en accord avec ces élites.
- Réformes agraires dans la région : déposséder les élites traditionnelles donc jamais mis à terme. (Le Brésil pour ne pas faire des réformes agraires dans les grandes régions de grandes propriétés)
Le poids des choix des élites latino-américaines
Précisément Pierre Martin revient sur les choix des élites :
On a affaire à des oligarchies urbaines et industrielles qui décident de défendre l’industrialisation et de la développer. Choix protectionnisme économique. Obtenir le soutien des ouvriers industrie et des syndicats, mettre en place ces économies dans lesquelles l’état à un rôle très important.
Les politiques menées sont menées dans le sens de ces élites urbaines et industrielles. Au moment où les réformes sont menées 80-90, le but principal des élites est de conserver pouvoir social, politique et économique.
Leur but n’est pas une croissance forte. Une croissance forte les aurait fragilisés. Les réformes ont conforté la logique extractivisme des pays d’Amérique latine.
Valoriser les ressources primaires et garder leurs privilèges.
Les élites sont les principales bénéficiaires des baisses d’impôts
Des réformes inadaptées
Au Mexique, les privatisations ont bénéficié à un petit groupe d’hommes d’affaire. Quasi-monopole privé sur un certain nombre de produits. Pour la levée des contrôles de changes.
Avant la libéralisation, les classes dirigeantes en profite pour faire fuir leur capital. Ces réformes sont peu soutenues par la population. Lutte entre la droite et la gauche, (comme en Argentine) et affrontement extrêmement violent.
Analyses (Jean-Louis Martin)
Selon Jean Louis Martin ces réformes posent problèmes car elles étaient inadaptées. La Banque mondiale l’a reconnu. Il n’aurait pas fallu appliquer des règles identiques à des situations différentes.
En ce qui concerne le FMI, les réformes ont déçu. Elles ne sont pas allées assez loin. Il y a eu des réformes assez faciles :
- Baisse salaire
- Réduction nombre fonctionnaires
Mais il n’y a pas eu de réformes institutionnalisées. Ni réformes d’un système fiscale injuste, ni corruption, justice, marché du travail.
Les effets positifs de ces réformes faciles ont été annulées par le fait que les réformes institutionnelles n’ont pas été menées.
Dans les années 90, les rapports du FMI souligne les insuffisances des réformes de la fiscalité, les dérives budgétaires, la fiscalité, la protection sociale, le travail mais aussi le secteur financier.
Pourtant ces éléments n’ont pas été réformés.
Pour l’Argentine, si on prend la fiscalité, l’impôt pèse principalement sur les revenus du travail. Sur les salariés et les retraités. Les revenus fonciers, immobilier, échappent largement à l’impôt.
L’objectif était de mettre en place une industrialisation par promotion des exportations sur le modèle asiatique pour remplacer l’ISI. Mais ce n’est pas adapté car les pays asiatiques contrôlent déjà le marché des exportations industrielles. L’Amérique latine n’arrive pas à se faire une place.
Le seul pays pour qui ça marche, c’est le Mexique. Il a réussi car débouché important = US.
Economie duale : au Mexique, d’un côté secteur exportateur moderne (débouché usa) et d’autre côté un secteur importateur informel peu efficace.
Quelques conclusions de Jean-Louis Martin :
- Il montre que la crise de la dette a eu un effet instantané qui n’a pas perduré au-delà d’une décennie. Les effets des réformes vont se faire ressentir pour un long moment.
- L’Industrie textile en Colombie s’est effondrée et ne se relèvera pas. Fuite des capitaux.
- La crise de la dette a durée 5-10 ans mais les effets des réformes 40 ans après on les ressent encore.
- Qu’est-ce qui aurait permis que les réformes marchent ? Qu’est qui fait que les réformes pourraient marcher ?
- Il faut un blocage économique. Pour faire ces réformes, il faut absolument viser les grands équilibres économiques.
- Pour cette région particulière, les conservateurs de la région doivent prendre conscience que le modèle de la société n’est plus viable et que l’immobilisme actuel est une des causes.
3 Le XXIe siècle et les défis de la mondialisation
Un retour instable de la croissance
A partir des années 2000, les pays de la région ont renoué avec la croissance. Il y a 3 éléments qui expliquent le retour de la croissance :
- Baisse droite de douane (intensification des échanges)
- BONANZA (période favorable des cours des matières premières (ils remontent))
- Les IDE (majoritairement captés par le Brésil et le Mexique) d’autant que ces deux pays font partis des organisations régionales les plus importantes d’Amérique Latine : Aléna pour le Mexique et Mercosur Brésil.
- Brésil : industrie automobile va revoir toute une
Les hydrocarbures : Au Chili, Colombie, Pérou reçoivent des IDE
Les autres pays reçoivent très peu d’IDE mais permet aux pays d’être indépendants (Haïti, caraïbes) : activités d’assemblage, touristique dont ils dépendent.
Croissance revenue mais résultat :
- Faible part échange mondiaux : 3,2% des importations mondiale Amérique latine en 2016
- Brésil croissance très brutalement cassée en 2014
- Venezuela crise extrêmement profonde
- Argentine aussi
Une région en voie de reprimarisation ?
Des industries affaiblies
On a affaire à des industries affaiblies dont les pays ont des ressources très abondantes. Ces ressources sont très abondantes mais très demandés avec la mondialisation.
C’est la compétition mondiale pour l’accès aux ressources.
Jean Michel VALANTIN, L’Aigle et le Dragon (2020) : Il y a des flux de matières premières qui sont drainé vers deux espaces : un côté USA et autre Chine.
Des ressources abondantes
Parmi les ressources dont dispose la région :
- Chili : cuivre et lithium
- Argentine : gaz de schiste
- Brésil : Bauxite étain fer
Les évolutions technologiques mais aussi juridique permettent d’exploiter des gisements très profond ou à faible teneur particulièrement quand les prix des matières premières sont élevés.
4M de terres à cultiver en Amérique latine Selon la FAO.
- Ces terres ne sont pas exploitées pour cause de sécurité ou accessibilité. Ils ont des ressources minières, forestières. Le bois et tout ce qu’on trouve autour.
- On est dans une des régions du monde où il a de très importantes ressources en eau.
- C’est une région qui a vraiment beaucoup de ressources.
Le Chili est un des principaux producteurs mondiaux de cuivre.
Le Cuivre est très demandé dans toutes les industries du monde entier : le Rhénium utilisé dans la bijouterie. Produit aussi du salitre (utilisé dans la chimie).
L’un des intérêts du Chili : Mines à ciel ouvert donc couts d’extraction beaucoup moins cher.
11,2% du PIB et 33,3% secteur minier.
En ce qui concerne la Colombie, c’est un pays qui exporte énormément de minerais.
Elle détient 0,8% des réserves mondiales mais 8 pays pour la production.
2ème producteur mondiale avec 5k tonnes par heure.
Producteur d’Or avec une mine à la COLOSA.
Un système extractiviste
On est dans une région qui a mis en place un système extractivisme étudié par Simon Schmit dans un livre intitulé Les énergies moteur de l’économie latino-américaine mais à quel prix ?
Définition de l’extractivisme : désigne les moyens et stratégies d’exploitation industrielle de la nature afin d’extraire des ressources qui sont peu ou difficilement renouvelables.
Anna Bednik : Extractivisme et exploitation industrielle de la nature : logique, conséquence, résistance (2016)
Du 16 au 19ème, économie a reposé sur l’esclavage des populations indiennes et des africains, ce qu’on extrairait avant : cacao, café, bois rare, argent, cuivre, or, sucre.
Energies et économies sud-américaines
A partir des années 1900, on s’intéressé à d’autres ressources : notamment le pétrole, gaz naturels, toute une série de minerais qu’on va exploiter.
Cette exploitation des ressources naturelles pose toute une série de dépendance face aux matières premières et aux débouchés (Amérique du nord et Europe). Aujourd’hui de plus en plus, l’Asie et la Chine.
Ça se traduit par de nouveaux aménagements : corridor du Capricorne : ce sont des infrastructures construites entre San Paolo et le Chili pour accéder au Pacifique pour exporter des produits vers l’Asie et recevoir des produits de l’Asie.
Cela se traduit par l’arrivé des produits de Chine au détriment des industries locales. Il faut des investissements très importants. Dépendance technologique et financier.
Ces pays souhaiteraient diversifier leur économie mais le secteur qui rapporte le plus c’est le secteur primaire.
Leurs produits industriels sont concurrencés par les produits chinois.
Cette situation difficile se traduit en matière politique avec les tensions avec les populations locales, avec les grands propriétaires ou les firmes. Ils veulent accroitre leur activité mais les agriculteurs, indigènes s’y opposent donc amène des tensions.
Venezuela : importantes réserves de pétrole. Dès les années 50-60 est un gros producteur de pétrole doté d’une véritable industrie. Mais à cet époque le pétrole ne représentent qu’une faible part activité du pays car le pays valorise d’autres ressources : cacao, café, charbon.
Dans les années 80, arrive la crise de la dette. En 1998, Hugo Chavez devient le chef de l’état.
A partir de là, il décide d’utiliser le pétrole pour disposer de moyen de l’état et redistribuer les richesses au profit de la population. Il dispose d’un atout : entreprise PDUSA (pétrole vénézuélien qui est nationalisé depuis 76) il va bénéficier d’un atout technique, à partir des années 90-2000, on arrive mieux à exploiter les pétroles vénézuéliens. Le pays va se mettre à vendre beaucoup de pétrole. Entre 2000 et 2008, les cours du pétrole augmentent de manière continue, ce qui permet à l’état de dégager 225 Mrd de dollars de bénéfice pétrolier.
A partir des années 2010, le vieillissement des infrastructures, la baisse des prix du pétrole, les difficultés de l’entreprise PDUSA, tout cela va faire plonger le pays dans le chaos.
Autre pays lien étroit : la Colombie. Exploiter à partir des années 1900. En 1951 est fondé éco-pétrole, la production devient très importante. Pour le coup on a affaire à un pétrole facile à exploiter qu’on exploite conjointement au gaz naturel.
Il est exploité depuis les années 1900, Eco pétrole. On exploite le pétrole surtout depuis les années 70-80.
Pétrole exploité depuis les années 30, Salvador de Bailla.
En 1941 a été créé le conseil national du pétrole, qui a pour but d’importer des technologies extractives et de défendre l’intérêt de l’état face aux influence étrangères. Pétro brasse.
A partir des années 60, le Brésil s’est de plus en plus intéressé à ses capacités off-shore. Depuis 2006, plus de 2M de barils par jour. Il est aussi exportateur. L’avenir du pétrole se joue en mer. Gisements de pre-sal.
Le Brésil dispose aussi de gaz naturels. Consommation nationale. Le brésil n’a pas les infrastructures pour transporter et exploiter le gaz.
Autre pays qui dispose énergie : Equateur
Depuis 1925, exploitation pétrole.
Utilisé par les USA
A partir des années 70, l’équateur a repris le contrôle de l’exploitation du pétrole, en fonction des moments il a été dans l’OPEP ou pas entre 92 et 2007.
Raisons sorties : couts de production et montant annuel adhésion.
Autre pays : Mexique
Le Pétrole était connu à l’époque des conquistadors : éclairage et coques de bateaux.
A la fin du 19 début du 20ème, les autorités mexicaines proclament la souveraineté des ressources sur les ressources naturelles : La PEMEX (entreprise nationale).
Depuis, le Mexique exploite son pétrole.
La Bolivie dispose à la fois de pétrole et de gaz en très grande quantité.
Ses principaux voisins sont l’Argentine. En Bolivie, région de SANTA CRUZ
Région avec laquelle le Brésil multiplie les échanges.
Aujourd’hui, la partie du Piémont brésilien entraîne des tensions avec la partie Andine du pays.
Au Pérou faible production nationale :
- Mais réserves découvertes en Amazonie
- A côté de Cusco (ville au Pérou) : gisement 40mrd mètres cube de gaz en 2010. Pourrait faire du Pérou un des grands exportateurs de gaz de l’Amérique Latine.
Cette économie pause problème car économie de rente.
- Modernisation de l’économie
Comme on dispose d’un revenu, pourquoi aller chercher ailleurs si on dispose d’une forme de revenu.
- La re primarisation accroit la dépendance au secteur pour les
Olivier Dabène (géographe), Figaro avril 2019, a suivi une équipe de chercheurs grenoblois qui se sont rendu dans la mine du RINCONADA (la mine la plus élevée du monde : au-dessus de 5K mètres d’altitude)
Activité de cette mine s’est développée à partir de 1992. Dans cette mine, les conditions pour les mineurs sont très compliquées (50% de moins d’oxygène qu’altitude 0), ils portent en moyenne 30 kilos sur le dos. Son exposé à jets de mercure, fumée des forages.
Les chercheurs sont venus étudier les conditions de ces mineurs : acouphènes, excès de globule rouge, espérance de vie de 55 ans alors que l’espérance de vie est de 75 ans dans le pays.
Les mineurs population indiens QUECHUA ou indiens AYMARAS mais aussi des étudiants venus des grandes villes pour gagner de l’argent. Milieu dangereux : voles, meurtres, prostitution.
Ces des populations qui vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Les principaux clients, c’est les Suisses. Rémunération : entre 55 et 1350 euros. S’ils veulent gagner plus il faut vendre de l’alcool et de la coca.
L’intégration des territoires latino-américains et ses limites
Ruckert et Carneiro : « Quel intégration de l’Amérique du Sud ? Les infrastructures de liaisons des régions périphériques et les tendances » (2018)
Lacunes des infrastructures en Amérique du Sud
Les infrastructures peu nombreuses 17M km², rarement bituminée (coute trop cher). Paradoxe car le moyen de transport le plus utilisé est le camion.
Parmi les véritables territoires où il y a une intégration routière c’est entre le brésil et les pays du Mercosur.
Entre 2002 et 2016, Brésil a largement augmenté exportations vers ses voisins (triangle d’or) autour de rio de la plata. C’est un Uruguaina qui fonctionne avec Paso de Los Libres en Argentine : beaucoup de richesses circulent entre ces deux villes.
- Foz do Iguazú / Ciudad del EITE au Paraguay
- SAO BORJA / SANTO TOME en Argentine
On est dans les pays du Mercosur
Ces facilités par le Mercosur et on est au cœur du Mercosur. Il y a
- Barrage Iguaçu : électricité commune Mercosur mais une partie va vers Brésil.
- De la colonisation héritée : axe de transport ferroviaire : du littoral vers l’intérieur.
- Axes ferroviaires pas connecté entre eux. Ces réseaux n’ont pas la même largeur d’essieu.
- Manque réseaux aménagement
- Monter dans la cordillère des Andes
- Peu d’échanges entre eux, développés peu d’organisation régionale efficace.
Aujourd’hui, les écologistes comme les indigènes sont très fortement opposés à la construction de nouveaux réseaux à proximité ou à côté des réserves indigènes dans la forêt amazonienne.
Aujourd’hui projet : corridor bi-océanique (océan à l’autre).
Parmi ces corridors un qui devrait aller de Porto Allègre à Coquimbo au chili (2272 km) on va construire une route nationale entre les deux avec une dizaine de ponts, tunnels. Pour permettre que les régions sud et industrielles et agricoles soit connecté au Pacifique (soja, viande en Asie) et inversement les produits automobiles asiatique pourraient arriver dans le triangle d’or brésilien.
Isme de Panama
Autre fois Seul lien entre Philippine et Europe : Le galion de Manille. Qui passe par Amérique Latine.
Situation en Amérique centrale
Politiquement ce qui est différent entre Amérique Centrale et Amérique du Sud :
- Pays de très petite taille souvent en conflit les uns avec les autres.
- Or Mexique 520km² pays Amérique centrale
- Pourtant forme un groupe assez homogène :
- Poids de la corruption et du clientélisme.
- Depuis les indépendances la corruption est particulièrement forte
- Au Costa Rica en 2014, Louis Guillermo Solis (centre gauche) est élu sur le thème de la corruption
- Il dénonce le maintien des partis politiques au pouvoir
- La corruption nuit au climat des affaires et donc aux IDE
- C’est la partie des USA la plus marquée par l’influence américaine
- Influence militaire : les Etats-Unis sont intervenus ici le plus souvent. (Ils ont des bases)
- CIA est intervenue là-bas.
- Lutte contre les guérillas pendant la guerre froide. Lutte contre les trafiquants de drogue aujourd’hui
- Accords entre USA et ces pays
- Conseillers politique pendant la guerre froide
- Influence économique étroite
- USA principal partenaire commercial des pays d’Amérique central 33% des exportations et 38% des importations viennent des USA.
- UNITED Fruit & Lehman Brothers : parmi ses activités était courtier en café
Années 90, forte présence de l’armée, échange réduit entre les pays souvent en conflit pour plein de raisons différentes.
L’un des conflits les plus marquant : Guerre du football entre Honduras et Salvador.
Au Costa Rica, pays qui s’est beaucoup transformé depuis la crise des années 20 :
- Taux de pauvreté dépasses les 50%
- Ce qui a permis au pays de s’en sortir, c’est l’ouverture de zones franches sur le littoral, accord libre échange, haute-technologies : arrivé d’Intel et 250 entreprises de hautes technologies
- Le pays est le 1er exportateur de biens de haute technologie en Amérique Latine.
- 30% moins cher aux USA (main d’œuvre)
- Le classement Doing Business de la banque mondiale le classe mal à cause de la corruption.
- Le pays est très dépendant des USA.
« La monogamie avec les Etats-Unis n’est pas souhaitable dans un monde globalisé » Louis Guillermo Solis
Pour le Panama :
- 3,5M d’habs
- Lieu très dépendant des USA puisque l’activité du canal de Panama 2/3 du trafic c’est pour les 2 cotes des USA.
- En fonction des calculs le canal du Panama c’est seulement 7% du PIB mais avec tout le retombé c’est 22% du PIB
- Le lien avec les USA est très fort
- Initialement le Canal de Panama devait être percé par les Français avec architecte Lesseps (canal de suez)
- Canal à écluse
- Scandale de Panama : les USA reprennent le projet. Ils veulent contrôler la zone du canal. Comme la Colombie s’y oppose les USA vont soutenir l’indépendance du Panama. Inauguré en 1913. Jusqu’en 1999 reste sous administration américaine.
- Dans le courant des années 2010, il a été élargi. Panamax
- Développement des activités portuaires
Très forte influence étrangère
Lucile MEDINA, les projets de corridor interocéanique en Amérique centrale : échelle et enjeux (2017).
Européen influence au début, après Américain et aujourd’hui les Chinois.
Dans les années 2000, sont apparues de nouveaux projets pour relier les deux océans.
Les relier avec Amérique du Nord et Amérique du Sud. Parmi les projets, achèvement route panaméricaine. Courant années 2000, la région s’est pacifiée. Il y a eu des projets pour en faire un corridor logistique de la mondialisation : rénovation canal de Panama ce qui a permis d’augmenter les passages.
En 2018, 13k bateaux ont franchi le canal. À l’extrémité du Bord il y a deux ports : Colon et Balboa.
L’idées de développer les échanges est considérer comme un sujet stratégique par le secrétariat économique d’intégration américaine qui a lancé un programme logistique en 2018 pour faire de l’Amérique centrale une plateforme logistique pour les passagers et les marchandises.
Plusieurs objectifs : faciliter les échanges de marchandises qui passent par la route. Or aujourd’hui, le trafic routier en Amérique centrale est plus couteux.
Par ailleurs, des infrastructures très solides sont en place.
Du côté des caraïbes ont manque d’infrastructures. L’idée est de réduire les couts de transports.
Deuxième objectif : mieux évacuer les productions de la région, faciliter les exportations.
Projet couloir océanique entre Honduras et Salvador pour favoriser exportations des bananes dans passer par le canal de Panama.
Le troisième objectif : faciliter le transit entre les deux océans des produits extérieur à la région en partant d’une donnée qui est simple.
Le cœur du trafic mondial bascule vers le Pacifique.
Les échanges entre Asie et Europe sont plus importants par le Pacifique.
Développé les échanges.
On constate régulièrement une augmentation des flux.
Les USA est un marché très porteur pour la région
Ces deux corridors : Honduras et Salvador
Et celui du Guatemala sont appelés es canaux secs : bâtir des autoroutes ferroviaires et routières reliant des ports où seraient déchargé les marchandises et donc augmenter capaciter transite à travers Amérique centrale, exporter les ressources de la région.
Ces projets sont soutenus en sous-main par la Chine. Dans le cadre des routes de la soie, les infrastructures de l’Amérique centrale intéressent la Chine.
Pays très marqué par la précarité de l’emploi, informelle, immigration.
Ces infrastructures doivent créer de l’emploi. On estime que pour le Guatemala 30k emplois. 50k pendant la construction et 25k pour la gestion du futur canal du Guatemala. 30k emplois dans les zones franches et 30k dans les activités d’exportations.
Bénéfice aussi : une meilleure connexion des périphéries nationales, une meilleure intégration aux échanges mondiaux.
Tout cela pose un certain nombre de problèmes :
1ère problème : il faut que ces canaux soient très bien construits pour être concurrentiel en termes de temps et de couts.
2ème problème :on craint qu’elle réaccentue la re-primarisation de la région autour huile de palme, ananas, produits miniers.
3ème problème : effet tunnel : ces infrastructures serviront que les extrémités.
S’ajoute un effet coupure : le pays sera coupé en deux (donc il faut faire des ponts).
Question aussi écologique de tels projets.
- Problème aussi de concurrence avec les routes commerciales déjà bien établie.
- Aujourd’hui cœur Asie Pacifique et pas Amérique central mais aussi concurrence par le Nord.
- Risque naturel, risque sismique, risque écroulement terrain, risque climatique : tempêtes, ouragans, qui pourraient couper les infrastructures
Situation dans l’espace caraïbe
Infrastructures il y a différentes formes d’intégration de la région dans le monde. Flux très anciens : produits tropicaux : bananes, sucre, agrume. Ces ressources pèsent énormément dans ces territoires.
Ressource qui rapporte : ce qui attrait au tourisme (sur les îles, balnéaire, casino, sur mer avec les croisières)
- Caraïbe : 1er espace de croisière
- Méditerranée
- Mère méridionale de Chine.
Miami premier pôle mondial de croisière. Autre type de flux : IDE, paradis fiscaux dans la région, Iles Caïmans
Place boursière particulièrement à Miami.
Caraïbe est aussi un trafic illicite notamment la drogue. La route terrestre.
Route en droiture entre Colombie et Sud USA. Narcopéruque, Ingestion de drogue, Avion privé « affaire air cocaïne »
Affaire EPSTEIN : exploitation sexuelle.
Une région sous influence
Influence des Etats-Unis : buts, modalités, limites
Implications
Pourquoi les USA se sont-ils intéressés à cet espace ?
La principale raison c’est la sécurité des USA, qui a justifié une certaine forme de tutelle sur l’ensemble des pays d’Amérique Latine, se conçoit de manière double : sécurité des approvisionnements.
- Les flux : énergétique, matière première. Sécurisation des infrastructures.
- La sécurité des Etats-Unis : système d’Alliance, et refus de toute ingérence extérieure au continent. Doctrine Monroe.
- Eviction des rivaux : Les USA ont contribué à l’échec bolivarien d’Etats-Unis d’Amérique du Sud. Ils ont encouragé le morcèlement de toute l’Amérique Latine espagnole.
- Cette tutelle américaine est plus ou moins appréciée en fonction des moments
Modalités
Pendant la Guerre froide lutte contre le communisme. Lutte contre les différentes guérillas qui sont apparue un peu partout. Ça a justifié des interventions, conseiller militaire, plans d’aide pour les différents pays.
Cette sécurité américaine se conçoit aussi par rapport au trafique de drogue. Les Américains encouragent les pays à lutter contre le trafic de drogue.
Big stick, Roosevelt, fin 18ème : les pays comme Nicaragua etc. vont être l’objet d’intervention américaine.
Le General Smedley Butler a commandé des interventions dans de nombreux pays pour les intérêts des USA.
Ce soutien militaire a servi à soutenir des dictatures comme celle de BATISTA. Au Paraguay STROESSNER, au Nicaragua SOMOZA, république dominicaine, Duvalier à Haïti.
Le brésil et Argentine ont connu une dictature
Sur le plan économique comment s’est exercé cette dictature :
Des programmes : l’alliance pour le progrès. Alliance pour les caraïbes par Reggan : sont des programmes de développement mais aussi le maintien de gouvernements allié dans la région.
A cela s’ajoute le maintien des firmes américaines elle-même. Elles possèdent des terres. Il y a une relation économique direct.
Mais aussi des actions économiques invisible, prise de participation américaine dans les entreprises américano latine.
Limites
Il y a aussi une influence idéologique :
- Dénonciation des guérillas, rôle de cuba
- Dans les années 80, appuie aux transitions démocratiques favorable par Reggan dans la région
- Modèle exportation néolibérale exporté par le FMI et banque mondiale dans les espaces latino-américains par le billet des plans d’ajustement structurel.
- Depuis les années 80, on remarque de plus en plus une volonté d’émancipation des pays d’Amérique latine.
- En 1983, le groupe de Contador : le Mexique, la Colombie, le Venezuela, et le Panama voulait sortir de la logique d’affrontement East-ouest.
- Ce qui a changé avec le groupe de Contador et volonté indépendalisation des pays de la région.
- Aujourd’hui on est de moins en moins dans les rapports bilatéraux. Les liens politiques sont plus relâchés. Cette évolution a été accéléré en partie parce que dans les années 2000, les gouvernements de gauche ont plus remporté les élections : Brésil, Nicaragua, Haïti, Venezuela, Equateur, Argentine, Chili, Pérou.
- Chacun avait son programme, tous étaient conscient du débouché nord-américain pour leur économie mais ils se sentaient relativement libre à la lutte face aux USA.
- Ces dirigeants ont beaucoup diversifié les accords commerciaux.
- Mercosur pour accroitre déboucher européen.
- Aujourd’hui Amérique latine a une diplomatie bcp plus autonome que par le passé.
- Trump principalement sur la question migratoire. Trump a menacé de sanctions commerciales le Mexique. En 2019, le Mexique a du déployé l’armée à la frontière, il y a 25k soldats
- Néanmoins il y a toujours des ingérences des USA : affaire Petrobras. Affaire Moro, il a incriminé de nombreux dirigeants brésiliens. Les condamnations ont été annulé par la cour suprême brésilienne. Mais il a été instruit par influence USA.
- Opération LAVA JATO.
- Alena (1994) rentré en vigueur en 2014, et a été renégocier en 2017 entre le Canada, USA, et Mexique
- Aceum
Le cas de l’ALENA/AEUMC
Les principales bénéficiaires sont les USA, ils abordent à eux seul 80% des exportations du Mexique. L’accord est centré sur la libre circulation des biens, des services et des capitaux.
Corredor infraestructura: Mainstream América entre USA et Canada.
Le long de la frontière avec le Mexique : Mexamérique.
L’accord a donc favorisé une dépendance accrue du Mexique. Il a permis aussi une délocalisation des USA vers le Mexique. L’un des objectifs était de diversifié économie américaine pour que les Mexicains soient moins tentés de venir.
Avant c’étaient les Mexicains qui voulaient venir maintenant ils viennent de plus
Pour le Mexique a permis de développer l’industrie automobile et industrielle. Mais Agriculture Mexique s’est retrouvée en compétition avec celle USA.
L’une des grandes limites de cette accord, liberté circulation de cet accord pas de libre passage.
La renégociation des accords en 2017 a été étudiée par Stéphane Paquin qui souligne que ces accords ont été très pénibles pour Mexique et Canada. Ce sont les USA qui ont employé des menaces pour renégocier.
Les USA ont menacé pendant la totalité des négociations de procéder à un retrait unilatéral. Alors que le principal partenaire pour Mexique et Canada c’est USA.
USA a profité de cette asymétrie pour imposer des clauses qui ne les avantageaient pas particulièrement.
Pour Trump : l’Aléna telle qu’elle existait était un mauvais accord. Il veut réindustrialiser l’économie américaine. Il veut contrer la puissance de la Chine, il veut réduire les déficits des USA. Il est obsédé par les questions de souveraineté. Il se bat pour que ce soit la justice américaine qui gère tous les accords.
- Finalement : pour les voitures et leur composants, 75% des composants doivent être d’origine Aléna. Ils ont mis en place des quotas d’importations automobile.
- Des protections en termes de propriété industrielle sur les brevets et entreprises pharmaceutique.
- Les différends commerciaux uniquement traité par la justice américaine.
- L’accord a une durée de 16 ans et s’il n’est pas renégocier il est fini.
Il y a différents sujets où USA gain de cause :
- USA est libre augmenter droit de douane vis-à-vis des autres
- Le nouvel accord n’empêche pas le bail americana act (préférence américaine).
Olivier Dabène :
Du point de vue des Américains pendant la présidence Trump, les USA avait 3 priorités :
- La question des migrants
- La situation au Venezuela
- La situation à Cuba
Pendant cette présidence les USA se sont désintéressés de la région, ce qui a permis aux pays d’Amérique latine d’avoir un peu plus de marge.
Transition vers l’Asie et d’autant plus la chine. -> dépendance éco et commerciale.
Aujourd’hui, président, ne s’intéresse pas d’avantage sur la région mais s’intéresse sur les dossiers :
- Les migrants (flux migratoires)
- Trafique de drogue
- Les armes et la violence
Intérêt croissant de la Chine pour le continent
La Chine s’intéresse de plus en plus à la région. Depuis les années 2000.
- C’est une région riche en ressources
- Les Chinois ont des projets d’investissements
- Avec route de la soie, l’Amérique Latine est une région particulièrement intéressante.
La Chine et les ressources naturelles latino-américaines
- Question de la sécurité de ses approvisionnements, alternative routes existantes
A travers les routes de la soie c’est diversifier les routes d’approvisation (pas les même partenaires) et diversifier les routes (pas les même itinéraires)
L’aigle et le dragon, de Valantin
Il est midi à Pékin, Fontaine et Chol.
La Chine a d’énormes besoin en énergie, en matière première, pour l’intensité de son activité économique mesurée par le taux de croissance.
Depuis la crise de 2008, il y a un équilibrage entre cette économie tournée vers l’exportation et la demande interne.
Ce qui soutien la demande interne, c’est l’urbanisation. Les Chinois se déplacent de plus en plus (par avion, par train).
Les classes moyennes sont de plus en plus nombreuses en Chine. La Chine a besoin de ressources, elle s’interroge à l’Amérique latine puisque cette région est riche en ressource. 53% du soja argentin est exporté en Chine. 44% du fer brésilien vers la Chine.
La Chine achète des produits, de plus en plus d’entreprises chinoises viennent concurrencer les entreprises européennes.
Au Venezuela la chine est premier créancier et 1er investisseur, et a investi 200M de dollars dans l’Orénoque (les sable bitumineux).
Hugo Chaves a mis des fonds pour les sables bitumineux mais l’argent a été détournée.
Pour l’équateur depuis 2009, la Chine est le principal partenaire pour le pétrole. En novembre 2016, Xi Jing Ping s’est engagé à investir plus de 10Mrd de dollars dans l’économie équatorienne.
En écho avec les dirigeants du pays qui cherchent de nouveaux partenaires. L’équateur a du pétrole brut mais n’a pas les infrastructures pour l’exploiter et l’exporter.
La Chine est donc le 1er investisseur pour l’équateur, le 2ème partenaire commercial et détient 20% de la dette public de l’équateur.
En ce qui concerne le Pérou, les Chinois ont acquis les mines de cuivre de las Bamba.
La Chine joue un rôle dans la re primarisation de la région car elle importe des matières premières :
La Chine et les projets d’infrastructure
La contrepartie ouverture des marchés aux produits chinois donc industrie fragilisée, cette re primarisation sera difficile à inverser. Les européens les Chinois.
Olivier Dabène : Les gouvernements locaux ont une responsabilité car ils n’ont pas proposé d’évolution du modèle éco de leur pays.
Les infrastructures, Hervé Théry, dans une de ces conférences lui a dit qu’il aimerait travailler sur les investissements électriques de la Chine.
Résultat de l’étude : la Chine à acquérir une véritable emprise sur le réseau électrique brésilien.
Cet intérêt pour les infrastructures se retrouve dans les lignes de chemin de fer
Simon Schmit montre que les Chinois s’intéresse bcp à cette ligne de chemin de fer qui relie les deux océans.
Depuis les années 2010, la chine s’intéresse aux infrastructures mais aussi activités industrielles : batterie au lithium, sucre.
La Chine est la plus intéressée en Amérique centrale avec les projets de canaux secs à travers l’isthme. Notamment au Nicaragua, la Chine a de bonnes relations avec le président Ortega.
La Chine s’interroge, si le Nicaragua a un projet de vrai canal. Permettrait de capter une partie du trafic de Panama.
- Cela réduirait le trajet de 8km
- Panama 8km.
Ortega s’est tourné vers une entreprise HKND HONG Kong Nicaragua développement Company. L’entreprise doit créer deux ports, des zones de libre-échange, un oléoduc, une voie ferrée, au Nicaragua, le tout avec une rente de 10Mrd de dollars au gouvernement.
Les revenus vont être capté par l’entreprise.
Les gens y voient une influence bradée, atteinte à l’environnement, ils dénoncent aussi que Monsieur Wang King n’a aucune expérience dans ce genre de travaux.
Le déplacement de 30k personnes, le retour sur investissement, la doute sur la durée du trajet elle-même.
9h en moyenne traversée pour panama. Ici canal à 30h
Des relations de + en + intenses
Li Keqiang est venu en mai 2015 au brésil, il a signé de très nombreux accords économiques dont un pour le financement d’une ligne ferroviaire transcontinentale reliant les 2 océans.
Les économies latino-américaines basculent principalement vers le Pacifique :
- Produits naturels contre produits chinois
- Accord de plus en plus nombreux, la chine et le Costa Rica, chine et le Pérou, Chine devenu 1er partenaire du Brésil. Ça se traduit par des prêts de plus en plus importants. Des investissements de plus en plus importants. Entre 2005 et 2013, la Chine a prêtée 102Mrd à l’Amérique latine e soit 24x fois plus que la décennie précédente.
- Ce qui donne une visibilité à ces relations, c’est le sommet des communautés d’affaires chinoises et latino-américaine. La Chine met largement en avant ses relations avec l’Amérique Latine à Zhuhai en 2017 a été ouvert l’exposition chine- Amérique latine. 223 sociétés et organisations latinoaméricaine venu de 24 pays Amérique Latine. Le parc d’affaire de Hengqin dédié à la coopération entre la chine d’un côté et l’Amérique latine de l’autre.
- Des accords ont été signés pour imprimerie, chimie, pour un montant que 84Mrd de dollars.
- Tous les ans ils y ont plusieurs dirigeants latinoaméricaine qui vont en Chine et inversement.
En dehors de la Chine, il y a d’autres acteurs qui s’intéresse à l’Amérique latine : l’Iran et le FMI pour la dette argentine.
D’autres acteurs discrets, mais bien présents
L’Iran
Iranien investisse au Venezuela dans les activités de transport : tracteur, bicyclette.
- Iran apporte des technologies et savoir-faire en Venezuela.
- Le Venezuela est une porte d’entrée pour les marchés d’Amérique latine.
- En 2008, l’équateur est devenu le 1er marché pour les produits iraniens en Amérique latine.
- D’autres pays sont partenaire éco : brésil et argentine.
- En Bolivie ils investissent dans le gaz et savoir-faire.
- Ce que les Iraniens mettent en place dans le courant des années 2000.
La question qui se pose : est-ce que ça peut tenir dans le temps ?
Le FMI
Le FMI est intervenu en Amérique Latine, un pays en particulier : l’argentine.
Le FMI intervient toujours : l’Argentine est encore très fragilisée financièrement.
Dans les années 80, Argentine avait été en défaut de paiement. En 1983, elle avait été en crise.
En 2001, retour crise et défaut de paiement sur 100Mrd de dollars. Le pays a dû refaire appel au FMI, le président argentin Fernando de la Rua a dû démissionner tellement la crise est profonde.
Le chômage a explosé, la pauvreté s’est creusée.
Depuis 2001, s’oppose 2 stratégies pour résoudre la crise.
1 : stratégie héritée du péronisme, Kirchner
- Renégocier la dette afin de disposer de marges financières et disposer de marge pour la payer
2 : stratégie Macri
- Renégocier la dette pour rassurer les investisseurs et relancer la croissance. Avec un même objectif il y a des stratégies économiques très différentes
- L’Argentine a réussi à assainir la dette depuis 2001
- 95% des investisseurs privés ont accepté d’abandonner une partie de la dette mais être sûr d’être remboursé.
- 95% de ceux qui ont accepté la restructuration ont accepté d’être remboursé à 65%
- Mais les fonds vautour ont exigé un remboursement intégral.
- La crainte est que s’ils remboursent de manière intégrale les fond vautour, les autres créanciers demandent à être remboursé.
Les Hedge fonds rachètent à très bas prix les titres de dette des pays pauvres, et attendent que le pays devienne à peu près solvable pour les attaquer en justice.
Le président Macri en 2016 à négocier avec les fonds vautour qui ont accepté les poursuites avec l’argentine contre une somme de 4,6Mrd de dollars. Initialement ces obligations avaient été achetés 80M de dollars donc 2500%
- Inflation baisse du peso, fuite des investisseurs, chômage, baisse de la consommation. Dès juin 2018, Macri a obtenu un prêt de 250Mrd au près du FMI en échange de mesures de stabilité.
- En 2019 : -2% la croissance, et 2020-2021 : la crise se prolonge.
- 350Mrd d’euros de dette ajd soit 102% du PIB.
- Jusqu’à présent l’Argentine a remboursé à échéance les sommes qu’elle devait. Les craintes sont que le gros des sommes que l’Argentine doit sont en 2022-2023.
- Pauvreté 2018 à 2022 : 18 à 44%.
- Le marché immobilier s’est complètement effondré. En 2021, 2x d’appartements à vendre, le prix de l’immobilier à chuter de 15% car les touristes ne sont plus venus avec la pandémie
- En juin 2022, un nouvel accord trouvé avec le FMI, soutenir argentine pour 2 ans et demi. En échange cette dernière va rembourser le FMI sur un période de 10 ans à partir de 2026.
Les défis de la démocratisation
Une transition politique inachevée (depuis les années 1980)
Un sujet d’actualité : le débat sur la constitution du Chili (été 2022)
Olivier Dabène Dans Atlas Amérique latine souligne depuis après 2 siècle après avoir été marqué par des défactures et régimes autoritaires ont trouvé une communauté de valeur autour de la démocratie en Amérique latine. La démocratie fonctionne depuis 2 ou 3 décennies, s’est accompagnée de progrès sociaux même si aujourd’hui on voit apparaitre des doutes, déceptions, mouvements populistes.
Débat sur la constitution du Chili à l’été 2022. Dans ce débat constitutionnel il y avait 2 grands enjeux. Introduire une rupture, rompre avec l’épisode dictature de Pinochet. Parmi les éléments, cette constitution avait été revue plusieurs fois, constitution d’inspiration néolibérale qui avait fait l’objet d’une contestation. En 2019, manifestations
1er grand enjeu de cette constitution : rompre avec Pinochet
2ème grand enjeu : assemblée élue qui a proposé un certain nombre d’innovation en termes de droits (Mapuches) pour les indigènes, pour les femmes (droit à l’avortement).
Proclamation d’une nouveauté : on a affaire à un état social et écologique. Article 1 du projet de constitution. Etat social
En juillet 2022, ce texte a suscité un débat intense et de nombreuses oppositions. Des nostalgiques de Pinochet.
Chili mouvement qui voulait réforme constitution s’est un peu essoufflé en 2022.
Le 4 septembre 2022, le texte constitutionnel a été rejeté à 64%. Le Gabriel Boric.
Ce passé autoritaire est resté traumatique pour les pays et les personnes.
L’Histoire de l’Amérique latine de l’indépendance aux années 80, c’est une histoire d’instabilité chronique et dictatures.
Le 19ème est marqué par les guerres d’indépendance. A l’issue de ces guerres d’indépendance, l’affirmation de chez d’état, toujours dirigeants chef militaire créole qui cultivent un culte du chef.
Caudillisme : on parle de culte du chef.
Ces chefs ont entretenu leur popularité avec tensions fortes avec leur voisins, conflit très des frontières très forts.
Un des conflits entre la Bolivie et le Chili qui a commencé en 1883. La Bolivie est devenue un pays enclavé. La Bolivie revendique toujours un accès à la mer.
Certaines tensions ont été exploités durablement. Frontière Chili et Argentine pour le cap Horn
Instabilité chronique et dictatures
Au XIXe
Coups d’états qui nourrissent guerre civile, instabilité, le renforcement des dictatures. Cette situation a été très bien compris par Hergé
Alcatraz et Tapioca : l’oreille cassée, les picaros
Au 20ème siècle d’autres éléments vont nourrir l’instabilité. Il reste des dictateurs, des coups d’états.
Tradition révolutionnaire plutôt tendance socialiste. Un sujet principal : la réforme agraire (mieux répartir les terres entre les grands propriétaires et ceux qui n’ont rien.
Cette instabilité est aussi renforcée par la crise de 1929, qui va déclencher des coups d’états. Cette instabilité s’accroire ensuite après la 2nd GM dans le contexte de la guerre froide. En Bolivie : tentative du renversement du gouverneur en 1952, Cuba révolution castriste en 1959, révolution des guérillas.
La Colombie, le Pérou ont été touché par des mouvements Marxiste. Extrême violence des gouvernements et de la police. Prise d’otage, enlèvement, pratique de la torture. A partir du courant des années 60-70, apparaissent simultanément des dictatures en Argentine, Uruguay. Chili de Pinochet.
En 1976, Letellier qui avait été ministre de Allende est éliminé à Washington sous ordre de Pinochet.
Passage entre les mains des militaires. Ensuite, gouvernements démocratiques qui vont gérer la transition. En 1964, Au brésil, l’armée avait renversé Joao Goulart et avait mis en place une dictature.
Au XXe
A partir des années 70, le pays connait de grandes difficultés, très dépendant du pétrole, le modèle de transport est le transport par camion. Le choc pétrolier met en difficulté le Brésil qui est déjà endetté. Le pays va être très durement touché par le choc Volker. En 1985, le pays est dans une situation désastreuse 102mrd de dettes, inflation, corruption très forte, projets inachevés notamment amazonienne. Cette année-là, les militaires acceptent de passer la main politiquement, ils vont accompagner les évolutions institutionnelles.
Transition chaotique, Collor se retrouve scandale de corruption. Depuis 1994, les institutions du Brésil fonctionne comme institution.
Années 80-90, coup d’états en Argentine, Venezuela, Amérique latine.
Les pays d’Amérique décident que tout état qui abandonne le modèle démocratique est suspendu de l’organisation des états américains en 1991.
Années 90 : fin des tensions frontalières. Différents pays avec des conflits encore marqués sur différents territoires. Chili et Argentine. Argentine et Venezuela accord.
Donc baisse des budgets militaires au cours des années 90 et 2000.
Des conflits persistent : FARC en Colombie.
Le Venezuela est un pays en guerre civile. Cette démocratisation s’accompagne d’un retrait des militaires. Plus aucun chef d’armée ne souhaite prendre le pouvoir. On assiste depuis les années 2000 à des alternances entre la droite et la gauche.
Murica ancien FARC est devenu président en Colombie.
(HUMAN, documentaire)
ROUSSEF
Parmi les acquis de cette démocratisation : la situation des populations indiennes. En Amérique latine malgré le choc microbien, malgré la colonisation il y a toujours les Indiens qui sont présent.
Le sort des populations indiennes
Les Indiens vont être chassés des terres vers les périphéries car les grands propriétaires vont prendre leur terrain.
Rigoberta Manchu au Guatemala défend les droits des populations autochtones et reçoit le prix Nobel de la paix en 1982.
Quand on parle des Indiens en Amérique latine on parle de 60M de personnes qui vivent dans des territoires périphériques. Ils ont connu un certain nombre d’évolutions.
Au Pérou, ont été élu Alejandro Toledo et Olanta Komala
EUDO Morales.
Ce qui amène des politiques envers les Indiens : revalorisation de l’histoire et du patrimoine. Notamment au Mexique.
Protection sur les forêts. Lutte contre la déforestation au Brésil. Cette action peut prendre différentes formes :
- Action soutenue par Secours catholique. Au Pérou dans la Awajun mène un combat face au système extractivisme au Pérou. Il s’est battu pour qu’une convention signée par le Pérou soit appliquée. Cette convention permet consultation des populations autochtones avant extraction. Il a obtenu du tribunal constitutionnel en 2019, la suspension de l’exploitation pétrolière
- Qeqchi dans la région de l’altas verapaz au Guatemala la moitié des habitants vit en dessous du seuil de pauvreté. Culture huile de Palme qui ne permet pas population de manger localement. Secours catholique permet diversification des productions : solutions adaptées aux changement climatique, sécheresse. Autre objectif : reboisement. Troisième objectif : produire un rapport sur les populations indigènes sur le développement durable de la région.
La démocratisation, ses enjeux, ses limites
Cette démocratisation présente des ambiguïtés et des limites. D’abord on remarque sur le plan politique une fragilité des système démocratiques mis en place.
La transition démocratique et ses effets
Mouvement populiste avec au Brésil Bolsonaro. Attrait pour les leaders charismatique. Quand ces leaders déçoivent c’est la démocratie elle-même qui est discrédité. La plupart des dirigeants latino-américains ont été objet de disculpation (corruption).
Le poids des narco trafiques dans la région : lutte entre cartels, mais aussi entre état et cartels. Ce trafic de drogue nourri énormément la corruption. A toutes les étapes il est pénalisant pour les états.
La transformation sur place de la cocaïne. Le défi logistique du transport.
Autre élément qui fragilise ces démocraties : l’organisation est souvent discutable au niveau des élections. Il y a des pays qui ont fait des votes énormes. Au Brésil 100% de vote électronique.
Au Guatemala ¼ des adultes ne sont pas inscrits sur les listes électorales.
Tous ces régimes ont un problème avec leur passé autoritaire.
Le pape François était avant un cardinal Argentin (Bergoglio)
L’église catholique avait soutenu la dictature en Argentine.
Que faire de la question des mémoires ?
Au Brésil, commission de la vérité.
En Colombie la question des FARC n’est toujours pas réglée.
Sur le plan sociale, ces démocraties ont été fragilisés par le cout sociale des plans d’ajustement structurel
Ambiguïtés et limites
Olivier Dabène appelle un désenchantement de la démocratie. Une partie croissante de la population estime qu’une partie croissante de la population estime que les dirigeants politiques ne représentent pas les intérêts de la population.
Une partie de la population craint après une politique avantageuse des années 2000, rentré dans la classe moyenne, craigne de retourner dans la pauvreté.
C’est ce qui nourrit le populisme.
Dabène souligne qu’il y a des aspects positifs à ce désenchantement :
- Ne pas croire que la démocratie va tout apporter
- Ne pas croire que la démocratie est la garantie que la procédure va être respecté et que les choix de la pop vont être respectés
- Comme on est désenchanter vis-à-vis de la démocratie, c’est de la faire évoluer (les règles) tout en la respectant. Au Chili : Boric
- On voit aussi les populations indigènes jouer la carte
Gabriel Boric élu président du Chili en 2021 après avoir été l’un des leaders de la contestation étudiante. Ce pays a connu grâce aux politiques néolibérales de Pinochet une très forte croissance. 7,9% années 80.
Cette croissance s’est accompagnée d’un creusement des inégalités. Aujourd’hui 1% de la pop contrôle 25 % des richesses. D’un côté pop très riche et de l’autre pop pauvre. Ce modèle néolibéral est très critiqué. Boric élu sur des promesses : réforme fiscalité, temps de travail, révision de la constitution.
L’Amérique Latine est un des territoires les plus marqués par les inégalités.
C’est un héritage de la colonisation, très hiérarchisée avec les élites créoles (les blancs), autre groupe les Indiens (statuts particulier). Population noir et affranchi.
Entre ces 3 groupes il y a toutes les métisses.
Les principaux facteurs de tensions (géo)politiques
1 la persistance des inégalités
De manière systématique les politiques néolibérales tendent à creuser les inégalités au détriment des populations les plus pauvres.
On parle d’un effet régressif des politiques sociales en Amérique latine dans les années 80-90. Creuse les inégalités au lieu de les réduire.
2 La question agraire et ses implications
Un thème récurrent et étudié
La réforme agraire, thématique : seule région du monde pour laquelle on en parle.
Des millions d’habitants n’ont pas accès aux terres.
Dès les années 60, il y a des travaux universitaires qui abordent cette thématique.
La littérature : Isabel Allende : La maison des esprits : elle raconte l’historie d’amour entre Clara (la jeune fille d’un grand propriétaire terrien chilien) et Estéban un ouvrier agricole qui mène la révolution.
La réforme agraire
En 2016, l’ONG Oxfam a dénoncé l’extrême inégalité des terres en Amérique latine. Avec en Colombie, au Chili, au Paraguay 70% des terres sont contrôlés par moins d’un 1% des propriétaires. L’un des exemples les plus connus : les paysans sans terre du Nordeste au Brésil. Ils sont les témoins actuelles d’une structure agraire inégale qui a été mis en place au 16ème siècle, lorsque le Nordeste était une des régions les plus riches avec la production du sucre. Le Nordeste est une région de départ.
Ses implications
La réforme agraire a touché ce pays depuis l’indépendance. Fourniture de matériel, financement, travaux d’irrigation. Réforme agraire : sortir de la pauvreté les masses paysannes et les rendre plus productives (souvent les grands domaines sont peu productifs). La grande difficulté de la réforme agraire pour qu’elle réussisse il faut un changement de rapport entre les classes sociales.
Cette réforme agraire est apparue en 1811 en Argentine. Elle a été sur le devant de la scène en Bolivie en 1952, Cuba 1959, Farc entre 2013-2018 demandaient la réforme agraire.
Au Mexique, il a été décidé de réserver la terre aux nationaux. A Cuba de plafonner la terre (pas plus de 67 hectares).
En Bolivie, entre 1955 et 1961 ont été redistribué 300,6M hectares de terre.
A Cuba une partie des terres à été redistribuée l’autre a été nationalisée. Pour les rendre productives. Cette thématique de la réforme agraire à énormément inquiété les USA pendant la Guerre froide qui craignaient que la réforme agraire favorise les socialistes au pouvoir. Donc ils ont apporté leur soutien aux différents gouvernements dans les politiques de ISI, dans les politiques sociales pour éviter réforme agraire. En ce qui concerne, le Brésil il y a eu deux tendances pour gérer la réforme agraire.
Les autorités ont tout fait pour éviter la réforme agraire :
- Colonisation Amazonie. Un paysan à le droit à 100 hectares qu’il doit défricher.
- Comme le Brésil s’est bien industrialisé et urbanisé : faire venir ses paysans en ville pour qu’ils deviennent des ouvriers.
Mouvement des sans terres : 53 familles. Les populations ont pour but que le gouvernement fédéral confisque des terres qui ne sont pas exploités.
Constitution de 1988 permet
Font intervenir : INCRA : institut agraire de ….
Les paysans agraires ensuite s’installent dessus et demande expropriation au gouvernement
- 3 Violence, corruption, criminalité
- Persistance d’une culture et d’une pratique de la violence
Dans les années 2010, plus de morts au Brésil qu’en Syrie par violence
Ça s’explique par des raisons culturelles
Ça renvoie aussi aux tensions politiques très fortes dans la région notamment pendant la guerre froide : guérilla, règlements de compte.
Les principales cibles de cette violence :
- Les populations qui dénoncent appropriation de la terre
- Pops autochtones
- Femmes
- Enfants
- Membres différents cartels
A cette violence s’ajoute une corruption endémique. AFD : finançait un projet de tramway à Brasilla et n’a trouvé aucun interlocuteur pour signer le contrat de financement car il fallait quelqu’un jamais inculpé par la justice.
Le trafic de drogue
Xavier Raufer, a écrit Géopolitique de la mondialisation criminelle : La face obscure de la mondialisation (2013).
Requinquillons : Mexique la domination des cartels, dans la revue Carto novembre-déc. 2021.
Thomas Gomar, Guerre invisible au Chapitre 7.
3 Violence, corruption, criminalité
Persistance d’une culture et d’une pratique de la violence
L’Histoire de la drogue au Mexique :
Tout a commencé avec la Guerre du Vietnam, le Mexique devient un fournisseur pharmaceutique aux USA à base d’opium. Après Mexique qui était sous contrôle combien fait leurs propres cartels. 400k personnes travaillent dans industrie des stupéfiants principalement dans le nord au Mexique. On a affaire à une narco-région avec une très forte symbiose entre les gouvernements locaux et les cartels. Ils contrôlent les médias, dispose de milliers de personnes prêtes à user de la force. Mexique : laboratoire criminel, climat guerre civile mené par les cartels pour contrôler les routes de la drogue. Ils connaissent les modifications se qui est déroutant pour USA : ils ont véhicules blindés, armes, explosifs, missiles, attaques contre les bases militaires, intimidation constante, relais sur le territoire des USA, multiples pratiques : racket entreprises, vendetta quand on ne paye pas. Enlèvement : 100k personnes enlevés en 20 ans. Racket sur les migrants et les clandestins. Meurtres très nombreux.
Une corruption endémique
En 2020, au Mexique ont été tué 36 579 personnes. 90 homicides pour 100k. Dans les campagnes électorales : entre septembre 2020 et juin 2021, à l’occasion des élections des élections législatives ont été tué 102 personnalités politiques.
En 2020, record mondial, RSF (reporters sans frontières) : 8 journalistes tués dans l’exercice de leur fonction.
Le trafic de drogue a été amplifié par les accords de l’Aléna qui ont été très bons pour le Mexique puisqu’ils ont permis l’augmentation des exportations vers les USA. Mais aussi la fragilité de la petite propriété paysanne, baisse des salaires, réductions trafics par camion et extensions des activités criminelles.
Pour faire à la violence des cartels, les présidents : Calderon, Andrés Lopez Obrador ont décidé de militariser la lutte contre les cartels : le résultat on estime que depuis 2006, la lutte a fait entre 250k et 300k morts. On découvre régulièrement des fosses communes. En 2020, 500 ont été retrouvées.
Dans la literrature, Sylvain Estival : Terre vorace (2022) correspondant AFP (Agence France presse) : il a fait un roman sur la situation courante au Mexique, Luchia sa fille a disparu, on demande une rançon mais elle paye et on ne donne pas sa famille. Elle se lance dans une enquête pour retrouver sa fille.
Les femmes quand elles sont enlevées elles sont enlevées à Tenancingo qui est une ville de l’esclavage sexuel. Les contrôles difficiles car ce sont les cartels qui dirigent la ville.
Sous la dirigeante de Andres Manuel Lopez Obrador a relancé militarisation lutte contre la drogue. Il met en place une militarisation de l’Etat. Il a doublé effectif de l’armée et les budgets.
148k hommes armées 5 à 10Mrd dollars budgets
Actions variées :
- Contrôle les ports
- Les frontières
Toute une série d’activités qui ne relève pas de l’armée en général mais lui sont confié.
Le 2ème aéroport de l’armée ce sont les militaires qui le construiraient sur une ancienne base militaire.
Il confie à l’armée une construction ligne ferroviaire pour développer le tourisme. Dans l’isthme de Tehuantepec.
Armée intervient pour les migrations clandestines, hôpitaux militaires, vaccination covid, projets recherche scientifique.
Distribution livre scolaire, engrais, essence, conseil agronomique, aides sociales. Pour lui l’armée, c’est le peuple en uniforme.
Cela permet de réduire les couts, réduire la corruption.
Des éléments négatifs :
- Partis d’opposition dénonce les violences
- La commission nationale des droits de l’Homme a reçu plus de 4k plaintes en 10 ans
- En octobre 2019, l’armée et la police n’ont pas reçue a empêché l’évasion du fils d’El Chapo pendant son transfert.
- Aujourd’hui il y a 19 cartels au Mexique
- Les plus gros : Sinaloa (plutôt sur la cote Pacifique) et a ratification dans 70 pays.
- Nueva Génération plutôt centre du pays.
- En matière de drogue ils ont diversifié les productions : Cocaïne, marijuana, drogue de synthèse, fantanile, et métamphétamine. On estime que ces cartels ont a 70-90% les armes qui proviennent des USA.
Au-delà du Mexique d’autres pays touché : Amérique centrale comme le montre Xavier Raufer : la géopolitique Amérique centrale très marqué par la criminalité, des pays de petites tailles dans lesquels les états sont corrompu et qui sont situé sur le 1er marché de la drogue qu’est USA.
Milice armée appelées les Maras, qui contribuent désintégration du pays. Au Salvador plus de 90K dans les Maras. Pour Xavier Raufer c’est Maras sont une menace pour le contient Américain car elles prolifèrent. Mexique, Brésil, Guatemala car arsenaux avec les milliers d’armes.
Menace continent américain car nouvelle géographie du transport mais Honduras précurseur. Les Maras contribuent aux pops locaux à partir et donc nourris migrations vers USA.
Les pays d’Amérique centrale perdent en moyenne 8% de leur PIB à cause du trafic de drogue, ce qui nuit à la croissance. L’estimation de la banque mondiale, si les homicides baissent de 10% chaque pays gagnerait 1 point de PIB.
276k homicides au Brésil en 2011-2015, plus qu’en Syrie, 65k en 2017
40k au Brésil
Taux d’homicide 30 pour 100k violence endémique et selon l’ONU au-delà de 10 pour 100k c’est endémique.
En 2016, 60k plaintes pour viol
En Amazonie, appropriation des terres.
Nordeste
Principales victimes hommes noirs et pauvres
Les villes sont largement concernées : 6k/morts par an Rio de Janeiro.
Sécurité Bolsonaro en a fait argument pour sa campagne.
Brésil en 2010, avec coupe du monde, procéder à une reconquête. En 2010-11, 2013-14 a eu lui une guerre avec la police contre les narcotrafiquants.
Ça a fait des morts, grandes quantités armes et drogues saisis, arrestations.
Dans les Favelas tout est contrôlé par les narcotrafiquants : eaux, gaz, accès internet.
UPP : unité de police pacificatrice pour reprendre en main les favelas.
Assez vite les favelas ont resombré entre les mains des cartels
4 Polarisation politique et foyers de tension
Un paysage politique bipolaire en Argentine
Polarisation politique de plus en plus forte Années 2000 un virage à gauche. A partir des années 2010 un virage à droite.
Il y a des projets politiques très différents.
L’Argentine, paysage complètement polarisé. Il y a depuis plusieurs décennies : deux projets politique complètement opposés :
- Le Kishnerisme (hérité du péronisme) : Nester Kishner et ajrd Christina Kishner : patriotisme fort, redistribution forte sur le plan social, intervention état dans l’économie.
- Libéralisme argentin qui existe depuis le 19ème siècle. Incarné par Macri qui a dirigé le pays, perdu les élections présidentielles mais souhaite ouvrir son pays à l’extérieur.
Au début initialement dans l’histoire politique d’Amérique Latine, c’était 3 grands sujets :
- Le rapport entre la Capitale et la périphérie
- Degré ouverture aux échanges
- Le pouvoir de l’Eglise
Une tendance au renforcement des clivages gauche / droite dans le continent
Problématique des indépendances
Les créoles ont
USA clivage : libéralisme pendant guerre d’indépendance.
En France, En 1789, les ETATS généraux à droite et gauche
Il y a un certain nombre de points communs entre les différents états de la région.
Il y a un certain consensus sur les politiques sécuritaires que ce soit la droite ou la gauche. Les gouvernements proposent les mêmes solutions face à la violence. Ils sont à peu près d’accord sur le rôle des forces armées. Au Mexique, Lopes Obrador : l’armée doit rester dans la caserne, ne pas participer à la vie politique, car les dictatures.
Bolsonaro lui est nostalgique de la dictature et à nommé des militaires dans son armée
Les USA sont pour la plupart des dirigeants d’Amérique latine, un voisin. Les dirigeants sont alignés sur les USA.
A l’exception de Cuba et du Venezuela, on ne peut pas faire sans les USA
Sur le plan de la gestion économique, aujourd’hui les pays d’Amérique sont plutôt pareils
Les principaux points de divergence aujourd’hui, ce sont les questions sociétales qui divisent le plus.
Une opposition entre les valeurs traditionnelles, qu’on retrouve dans les milieux catholiques, mais aussi parmi les évangéliques.
Questions de genre, question droite des minorités
Les partis de gauche sont plutôt pour les avancés sociales : droits des femmes etc.
Ces tensions politiques :
Le Venezuela post-Chavez
Venezuela est un foyer de tension :
En 1998, Chavez avait été élu président, il a eu pris le relai de Cuba, dans la contestation USA, et capitalisme
Il avait lancé la révolution Bolivarienne (Simon Bolivar) :
- Disparition pauvreté
- Intervention état dans l’économie
- Privatisation
- Critique des USA
Concrètement il développe un système sociale grâce au pétrole qui a été nationalisé en 1976. Ce choix politique a une plusieurs conséquences économiques :
- Produits de base comme le pain : il y a eu des pénuries. Le pays a été très vulnérable au cours du pétrole. Variation très importante. Le pays a basculé dans le chaos. Baisse des prix du pétrole en 2010. Pays frappé par crise sanitaire, alimentaire, hyperinflation, pénurie d’essence dans un pays pétrolier. Immigration forte. Violence politique constante. Opposition entre Maduro et Guaido.
- De nombreuses ONG dénoncent les exécutions extrajudiciaires
- Groupes paramilitaires qui circulent dans le pays et sème la terreur.
- Guerre civile : rupture des appauvrisionnement, accès aux soins,
- Paola Vasquez Lezama (anthropologue et sociologue au CNRS) : Pays en détresse de l’utopie au chaos
- Elle revient sur la fin de Chavez etc.
- 300M de Barils à l’époque de Chavez et 1M aujourd’hui
- Abandon de puis, corruption, fuite de pétrole
- La Chine a investi dans le pays : premier créancier, 1er investisseur, Investit dans les pétroles lourds de l’Orénoque le pays est incapable de le rembourser
Eté 2020, Oliver Dabène, montre que le régime mis en place par Chavez, montre que le calendrier politique est toujours entre les mains de Maduro.
Le Nicaragua de Daniel Ortega
Autre pays où il y a des tensions : Nicaragua de Daniel Ortega
- C’est un personnage qui a une très longue carrière politique au Nicaragua puisqu’il a participé au renversement du dictateur Somoza en 1979
- Il fait partie du front sandiniste de libéralisation nationale (parti de gauche qui a pratiqué la guérilla) entre 1979 et 1985 dirigé le pays. Puis de 1985 à 90 il a été président Nicaragua. Pendant l’époque où il dirigeait le pays il a fait des réformes agraires, accès au soin. En 1990, il perd les élections présidentielles. En 2006, il est réélu président. La situation actuelle : il 75 ans, il a été réélu en novembre 2021 pour un 3ème mandat, élu avec les ¾ des voix
- L’opposition a été arrêtée
- 1/3 de pauvres dans le pays. Pour l’IDH, 128ème rang mondial. Le paradoxe de cette élection, en avril 2018, il y avait eu un mouvement insurrectionnel. Ce mouvement avait été réprimé, 78% des Nicaraguayens avait rejeté le régime.
- 328 morts, 100K exilés, des arrestations. Ortega a fait des lois qui menacent les libertés. Les organisations qui reçoivent des fonds étrangers peuvent être réprimés.
- Garde à vue 48h à 90j
- Il a fait arrêter 13 dirigeants de l’opposition dont 4 candidats pour trahison de la patrie. Il a fait arrêté des grands patrons accusé de blanchissement d’argent.
- Son intimidé les journalistes, les médecins qui critiquent la gestion crise sanitaire, les intellectuels sont arrêtés. Il a mis tous ses proches à des postes clés.
- Il détient la majorité des sièges à l’Assemblée nationale 65 siège sur 91.
- Sur le plan international de manière systématique Ortega nie toute atteinte aux droits de l’Homme. Ça s’est traduit par des tensions avec l’organisation des états américains qui a demandé la libéralisation immédiate des prisonniers politiques, dénoncé atteinte aux droits de l’Homme. Le secrétaire général des Etats américain estime de Ortega est un dictateur, qu’il doit être suspendu de l’organisation car pas de principes démocratiques.
- D’un côté il y a les états qui prônent le dialogue (Mexique, Caraïbes, Argentine)
- De l’autre il y a les USA avec des sanctions commerciales
- Dans ces conditions Nicaragua est un pays isolé qui se rapproche de Russie, Cuba et Venezuela donc adversaires USA.
La déstabilisation sans fin d’Haïti
Situation tragique : Haïti
Haïti initialement appelée Saint-Domingue était une ile à sucre colonisée par la France, dans laquelle il y avait 1,5 M d’esclaves importés du continent. En 1794, on annonce l’abolition de l’esclavage puis en 1802 Bonaparte décident rétablissement esclavage. S’entraînent une insurrection des esclaves. Cette insurrection (menée par Toussaint Louverture) débouche sur l’indépendance du pays.
A partir de l’indépendance, Haïti va être touché par une double peine :
- Sucre plus importé d’Haïti par la France, et Guerre napoléonienne : sucre de betterave
- LA France va imposer la rançon de l’indépendance. Haïti a dû indemniser les propriétaires esclavagistes, cette indemnité à peser sur économie Haïti 1825 jusqu’au années 1950.
- Le poids de ces versements 40% des recettes annuelles du PIB. De très grave conséquence, en 1975, le pays avait du mal à tout rembourser. Il a été mis sous tutelle du CIC (crédit industriel et commercial). Le Pays aurait perdu sur 2 siècle en 121 et 200 Mrd. Le président Aristide aurait demandé des dollars de réparation.
- Très vite, le pays passe sous influence des USA, qui vont même occuper les pays.
- Chef d’états régulièrement assassinés
- Moise Jouvenel assassiné en juillet 2021.
- Des dictatures mis en place : Duvalier dirigé le pays années 80-90. Un pays instable politiquement et vulnérable risque majeur.
- Séisme, ouragans, Haïti seul PMA du continent américain.
- En 2010 séisme a fait 200k morts.
- Le dernier président assassiné a été très critiqué quand il était président : opacité élection, scandale financier : pétro caraïbe : détournement argent prêté par le Venezuela.
- Dès 2018, manifestations très violentes demandant le départ. Face à la contestation il décide de suspendre les élections législatives et il s’appuie aussi sur des gangs qui sèment la terreur, bloquent les routes dans les villes et les villages. A port au Prince. Capitale.
- Nécessité de payer, des rançons.
- Aujourd’hui un pays complètement dans le chaos. Ce qui fait tenir les populations, c’est la solidarité entre les habitants et les familles. La solidarité internationale avec les ONG très
- Nombreuses.
Cuba : une révolution à bout de souffle ?
1959 : révolution castriste
Le modèle cubain a connu des difficultés avec fin URSS, qui dure depuis une trentaine d’année. Le point de départ : parti unique, moyens de production nationalisé, une économie qui repose principalement sur le sucre de canne pour faire tourner l’éco d’une ile de 11M d’habitants.
URSS principale exportateur sucre cubain. A partir de 1989, la Russie, URSS va cesser importer du sucre. Le pays a chuté de 35% à Cuba.
Au même moment Président Bush a décidé de renformer embargo pour faire craquer économie et faire tomber le régime.
Dès 1994, Castro a mené les réformes : autour de la propriété, ouverture aux capitaux étrangers, assouplissement planification. Entre 2008 et 2018, de nouvelles réformes : ouverture d’internet.
Ouverture au tourisme, ouverture d’une zone franche, essor du secteur privé. Le pays s’est tourné vers de nouveaux partenaires économiques : EU, Brésil, Venezuela, Chine.
Longtemps, Venezuela 1er partenaire, et 2ème Chine.
En 2015, normalisation relations diplomatiques entre Cuba et USA. Ambassade USA à La Havane.
Depuis 2018, ce ne sont plus les Castro au pouvoir mais Miguel Diaz-Camel, élu président de la République, et président du parti communiste cubain en 2021, il poursuit les réformes économiques. Mais n’envisage pas de réformes politiques et libéralisation politique.
Toujours frappé par embargo commercial depuis 1962, il était assoupli par Obama, mais Trump a remis des sanctions.
En 2019, ces sanctions ont couté 20Mrd de dollars à Cuba. Trump a placé Cuba sur la liste noir des pays soutenant le terrorisme.
Biden, a critiqué cette stratégie de l’étranglement de Cuba, mais dans un 1er temps après son élection il n’est revenu sur aucune des sanctions. L’évolution est venue en mai 2022, il a annoncé plusieurs mesures, concernant les demandes de visa et les flux migratoires, concernant aussi les transferts d’argent.
Il a maintenu sanctions contre personnalités cubaine.
Ces décisions en mai 2022, les a justifiés par la gestion sanitaire de l’ile. Cuba estime qu’il y a toujours un embargo. Elles ont été critiquées par des démocrates comme par des républicains. La diaspora cubaine aux USA est importante.
Ile touchée fortement crise sanitaire :
- Tourisme s’est effondré
- Entrainé de nombreuses pénuries
- L’ile s’est retrouvée dans incapacité de payer importation de nourriture
Sur le plan sanitaire : l’ile a bien géré sa première vague : très bon encadrement médicale. 8,4 médecins par habitant.
La deuxième vague a fait beaucoup de dégâts malgré une double vaccination. Comme le gouvernement avait envoyé des médecins à l’étranger ils n’étaient pas là pour soutenir.
En 2021, manifestations critiquant le régime.
Les Cubains ne croient plus aux promesses du régime : notamment égalité sociale.
En matière de santé, le système est imparfait.
Ils croient de moins en moins aux mythes de la révolution.
Traque des opposants Diaz Camel est une figure de la continuité des Castro.
Il ne remet pas en cause le système.
Aujourd’hui Cuba est confronté à des défis.
Une économie planifiée.
Dépendance aux importations, au tourisme. Mécontentement croissante de la population.
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